Suite du bilan évoqué ici.
On va quitter le morbide, on en a tous besoin même si je le réaffirme encore ici, 2005 fut guerrier et brutal. Mais on a eu finalement de très bonnes surprises.
Ainsi cet épisode III de Star Wars, parachevant les 2 trilogies et faisant le lien avec l' ancienne (Luke et Léïa) et avec quel brio. On était restés avec des épisodes I et II un peu faiblard il faut bien le reconnaître. Un épisode I très gamin avec une tête à claque plombant tout le film (virez moi Jar Jar ou je le bute !) tandis que l' épisode II malgré toute sa bonne volonté, ses clins d' oeils appuyés mais discrets envers d' autres films (Blade Runner et Metropolis en tête), son spectaculaire, ne décollait pourtant pas, la faute à une romance proche d' un téléfilm français (non, non je cite personne), assez niaise qui faisait plus sourire qu' autre chose. Il fallait que Lucas se resaisisse et il l'a fait ! On voulait du sombre ? La revanche des Sith s' impose comme encore plus noir que L' empire contre attaque et ça, il fallait le faire. En gros, je donne le spoiler que tout le monde sait : tout le monde va mourir ou presque. Yoda pourtant presque invincible comme me le faisait remarquer la Fugitive, Yoda donc, se prend sa raclée (monumentale), Palpatine sort de l' ombre et prend le pouvoir dans un retournement de situation qui n' est pas sans évoquer la ré-élection de Bush, Grievous même si il a un petit rôle crève assurément l' écran, Dooku est (atrocement) puni et Anakin devient lentement Lord Vador.
Ah oui, presque tous les Jedis vont mourir. Sombre je l' avais dit hein.
J' avoue que si je devais faire un top de l' année 2005 comme le Ed, ce Star Wars entrerait dedans, assurément.
Restons dans les étoiles pour évoquer, "LA" grosse poilade de 2005 (plus puissant que "Shaun" c'est dire) avec un humour absurdement "so british" que l' on avait pas vu depuis... Ben depuis les Monthy Pythons, ce qui fait un bail quand même. Vous l' aurez devinés, je parle de "H2G2, le guide du voyageur galactique" ! Tiré d' une série comique de science fiction littéraire de Douglas Adams qui date des 60's (j' ai le bouquin et j' avoue au passage que le film y est fidèle à 90 %, ça fait plaisir), "H2G2" se permet tout, rit de tout et s' envole avec grâce vers les hautes sphères de la déconnade qui va loin, mais loin, vous pouvez même pas imaginer. La terre va être détruite dans 2 minutes pour installer une autoroute intergalactique ? Pas grave, on a une serviette.
Oui, c'est absurde mais à l' écran, ça casse tout du feu de Dieu, c'est dire. Et puis saviez vous que les dauphins étaient hyper intelligents ? Que vous allez attendre des millions d' années pour avoir la réponse à la question du sens de la vie ? Et que ferez vous en sachant que la réponse est.... "42" ? LE film à avoir en regrettant la disparition des Pythons. Heuresement il nous reste les DVDs, Divx et K7 hein.
On descend dans l' atmosphère. Au début de l' année sortait "Le château ambulant", le dernier Miyazaki, l' une des rares raisons de sortir de son trou pour entrer dans une salle obscure. L' autre raison pour fuir prestement de la salle serait tous les marmots piallant à tort et a travers. Pourtant ce sont les marmots qui auraient dû partir logiquement, car ironiquement Miyazaki renouait avec la veine de Princesse Mononoke tout en préservant une magie et un espoir rare qu'on avait vu à son paroxisme dans "Totoro" ou "Kiki". Comme Princesse Mononoke, sans toutefois ne jamais montrer de sang à l' écran, le film atteint des sommets de noirceur : c' est la guerre dans le royaume magique et la transformation du magicien n' est pas sans rappeler la lente transformation crépusculaire d' Ashitaka, en plus spectaculaire certes. Les deux personnages ayant en point commun de ne devoir leur survie qu' a l' amour qu' ils portent tous deux à un personnage. Ashitaka avec San, Haku avec Sophie. Comme pour "Kiki" ou "le château dans le ciel", Miyazaki renoue avec des paysages européens tout en resassant hélas les mêmes thèmes. Depuis "le voyage de Chihiro", on est en terrain connu, dans du déjà vu, mais du déjà vu habile et génial. Le château a des pattes et vole vers la fin du film (tiens "le château dans le ciel"), un rayon guide l' héroïne vers son aimé magicien (tiens un rayon guideur.... comme dans "le château dans le ciel") et des formes noires proches de la boue se créent (tiens, bonjour "princesse Mononoke", bonjour "Chihiro"...) tandis que l' héroïne à un visage et une personnalité proche de certains personnages récurrents (bonjour "Kiki", bonjour "Mimi wo sumaseba").
