26 février 2006

Please insert a title here

La situation est étrange, on est en temps de guerre ou presque.

Et comme en temps de guerre, tout peut arriver.

Ma chambre et celle de mon frère n' avaient plus de portes cet après midi puisque mon papoune les repeignait. Ce travail fini, il les a replacé....Mais sans les serrures.
Du coup,on ne peut plus fermer les portes, d' ailleurs avec la peinture pas vraiment sèche, on ne peut même pas fermer du tout puisque sinon, la peinture s' écaillerait dans les montants et il faudra remettre une couche.

Au moins demain comme je repars a Amiens, je n' aurais plus a souffrir de cette délicieuse peinture vert nénuphare car je suppose peut-être juste en pensant que c'est ça qui m'a foutu la migraine toute la journée. 4 à 5 aspro et aspégiques plus tard, la douleur sourde qui me vrille le crâne est toujours là, campée à côté de moi, prêt à se rappeler à mon bon souvenir comme cette douleur (moins fulgurente que la première fois mais quand même) du côté de l' appendicite.

J' appelle ça la crampe de l' appendicite. La première fois que ça m'a pris, c' était en descendant un écran 17 pouce de la chambre d' internat de Hélène, apprentie routarde-camionneuse-blonde (elle a la totale la pauvre (et puis j'en profite pour me défouler ici sur elle, ce n'est que justice) hu hu...) qui accesoirement à un frère pouvant tout lui réparer sur micro moyennant petites combines et marché noir. Je n' aurais pas dû mais c' était pour la bonne cause : apporter un moyen à ma douce de pouvoir enfin découvrir les merveilles de photoshop et comme j' étais le seul mâle valide et qu' Hélène usait de l' excuse bidon "je suis une faible femme moi"....

Et la parité homme-femme c'est pour les chiens ?

Bon alors si un homme est capable de ne pas regarder son match de foot avec bière incorporée et "Arbitre enculéééééééééé", une femme peut faire de la muscu' Hélène.
En plus, elle craque de partout. Super Sciatique-girl.

Bref je descend l' écran assez lourd et quand je me relève, crac.
Douleur à l' appendicite et là j'ai vraiment cru que c'était ça et que j' allais passer a la casserole, à moins que je me sois froissé un nerf, qui sait ?

Bref depuis quelques temps, migraines et douleurs de ce côté quand je fais un effort conséquent...


J' ai dit que tout pouvait arriver ? Un miracle s' est produit : Laurence sur msn.
Un miracle qui n' arrive que tous les 4 voire 5 mois.
Bon prochain miracle, faisons un voeux : la Fugitive au téléphone.
Allez, on y croit.

Et maintenant je vous laisse sur une image sereine....

25 février 2006

Macula....

J'en suis fier. Pour l' instant, ça commence lentement mais j' espère vite que ça va grandir.

Et puis je serais pas tout seul... Si il y a des intéressés, qu'ils me fassent signe....

Retards vains...

Je l' ai raté une fois, il y a de fortes chances que je le rate une seconde fois...
Arte rediffuse Capricorn One de Peter Hyams lundi 27 a minuit.

Et là j' enrage puisque lundi, je serais rentré (si tout va bien) sur Amiens.
Merde.
Lundi soir je serais à l' internat et la salle vidéo ferme à 23h.
Re-Merde.
Personne dans mon entourage n'est foutu d'avoir un magnétoscope.
Re-re-merde.

A la limite, je peut essayer de chopper le professeur de sciences humaines au passage mais ça va être très dur. Ou mon prof d' infographie du lundi matin mais je m' attends de sa part à des sarcasmes supposés moqueurs et ironiques du type : "Ah ? Tu utilises encore des VHS toi ?" ou "Ah bon, ils passent des films sur arte ?"

Oui je sais, la honte pour un prof, d' infographie qui plus est.



J'ai dit 3 fois un gros mot, faites un voeux, vite ! Vite !

24 février 2006

She has a halo... (Texas)

Levé tôt, donc vers 8h hier pour prendre un train en direction de Port Naw....Paris.

Le peu de matinée me restant, je la passe à me poser la question débile, "je vais au cinoche ou à une expo là maintenant ?" pour finalement rester 2 heures inutiles au virgin, tiraillé à de multiples reprises par des dieux cousins de Cthulu auxquels on fait un peu trop d' offrandes comme "Achèteuh", "Dévédéh" (le plus terrible, on succombe facilement à son pouvoir de séduction), "Mangasse" ou "Cédeh" (qui porte bien son nom si on y regarde bien).

En début d' après midi, je mange chez un traiteur chinois en pensant que ça fait longtemps qu'on y est pas allé avec la Aude avant de prendre la direction de la fac Sorbonne Paris III, en grève. Pendant que j' attendais au second étage pour retirer des dossiers pour une quelconque UFR, j' avais tout le loisir d' amirer de nombreux jolis minois qui criaient "Paris 3 en grève, Paris 3 en grève". Y' en avait même une qui avait un sac "The velvet underground & Nico". Je suis vert tiens.

Et puis après, passé chez un marchand itinérant de dividi, pour officiellement chercher des dvds de SF à bas prix, officieusement voir si ils avaient Deep Throat le film culte cochon des 70's. D' ailleurs le documentaire sorti cette année en dvd se révèle assez intéressant puisqu'il révèle qu' après la libération sexuelle début 70, quelques années plus tard, tout à régressé et est reparti en arrière. Américains trop prudes, gouverneurs hargneux, lois sur le pornos etc, pleins de choses qui sentent mauvais, mouais. La bonne solution serait peut-être celle ci, mais je m' égare.

Et puis j' ai terminé sur une exposition de photos d' art contemporain réalisées par Henri Foucault présentant des nus photographiés d'une manière assez spéciale puisque les modèles étaient allongés sur une plaque avec la pellicule révélatrice, celle ci ne gardant que leurs formes blanches et grises sur un fond devenu noir. Puis il recadre la photo en plusieurs cadres et traverse le corps photographié de petites têtes d' épingles. Une certaine forme de piercing moderne et esthétique avec une véritable beauté. Sans compter la vidéo "Macula" qui m'a inspiré un croquis rapide pour un court métrage inspiré à la fois par la chanteuse Camille et Björk : un buste de femme (oh des.... nichons ? O_o) tournoyant sur lui-même et subissant des ralentissement, des saccades de l' image. Une certaine façon de planer sur une certaine musique où la B.O de 2001 s' accouplait lubriquement avec les morceaux ambiants d' Aphex Twin et le piano de Satie.

Evidemment vous vous doutez bien que tout ça m'a chamboulé puisque ce matin, je fis un rêve gargantuesquement érotique et éminement machiste en diable puisque presque toutes les filles que j' avais rencontré dans ma vie par le passé et aujourd'hui, défilaient toutes pour que je leur fasse l' amour ou me sucer mon membre viril et éminemment sucré.
Merde c' était qu'un rêve.

Et puis ça m'a inspiré aussi cette photo retouchée d'une Aude Geisha :


L'originale doit être quelque part sur starwatchers.Ou sur mon ancien blog...

^^

Je comptais raconter ma journée d' hier et la conséquence qui en a résulté plus pour rassurer Renée et regonfler mon égo mais mon cerveau a été envahi par des grésillements musicaux étranges et tout a foutu le camp. Depuis je ne vois plus que des champs de fleurs avec des lapins mignons et des insectes qui bougent sur couleurs fluos qui partent dans tous les sens parce que bon, il faut que je précise :


La musique de Grandia II rend con à fortes doses.

23 février 2006

Games without frontiers


Et demain je vais à Paris. Youpie. * mode motivé, on y croit. *

Vivement la japan expo 2006 si j'ai une chance de pouvoir y aller...

Des paupières comme des valises


Hier soir, enfin il y 20 minutes, une confédérations de plus de 15 abrutis canadiens et français m'a tannée dans un complot contre la face du monde avant de m'envoyer des wizz de la mort.
Je me suis barré, fallait pas me faire chier, surtout quand je suis déprimé à cause de la connerie humaine, hélas toujours aussi présente.

22 février 2006

Et pour quelques dollars de plus...

C'est étrange comme nos goûts changent, évoluent avec le temps, constamment.

Il y a bientôt presque 3 ans (on peut le dire au vu de la date) quelque part, le 21 décembre 2003 dans les replis du woueb, je faisais un listing complet sur les 110 morceaux dont je ne pourrais jamais me passer.
Les voici retranscrits tel quels :

1/Procol Harum : whiter shade of pale
2/King crimson : one time
3/Bjork + Thom Yorke : I've seen it all
4/Elton John : Goodbye yellow brick road
5/Earth wind and fire : Fantasy
6/Khadja nin : mama
7/David Bowie : life on mars ?
8/Dire straits : private investigations
9/David bowie : heathen
10/Aphex twin : flim
11/Arizona dream OST : In the deathcar
12/Jackie Brown OST : Street life
13/Resident evil Code Veronica OST : A moment of relief
14/Bjork : Hyperballad
15/Vangelis : Alpha
16/Bjork : Joga
17/Aphex twin : pancake lizard
18/Aphex twin : mookid
19/Aphex twin : next heap with
20/Aphex twin : come to daddy
21/Aphex twin : windowlicker
22/Blue submarine 6 OST : Ending
23/Janet Jackson : velvet rope
24/King crimson : Islands
25/Janet Jackson : Together again
26/Aphex twin : fingerbib
27/Shanice : i love your smile
28/Aphex twin : goon gumpos
29/Jean sebastien Bach : toccata et fugue en ré mineur
30/King crimson : Formentera lady
31/Yes : Close to the edge
32/Aphex twin : 8 du cd 2 de SAW vol 2
33/Yes : Gates of delirium
34/George delerue : Camille
35/Aphex twin : 12 du cd 2 de SAW vol 2
36/Dominique A : pour la peau
37/Pink Floyd : echoes
38/Rob D : clubbed to death
39/Pink Floyd : high hopes
40/Genesis : the knife
41/Tracy Chapman : baby can i hold you
42/Skies of arcadia OST : Rixis' theme
43/A-ha : Take on me
44/Tanita tikaram : twist in my sobriety
45/Silent hill 2 OST : The reverse will
46/pink floyd : see saw
47/skies of arcadia OST : uninhabited island
48/silent hill 2 ost : pianissimo epilogue
49/King crimson : starless
50/pink floyd : dogs
51/Skies of arcadia ost : Valua city
52/King crimson : in the wake of poseidon
53/king crimson : i talk to the wind
54/skies of arcadia ost : ramirez's theme
55/genesis : the lamia
56/King crimson : fallen angel
57/yes : to be over
58/end of evangelion ost : komm susser todd
59/Il était une fois l'espace générique série
60/new order : the perfect kiss
61/jamiroquai : music of the mind
62/new order : elegia
63/jamiroquai : when you gonna learn
64/pink floyd : shine on your crazy diamonds part 1
65/jamiroquai : little L
66/New order : sub culture
67/genesis : the chamber of 32 doors
68/Paul personne : encore à l'essai
69/Peter gabriel : mercy street
70/Peter gabriel : solsbury hill
71/peter gabriel : sledgehammer
72/kate bush : cloudbusting
73/kate bush : breathing
74/Radiohead : optimistic
75/led zeppelin : the song remains the same
76/Radiohead : nice dream
77/Led zeppelin : the rain song
78/Radiohead : motion picture soundtrack
79/Aphex twin : nannou
80/radiohead : my iron lung
81/alain bashung : malaxe
82/william sheller : parade
83/aphex twin : IZ-US
84/alain bashung : fantaisie militaire
85/U2 : trash trempoline and the party girl
86/tegan and sara : want to be bad
87/chuck berry : you can never tell
88/Neil young : on the beach
89/my bloody valentine : to here knows when
90/Neil young : revolution blues
91/my bloody valentine : soon
92/my bloody valentine : blow my mind
93/vangelis : theme for antarctica
94/nirvana : tourette's
95/the cranberries : bosnia
96/gyorgy ligeti : requiem (2001 ost)
97/erik satie : gymnopédie 1 (et pis 2 et 3 pendant qu'on y est....)
98/Neil Young : only love can break your heart
99/the doors : riders on the storm
100/My bloody valentine : what you want
101/joy division : she's lost control
102/lain -cyberia mix- : infanity world
103/jeff buckley : dream brother
104/luna sea : ray
105/king crimson : cadence and cascade
106/luna sea : claustrophobia
107/cowboy bebop ost : blue
108/flaming lips : Thirty-Five Thousand Feet Of Despair
109/cowboy bebop ost : rain
110/keren ann : dimanche en hiver
111 : "something in the way" (nirvana)
112 : "race for a prize" (flamings lips)
113 : "swollen" (bent)
114 : "reincarnation" (ghost in the shell ost) (pas encore écouté INNOCENCE pour en avoir un avis...)
115 : "don't speak" (no doubt)