Il n' empêche malgré tout ces clins d' oeil et cette impression de surnager dans un univers connu, le film reste plaisant et diantrement jouissif. On sent que Miyazaki se sent vieux (il l' avouait lui même, il voit de moins en moins bien et est presque aveugle) et son film, plus que "Chihiro" est une superbe fuite en avant (la course du château a deux pattes qui finira presque par ne tenir sur presque rien. Presque, mais là est la grande différence entre le plein et le néant), pour espérer malgré des temps sombres...
Ce film est le petit frère du "château dans le ciel".
Ce film est autant pour les petits que les grands.
Ce film est superbe et vous vous devez de le voir.
Comme tous les Miyazaki, oui, c'est vrai.
On redescend encore un peu. Récemment je suis allé voir le 4e Harry Potter, moi qui pourtant fuyait comme la peste (et fuit toujours) ces diaboliques effets de modes qui font que la masse aime soudainement après un film Tolkien (ah mais barrez vous !), Stephen King (Le premier qui porte les 7 tomes de "la tour sombre" au cinoche, je le flingue. Car il aura pas droit à l' erreur, heuresement une telle chose est impossible, King faisant des parallèles monstrueux entre l' univers de la Tour Sombre et presqu' une grande partie de ses bouquins. Bonne chance pour montrer une telle créature à l' écran) voire Frank Herberts (non là je me fais du mauvais sang pour rien, une grande partie des gens sont restés au film de Lynch sans savoir qu'une série --et sa suite-- existait) ou Marc Levi ou le Da Vinci Code. Enfin bref je me méfie toujours de tout ce que la masse peut voir, allez savoir. Bref un dimanche froid et glacé comme il n' en existe aucun autre dans le nord de ce foutu pays, je suis allé voir ce "Harry Potter et la coupe de feu" et j' avoue avoir passé un bon moment même si j' ai bien rit sous cape en entendant que le film était interdit aux moins de 12 ans. Après le 3e Star Wars, entendre que Harry Potter est violent, non là je rigole. Certes les effets spéciaux sont sublimes et le film bouge bien mais bon, violent non. Un peu sombre, oui. Encore que je n' ai pas suivi les Potter depuis le début, donc...
Mais même en restant un néophyte, les coupes et omissions se sentent et il y a des problèmes dans le rythme. N' empêche, un divertissement sympathique et c'est tout ce qu'on demande à ce genre de film. Et comme dirait mon ami Edounet, "Voldemort il a la classe". Certes.
Bon on va aller sur des choses plus "fun" pour terminer lentement cette chronique déjà longue.
"The taste of tea" est une assez bonne surprise dans le cinéma japonais. D' abord parce que c'est un ovni, ensuite parce que ce film qui va aussi lentement qu' une "histoire vraie" se veut léger tout en étant ludique et décalé, un peu comme le disait le réalisateur, comme le goût du thé. Un beau film léger et marrant cernant assez bien la chronique d' une famille type japonaise à la campagne. "Crazy Kung Fu" s' avère un film sympathique et sans prise de tête mais comment faire plus fort après le délirant "Shaollin Soccer" du même réalisateur ? En recréant une nouvelle histoire avec des gags nouveaux. Et ça marche même si l' effet de surprise est moins fort que la première fois. LE film "feun" (ça rîme avec Djeun vous avez vus ?) à voir entre potes. "Wallace et Gromit" au cinéma ? On aurait pu craindre le pire lors du passage au grand écran de nos chers bouille à pâtes et pourtant, il n' en est rien, le film est toujours aussi mignon, drôle et inventif avec la même magie renouvelée qui nous fait depuis toutes ces décennies croire au cinéma. "Doom" le film ? Une daube monumentale, là c'est dit vite et net et rien pour sauver le film (même pas la séquence en vue "subjective" comme dans le jeu), rien je vous dis ! Quel gâchis...
Et Narnia ou King Kong ? Et bien, je vais à Paris demain, alors peut-être me ferait je mon avis à tête reposée dans une bonne salle obscure, qui sait ?
De toutes façons en ce moment, j' ai besoin de calme et d' un peu d' évasion pour échapper à la morosité et la déprime qui me guettent et ce, malgré certains cadows eus récemment et que j' attendaient depuis houlà...
Depuis le déluge, c' est sûr.
En attendant, je vous souhaite à tous un "Noyez Joël !" (car il le mérite), comme il se doit.
2 commentaires:
Whaou, ça décoiffe (heuresement, je me coiffe rareement)!
Merci pour ce retour en arrière que je trouve à peu de choses près très juste (pour les films que j'ais vu en tout cas) et bien mené!
Et puis bien sûr, un "Noyeux Joël" à toi, peut-être celui qui el mérite le plus ^^
Booo, je n'ai vu aucun de ces films (ça ne t'étonnera pas), mais je te fais confiance...
Soyeux Poël à toi aussi.
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