Comme on peut le voir à cette époque, j' étais déjà nul en mathématiques puisque j' avais 115 au lieu de 110, mais c'est tellement dur de choisir, n' est ce pas ?
J' avoue que depuis le temps, mes goûts se sont sensiblement modifiés...
Bien sûr c'est l' évolution repti...Mammiferisante qui veut ça, mais ça ne veut pas dire que je réprouve tout loin de là. Il y a encore des choses que j' adore mais aussi des choses dont je me suis lassé et que j' avais initialement rajouté au départ pour faire plaisir.

Comme Jamiroquai là. Autant n' en garder qu'un, ce sera "virtual insanity" et "music of the mind" puisqu'il est lié a un souvenir personnel et cher pour moi, le reste c'est de la répet' de style, de l' enfermement dans quelque chose qui n' apporte rien de très neuf au groupe.

Et puis Elton John, Janet Jackson, Tracy Chapman, mouais bof à l' occasion hein...

Bref, il faudrait donc rajouter le morceau culte des Eagles, Nick Drake, NIN, the velvet underground, joy division et plein d' autres qui se bousculent au portillon pour tout remettre à jour, ce que je compte bien faire.

La nouvelle liste très bientôt donc...

Walk on the other side...

...Sur fond du For whom the bells tolls...
© Nio - 2005/2006



La nuit commence a s' écouler sur le biais de mes maigres préoccupations du moment.
Les vacances sont en effet pour moi le moment de débrancher le cerveau, mais d'une manière presque totale qui fait peur. Néanmoins, mes vacances commençant à lentement s' éclipser, je me sens revenir à des préoccupations plus sérieuses (plus déprimantes diraient certains auxquels je ne peut donner tort) en vue du retour dans le vivier des cours du lundi.
Recherches d' exposés, de dissertations, de facs à squatter l' an prochain (si tant est que je puisse avoir un avenir là dedans. Pas que je ne doute de mon talent non, plus maintenant, mais plus que peu de gens apprécient ce, ces talents...), de boulots à enchaîner peut être pendant l' été.

En même temps curieusement, le fait d' accumuler les recherches que ce soit pour cette dissertation sur des artistes en tout genre (un primitif religieux, Fra Angelico, et 2 contemporains, Jenny Holzer et Wim Delvoye), des designers prestigieux et inventifs (que j' avoue admirer) ainsi que d' avoir mes blogs et mon forum à gérer sans compter des "cases à bulles" pour le canadien d' adoption Jean me transportent dans un état proche de l' allégresse et du lyrisme, qui me renouvellent, me reboostent sans arrêt.

Et pourtant je devrais commencer à déprimer, et pourtant non, du moins pas tant que ça.

Me connaissant, je sais que j' aurais largement le temps de déprimer en mars lorsque je me prendrais un an de plus. Curieusement et même avec tout le réconfort matériel et consumériste qu'ont les anniversaire, je déprime toujours. Comme si j' avais perdu un an, pour en accueuillir un nouveau. Peut-être qu' au fond de moi, j' accueuille brièvement ce jour là une conscience de la mort et de la renaissance de quelque chose en moi ?

Du côté culturel, je n' ai rien débranché depuis le début même si ma première semaine de vacances était plus consacrée à ma douce qu'a mon blog et je m'en excuse maintenant. Que maintenant mais merde, j' ai une femme et (bientôt) des gosses à nourrir moi.

Bref, deux nouveaux chocs cinéphiliques à rajouter à mon palmarès, "Les chiens de Paille" de Peckinpah (Straw Dogs - 1971) et "On achève bien les chevaux" de Sydney Pollack (They shoot horses, don't they - 1969). Deux films que d' une certaine manière j' avais toujours voulu voir.
Pour le premier, c'était lié à son aura sulfureuse de film (très) violent et destabilisant, quand au second, ma prof de français de lycée me l' avait fortement recommendé pour que je suive personnellement son conseil.
Je ne l' ai pas regretté.



Les chiens de Pailles, pour commencer. De Sam Peckinpah, j' avais juste entendu que des bribes, des "un réalisateur engagé","crépusculaire","violent" et surtout que Tarantino admirait le bonhomme. Et puis récemment La horde sauvage (The wild bunch) est repassée à Paris en salles de cinéma. Ayant raté le film, j'ai rongé mon frein et quel ne fut pas ma surprise de trouver ce film en promo à Virgin, à un prix bas, un prix que je pouvais me permettre.

Le film date de 1971 mais c'est juste pour situer d'une manière purement chronologique car le film n'a rien perdu de son mordant, de sa violence, de son découpage, son montage à la fois travaillé à l' extrême et destructuré. Aussi fort qu' Irréversible le film de Noé puisqu' il entretient avec ce dernier un point, enfin une scène commune, une scène de viol qui nous est montrée non seulement d'une manière (très) crue mais aussi de façon voyeuriste. A cette scène de viol de la pauvre Amy (Susan George, géniale) l' épouse de David, s' alternent des plans très rapides inscrivant durablement le malaise : Pendant qu' Amy, se fait pendre par derrière (hum littéralement), on repasse à David (Dustin Hoffman, formidable), abandonné cruellement au cours d'une partie de chasse. Bien sûr la partie n' est qu'un prétexte, il faut égarer le pauvre mathématicien prude et réservé, l' emmener loin pendant qu' on détrousse son épouse.

Alors qu' Amy se fait violer une première fois (par la voie naturelle si on peut dire), David abat une perdrix. L' instant d' après, gros plan sur le visage d' Amy, qui retombe sur le côté tandis qu'une larme coule. Alternance de ce plan avec celui de David ayant récupéré l'oiseau mort, la tête qui retombe entre ses mains. Peckinpah vient de faire mal, très mal, et ce en quelques plans, à peine une dizaine de secondes. Peut être trois fois rien, mais juste le temps finalement d' avoir quelqu'un dans sa mire calmement avant de l' abattre comme un chien.

La scène est d' autant plus horrible que la victime est à moitié consentante et pour cause, c'est son ex qui se charge d' elle. Amy, irlandaise de nature, rameunant avec elle son américain de mari avait semble t-il oublié la brutalité et la rudesse des gens du pays, qui n'ont rien à envier aux ploucs de Délivrance. Ils étaient venus pour du calme, ils connaîtront la fureur et la violence.

Pauvre Amy, mais ne l' avait elle pas cherché en se pavanant seins nus devant la fenêtre, là justement où travaille ces hommes, embauchés pour construire la grange, mais qui feront beaucoup plus ? Elle qui se balade sans soutiens gorge sous son pull et laisse les seins pointer , ce qui attise bien évidemment le regard des mecs du village.

Pauvre David, jeune mathématicien aussi timide et réservé que Shinji Ikari, qui pétrifié par la sourde brutalité de ces gens laisse faire. Au début pourtant ça reste gentil, à peine du bizutage pour le nouveau venu. Plaisanteries qui tournent aux moqueries. Puis l' échelon grimpe lentement et David ne réagit toujours pas. Le couple se fait harceler, le chat est retrouvé pendu dans l' armoire. Mais David ne réagit toujours pas et sa femme est violée, mais rien.

Et puis forcément un jour, ils poussent le bouchon trop loin...



Je passe maintenant à "On achève bien les chevaux" de Sydney Pollack qui s' avère une parfaite dénonciation de la cruauté et de la bêtise humaine lui aussi si ce n' est que c'est sous le prisme de jeux du cirque moderne.

En 1932, les Etats-Unis sont en pleine dépression et poussés par le chômage et la misère, des hommes et femmes de tout le pays décident de participer aux marathons de danse dont les vainqueurs reçoivent des primes pouvant aller jusqu' a 1200 dollars.

Dès le début du film, on sent que tout ça va mal tourner. La caméra regarde lentement chacun des protagonistes importants et même les seconds rôles ne seront pas oubliés. Il suffit de voir leur évolution et les chemins qu'ils vont suivre tout au long du film pour comprendre que tout va aller de travers. C'est un jeu de massacre impitoyable et pourtant, pour gagner un peu d' argent, les gens sont prêts à aller jusqu' a la déchéance ultime, voire la mort.

Les conditions sont en elles même horrible : 10 minutes de pause toutes les 2 heures et c'est tout.
Un candidat tombe par terre et y reste plus de 10 secondes et le couple est éliminé.
On sort de la piste quelques secondes, on est éliminé.
On parle avec le public, on est éliminé.
Le marathon devient alors lentement inhumain.

Au bout de 20 heures, il y a encore 70 couples sur la piste de danse. Certains abandonnent par résignation plus que par fatigue.

10 minutes de pause, juste le temps pour pisser, prendre un peu de repos, dormir sur des matelas improvisés dans une petite salle au fond de la piste de danse, prendre une douche ou essayer.

Au bout de 40 heures, les premières cernes arrivent, mais les candidats tiennent encore. Alors pour en éliminer plus, on leur fait faire un derby de courses, comme les chevaux. On trace une ligne blanche au sol, la piste est ovale puis ils ont droit à 10 minutes de course le long de la piste sans s' arrêter. Et les couples ne doivent pas se lâcher (ils se tiennent par la ceinture, devant ou sur le côté) d'une semelle.

150 heures. 45 couples et demi. Certains se défont parce que l' autre à eu une crampe ou un nerf qui a lâché. Dans ces cas là, le ou la solitaire à 17 heures pour trouver quelqu'un d' autres avec qui continuer avant d' être éliminé. Et pour couronner le tout, face à des danseurs qui comment lentement à craquer et névroser, les maîtres de cérémonie n' hésitent pas a faire des coups bas.

1070 heures. Plus que 10 couples, la fin qui lentement approche, mais peut on encore parler d' êtres humains pour ceux qui sont restés ? Leur vie ne tient presque plus qu' a un fil.

Une critique sociale de la cruauté humaine terriblement encore d' actualité.

Message d'inutilité publique

C'est une nouvelle d'utilité publique qui ne regarde que moi mais bon...

Maaya Sakamoto serait née le 31 mars 1980.

Elle est bélier. Comme moi. J' me disais bien qu'il y avait une certaine forme de lyrisme.


* smile connement et béâtement *

21 février 2006

Cloaca....


© Nio (2006)

Putain de système digestif de m****....

20 février 2006

Billet d'humeur aigrie (2)

© Nio (2006)


En plus ça fait patienter un peu certaines personnes (hein jean ?) qui voudraient me voir dessiner des suites "de cases à bulles"...

History unfolds

Normalement ses silences radio laissent présager un ultime message à rebourd, signe que le bateau coule.
Là, une absence et rien.
Pas d' invitation sous entendue de continuer la poursuite avec elle, le chemin à ses côtés.
Aurait elle donc perdu ?
Totalement perdu et "abandonné la partie" (pour reprendre Brazil) ?



Attendons encore un peu avant de fuir nous aussi.



Sinon totalement par hasard, sur le net hier soir j'ai vu une sorte d'hommage sincère à Psyché...

19 février 2006

Billet d'humeur aigrie

Alors que le monde vacille lentement sur lui même, les sorties cinoche à venir n'ont pas l' air vraiment brillantes.

The wild le 12 avril ? C'est Madagascar mais version disney. Si, si regardez bien, y'a la girafe et le lion. Manquerait plus que les pingouins pour que le tableau soit complet.

The Fog le 12 avril ? Un remake prétentieux juste pour le fric et une poignée (grosse poignée de géant vert alors hein) de teenagers décérébrés (euphémisme mais je n'apporte rien de neuf au moulin).

Hostel le 1er mars ? Le gore qui tache ne m'intéresse que si il y a une portée sociale derrière comme les films de Romero. Pour le reste faut qu'il y ait des idées fortes derrière et ce film sert juste à choquer et en mettre plein la vue pour soulever l' estomac. Moi aussi je peut vous faire vomir si vous voulez, en vous décrivant une autopsie sur un corps décapité par pâles d' hélicoptères, ça sera pas plus difficile vous verrez.

Walk the line, sorti le 15 février ? Honnêtement je commence à en avoir râs les coucougnettes de tous ces biopics sur les grands hommes disparus. Après "carnet de voyages" (très bon) sur l' ami Che Guevara, on a eu "Ray" sur qui-vous-savez-qui-faisait-de-la-musique. Puis "Walk the line" sur le grand Johnny Cash. Le prochain sera le 8 mars sur Truman Capote. Et puis après ? Toujours en manque d'imagination, Hollywood s' emparera de la vie de Lénine, James Joyce, Chuck Pahlaniuck, George Bush père et fils, enfin tout ce qui a marqué ou choqué l'histoire dans le bon comme le mauvais. Attention cherchez quand même l' erreur pour l'un des biopics cités.
Enfin merde quoi, quand il a réalisé "le festin nu" d' après le bouquin éponyme, Cronenberg a été bien plus malin puisque son film est à la fois un peu du bouquin, beaucoup de la vie de William S. Burroughs et une pincée de Cronenberg.

Sheitan avec Vincent Cassel ? Délivrance de Boorman à la française. Mouais. Revoyez Délivrance.

L' honneur du Dragon ? Ong-Bak nouvelle version avec plus de violence, plus d' honneur et de dignité (on a volé des éléphants au héros, c'est la mafia qui a fait le coup. Rohhh les méchants...) et un scénario qui vole aussi haut qu'un pet (d' élephant). Même Van Damme de nos jours, y'a un minimum d' histoire (Timecop de peter Hyams), voire une histoire intéressante, bref un scénario, un vrai (Replicant).

Bambi 2 ? Une suite qui met 40 ans à venir. On est content, les gosses d' aujourd'hui sont contents. Ils sont tellement contents qu'ils en ont plus rien à foutre de Bambi. C'est vrai quoi, Bambi, c'est qui au fait ce gars ? Il pratique l' alchimie comme Ed et Al dans Full Metal Alchemist ? Il peut faire des kamehameha comme San Goku ? Il peut pratiquer l' art du Ninja comme Naruto ?
Non, finalement Bambi c'est un gros naze, il n'a même pas de super pouvoirs.
Et puis au rayon des suites qui viennent 20 ans après, on en a plus rien à foutre y'a Total re... Ah non euh Basic Instinct 2. Sharon Stone pourtant encore belle semble très moche ici.

Les mots retrouvés ? Hélas même avec Juliette Binoche à côté, je ne peut supporter Richard Gere.

Réussir ou mourir ? Encore un biopic (enfin presque puisque là c'est plus inspiré de sa vie) mais avec 50 cents cette fois. Même pas vu "8 miles" avec Eminem mais je peut décrire ce genre de film bien méchamment, c'est facile : la vie est dure, un "héros", black de préférence, fait du rap pour s' en sortir (c'est vrai quoi les études c'est pas facile) mais auparavant il vendait de la drogue quand il était jeune (à 12 ans). Il aura tout connu, la guerre des gangs, le ghetto, puis la gloire sponsorisé par un éminent mécène (bonjour Dr Dre, bonjour Eminem).
En fait rien de vraiment neuf sous le soleil, même la manière de filmer doit être bourrée de clichés. Autant dans ce cas écouter les albums de 50 cents surtout le premier "get rich or die tryin'" auquel le film fait bien justement référence. Et maintenant 50 cents ? Ben il est millionaire, il a une ligne de vêtements, baskets, jeu vidéo et bientôt un sex toy à ce qu'il paraît.
Et toujours rien sur le regretté Notorious Big ni sur Missy Elliot, c'est à vous dégoûter par moment des success story...

Donjons et dragons : la puissance suprême ? Une daube, puissance suprême. Au moins le titre n'est pas mensonger.

Mémoires d'une geisha ? Y' aura Zhang Ziyi, Gong Li et Michelle Yeoh. Ah nan merde, c'est plus Hero. Il paraît que c'est Michelle Yeoh qui interprétera la Geisha qui raconte sa vie. Ayant lu le livre depuis un ptit moment je me demande bien comme Michelle va faire pour ne sortir aucun coup dans le plexus,thorax,cul,remplace-par-une-partie-du-corps-humain. Et puis Michelle, là obligé, va falloir qu'au lieu de nous montrer tes mains et jambes, tu nous montres des parties nettement plus intimes. Pas de chance, je suppose que ça va être Zhang Ziyi ou Gong Li qui étaleront leurs charmes. Remarquez je suis pas contre hein. Reste a voir comment ils vont nous cuisiner le bouquin d' Arthur Golden.

La planète blanche. Un énième documentaire (c'est comme les biopics, ça fleurit) qui --oh surprise-- surfe sur l' antarctique. Après la marche de l' empereur, vous êtes à nouveau conviés à vous geler les couilles dans un documentaires aux voix extra-chiantes (on invite Jules Sitruk à faire cette fois la voix de la méduse arctique). Et encore sur le dvd de la marche de l' empereur, on pouvait couper les voix pour apprécier la musique d' Emilie "regardez, je fais comme Björk" Simon. La vraie question de ce film est donc, qui fait la B.O, qu'on puisse déjà l' écouter en avance.

"Hell" ? Le bouquin truffé de gros mots, de trucs trash et cochons de Lolita Pille. Du "baise moi" en plus jeune. Y'a des trucs cochons, forcément ça se vend bien. Côté littérature et intérêt on repassera. Le film qui sort le 1er mars ? Ben à première vue, c'est un photocopier du bouquin. Mouais.

L' année 2006 s' annonce passionante. Heuresement "le nouveau monde" de Terrence Malick est sublime, c'est un chef d' oeuvre sans pareil. Et puis on peut toujours voir "king kong" (moi qui suis contre les remakes, je ne peut pourtant qu' aligner les superlatifs de bonheur devant celui-ci), "good bye and good luck", "jarhead" ainsi que "Aeon Flux" qui bien que largement inférieur à la série, semble rigolo.
Enfin bon, à 8 euro le film rigolo, autant prendre un divx...

Voilà j' ai fini, vous pouvez me remercier de tant de mauvaise foi ou m' injurier.
A bientôt les amis...

18 février 2006

Flux


© Krystal Camprubi


Oublier les réflexes.

Une nouvelle envie, celle de partir loin de tout, des autres, sauf de quelques anciens que je peut me targuer d' a peu près connaître vu qu' internet tout n' est que question d' approximation : Aimes tu cette personne sur un tchat ? La désires-tu ? Est ce parce que cette personne aime ce que tu aimes que tu peut forcer sa bulle et lui parler ? As tu ce courage, de briser l' intimité d'un être qui peut-être ne t'attendait pas, n' attendait rien du tout si ce n' est le néant ?
J' essaye d' avancer à pas de loup.
J' essaye de m' accrocher.
Ai-je tort ?

Je ne peut qu'espérer en trouvant del' énergie en moi-même et en me renouvelant dans le regard des autres. Après tout, je ne suis qu'une ombre...


Vends petit frère, 20 ans de service.
Très bon état, peu servi. Presque neuf si ce n'est la toile de peau un peu déchirée par endroit.
Attention, la chose peut se révéler exaspérante de par ses quelques bugs vocaux. Il est recommandé dans ses cas là de taper très fort.
De préférence avec un objet dur et solide.
En fer si possible.
Prix à débattre avec le bloggeur, Nio.
(en bonus, l'option qui tue : de fantastiques VHS de films de série B. N' hésitez plus !)

16 février 2006

Point break

Mine de rien, je me sens encore à l' étroit, même ici.
Où est ma place ? Où dois je aller ? Que dois je faire ?
Mes projets ? Envolés.
Mes envies ? Envolés.
Il ne reste plus que ma coquille vide, ballotée par les courants.

Les autres partent à la conquête du monde, moi je ne sais guère. Etait ce finalement mieux avant alors que tout n'est que pièges d' illusions ? J' erre ici ou , partagé on ne sait où et toujours cette impression que ma vie défile et glisse entre mes doigts comme les grains de sables pris dans une poignée.

Peut être me faut il tenter de nouveaux défis, mais je ne m'en sens guère l' envie.

Ces vacances sont propices aux "morfondissement" sur soi....

Peter Gabriel - Pl>y the videos


Nyerkhehehehe.... Quelle ne fut pas ma joie quand je reçu en cadeau de ma douce pour la st Valentin, ce magnifique, que dis-je, sublime dvd retraçant dans l' intégralité presque tous, non correction, tous les clips de l' ami Gabriel.

Un cadeau aussi grand pour une fête aussi naze, franchement, ça le fait. Enfin moi, j' adhère à ce deal... Si tous les deals terriens étaient comme ça...

Bref, ce dvd se présente comme ça dans un sympathique boîtier en carton (z' avez vu la pâte à modeler hein ? Chouette n' est ce pas ? Et totalement représentatif de l' univers chamarré et chatoyant de notre Peter adoré, j' avoue) qui acueuille le dvd ainsi qu'un livret avec une note du chanteur datée de septembre 2004 et des photos en tout genre des clips avec leurs notes de production.

Le dvd en lui même nous invite sur un menu reprenant la pâte à modeler qui --si on y regarde bien-- subit toutes sortes d' altérations. Les clips nous sont proposés en stéréo surround 2.0, 5.1 et dts 96/24 une nouvelle manière audio de nous immerger encore plus dans la musique. Le seul inconvénient du dts puisqu' on y vient est de monter le son très fort et dès qu'on revient au menu, celui-ci étant surélevé au niveau sonore c'est limite si on a les oreilles qui giclent tant les premières notes de "Digging in the dirt" n' ont jamais parus aussi fortes.

J' évacue tout de suite la question des bonus pour venir aux clips. Oui, on a des bonus : des bandes annonces en tout genre de ses concerts (Growing up / Secret world live), la bande annonce du film promotionnel de la tournée Growing up ("still growing up"") par l'une de ses filles Anna, des introductions aux vidéos (pas encore vu, mais pourquoi pas ?), des extraits de "OVO", la prise live 2003 de "games without frontiers", la vidéo originale de 1977 "modern love" presqu' introuvable à l' heure actuelle... Ouf, ça nous fait peu tout en étant beaucoup et les clips sont déjà "hénauuuuuuuurmes". So (*)...


Tracklist :

* Father, Son
* Sledgehammer
* Blood of eden
* Games without frontiers
* I don't remember
* Big time
* Lovetown
* Red rain
* In your eyes
* Don't give up
* The barry williams show
* Washing of the water
* Biko
* Kiss that frog
* Mercy street
* Growing up
* Shaking the tree
* Shock the monkey
* Steam
* The drop
* Zaar
* Solsbury Hill
* Digging in the dirt


Même si vous n' êtes pas spécialement fans de Peter Gabriel, ce genre de DVD s' avère indispensable. Pourquoi ? Parce que Peter c'est autant du 100% soigné musicalement que visuellement. Parce que Peter, ses clips c'est beau, c'est inventif, c'est génial, on en redemande. Parce que Peter est l'une des plus belles incarnations de l' humanité au même titre que l' émouvant Ed Harris dans Abyss (et toc !).
Et puis tout étudiant en école de cinoche devrait au moins avoir vu Sledgehammer une fois dans sa vie : tout le style, l' essence de Peter Gabriel est dans ce clip là. D' ailleurs n' oublions pas que dans les 100 plus grands clips, Peter s' est classé 4eme grâce d' ailleurs à Sledgehammer, ce qui n' est pas rien...

Et les clips tiens parlons-en un peu...

(Shock the monkey... Shock the spectator ouais...)

Father, Son tiré de "UP" (**) a failli me faire vraiment chialer. Alternance de photos noir et blanc et prises de super 8 avec un peter la cinquantaine qui fait du piano. Sledgehammer, un classique, le clip à voir rien que pour ses poulets qui dansent et puis la pâte à modeler y est aussi géniale que dans les meilleurs Wallace et Gromit, c'est dire. Blood of eden est visuellement sublime avec Sinead O' Connor vraiment belle. Jusqu' ici ma vision de la femme chauve se résumait avec manichéïsme à Sigourney "Xénomorphe" Weaver dans Alien 3. Bref ce clip me fait aimer les jeunes femmes courtes militaires et sans cheveux, il a changé ma vie ! (Nan, je déconne) Games without frontiers : du noir et blanc avec d' images d' archives de la guerre, des J.O, d'enfants et d' esclaves. Peter est hargneux, ça se sent. I don't remember, ce devrait être moi qui devrait le dire : Je ne me rappelle plus la musique, quand à la vidéo, on aurait dit Kafka essayant de tourner un Peter Gabriel. Zarb, avec une grosse référence à "Orange mécanique". Lovetown, je ne connaissais pas ce morceau et apparemment, il serait issu de la B.O de Philadelphia. Tiens donc. Une B.O à aquérir moi je vous dit, déjà qu'il y a Neil Young alors là avec Peter, on a plus une perle, mais une pépite carrément. Big Time je passe. Red Rain, assez sombre mais j' adore ce morceau. Noir et blanc avec une femme qui danse...Une danse de la pluie ? Don't Give up ? Un des plus beaux clips de Peter où sur fond d'une éclipse de soleil, un licencié (Peter) se rassure dans les bras de sa femme (Kate Bush). Visuellement on touche au sublime. The Barry williams show est tourné par Sean Penn (!) et est une attaque violente (le clip est assez sanglant et on y trouve beaucoup de BDSM dedans. Donc pas pour les enfants...) de la télé-réalité à la Jerry Springer Show (nous en beaucoup moins violent on a "c'est mon choix", tout aussi pourri). Certaines images semblent tout droit sorties de Kill Bill, ça donne le ton. L' utilisation de l' image de synthèse chez Peter ? ça passe ou ça casse. Le problème de l' image de synthèse c'est qu' elle vieilli assez vite quand elle n' est pas considérée comme une vision d' ensemble... Pour Steam, ça va très bien et dessert d' autant mieux le propos "fun" du morceau, pour Kiss that frog, non et pour cause : le clip en entier est fait en image de synthèse : on étouffe et c'est en plus un peu moche ! Peter non, là t'as merdouillé... Au rayon des trucs bizarre, Solsbury Hill avec des images de vidéos rebidouillées et étirées et Zaar avec son animation à la peinture. Enfin Digging in the dirt réutilise des plans accélérés d' herbe, de plantes... ça sent le filmé image par image mais avec grand soin et on reste admirateur devant la beauté naturelle de ce clip.

Un dvd à (a)voir, assurément.

(*) pour rebondir sur un jeu de mots vaseux...
(**) C'est une constante, Peter est incapable de faire un titre long... :)

humour pourri...

Vends ticket Mobilis, très bon état, n'a servi qu'une journée.
Pratiquement neuf.
Prix à débattre avec Nio.




On peut toujours rêver hein....

14 février 2006

Oh let me be your sledgehammer...

Et pendant ces 4 jours qu'elle est venue chez moi, j' ai été le passeur, le stalker.

J' ai essayé, à un rythme quasi frénétique de tailler 4 jours bigger-than-life comme si c'était les derniers qu'elle aurait dû passer avec moi, et tout s' est enchaîné dans un montage hystérique digne des meilleurs Tex Avery. Le combat vain d' Aeon et Trevor, A.I (Spielberg), The Fog (Carpenter), Good bye Lenin ! et autres Rashomon de Kurosawa ont défilés tandis que résonne encore à mes oreilles les eternal et decades de Joy Division. Peter Gabriel s' en réfugie encore dans les bras de Kate Bush qu'il m' est impossible de ne pas oublier cette éclipse de soleil en arrière plan, cette recherche de chaleur dans les bras de l' autre tant les images étaient bouleversantes. Don't give up qu'elle dit mais voilà déjà les Mercy Street et autres Growing up, qui se taillent les honneurs d' êtres des joyaux visuels et musicaux parmi tant d' autres de l' archange scénique Gabriel. Navis règne sur 2 tomes tandis qu' Andreas construit des maisons sur pilotis digne de Kashyyyk où d' ailleurs la bataille des wookies contre la confédération droïde fait rage. Encore des extraits, la première partie de Stalker, à nouveau du Star wars, à nouveau Gabriel, des adieux à Animal Crossing et là voilà déjà couchée.

Demain elle repart à Samarobrive, le coeur et la tête pleines d' images et de rythmes.

Non content de l' avoir convertie au rescapé du Foxtrot, elle m'a fait sourire, presque ému par cette phrase : "Je sais que tu te donne du mal pour moi, merci."

Je suis un boosteur de gens et un salaud joyeux. N' oubliez pas que j' ai converti une personne de plus à choquer le singe.I feel happy...

11 février 2006

J' ai envie de prendre plusieurs voies alors que je vis dans une insécurité de l' avenir, ce qui ne me gâche rien du plaisir de recentrer certaines voies que je me suis choisi d' office.

Vous n' y comprenez sûrement rien alors je vais le redire autrement, à la manière de Bradbury et des Herbalisers :


Something wicked this way comes...

Layer...


" _ Je crois que je me comprends encore moins bien que je ne te comprends. Mon apathie et mon détachement m' effraient en tout cas beaucoup plus que ta socio et ta psychopathie. Et le pire n' est pas que Nadja me voit exactement comme je te vois, mais que j' en arrive, moi, à me demander si mon passif n' est pas beaucoup plus lourd que le tien. Je n' ai jamais rien donné à personne et je n' attends rien de qui que ce soit. J' ai une vision du monde dont je peut toucher les limites en tendant le bras, une perception du temps qui ne fait pas la différence entre une seconde et un siècle et un intérêt pour autrui digne d' un autiste au dernier stade de la maladie d' Alzheimer. Je peux me faire du mal, j' aurai oublié demain matin."

Extrait de "Transparences" d' Ayerdhal - Le livre de poche.

Bravo.
Touché en plein coeur.
Ouch.

02 février 2006

Lettre d' Anamour

Tombé sur cette courte nouvelle de mon Ayerdhal préféré-a-moi-que-j'aime et hopla, je vous la remet ici en entier :

Lettre d'Anamour.

Eurosecteur, Lagrange IV, Noctembre 2130.

Miel, voilà mes servicitudes s'achèvent doucement, plus qu'un brin de pseujours et je gagnerai le transporteur pour un ixième voyage, le premier en trois ans qui ne nous éloignera pas. Tu vois, je me sens moins cataffligée, moins amère (c'est comme si j'entressentais enfin la fin de nos tourments), pourtant je tuerais bien un bureaucrasse ou deux, tu sais? Te promuter sur Phobos quand j'enspace pour Déimos! Plus que Mars entre nous, une poignée de sec-lum et l'inventualité de se croiser, parfois, dans une base de terraformation, pour se frôlatrer du bout de la combinaison et s'embralascer du fond des casques, un an, deux ans peut-être encore... et dix mois de cryonef.


Nom, Miel, je ne me réjouis pas d'être expédimentée vers toi, je furrage qu'on nous opprive encore d'exister, à défaut de convivre. D'obsavoir que, comme nous une foultitude de technudiants et de scientalistes sont contrevaints d'impleurer les commissions adminiscrates pour quelques miettes d'humanité ne me trancalmise pas! Si la mornitude du normidien est intoléniable pour tous le monde, c'est que les désespérados ont raison et qu'il vaut mieux laisser mourir notre civilisation que d'inexister pour elle. Oh, je t'en prie, Miel, prouve-moi qu'ils ont tort! Révermeille tous ces rêves que mon sommeil a perdus. Je n'ai plus l'efforce de paradmettre les injustristes que notre amour endure.

Ca passera, ça passe, ne t'inquiète pas. C'est juste une dépravession passagène, une petite bouffée d'aigreluer contre la forminable intranxigence de la machine sociale.. rien qui ne doive te désistraire du travail sensactionnel que tu effectruques là-bas.

Et puis j'alangoisse un peu d'hibernager si longtemps. J'alangoisse de ne pas être à la hauteur, aussi. Je redéroute ton regard.

Si tu boyais le peu de formes que m'ont laissées deux ans d'impesanteur! Et ce sera pire après dix mois de sustansion cryonique. Je ne sais pas à quoi toi tu ressembles (il paraît que vous avez le meilleur compensateur gravifique du système), mais ne t'imagine pas qu'il me reste une once d'encharme : je démesure deux mètres et je pèse cinquante kilo-graviterres. Je débouloque, pardonne-moi. A tempester contre ce nouveau retard, je ne fais qu'étaler ma peur de l'obsavoir si exespérément prochain. Quel âge avions-nous, Miel? Je t'aime comme tes lettres disent que tu m'aimes, plus que je n'ai osé l'écrire, plus que nous l'avons vécu, mais qu'aimons-nous vraiment l'un de l'autre? Moi je sais par tes mots, par la médiatribation de tes recherches et par nos amis qui t'ont suivi, que, si tu as grandivolué, tu es resté le même... mais toi? Que connais-tu de moi aujourd'hui? Ne me promeste pas, je te désenchangerai aussi sûrement que ces mêmes amis m'évictent. Et je ne suis pas persuadée d'avoir consergavé suffiablement de forces pour te reconquérir. Tout ce que je veux donner pour toi est peut-être insufficient. il fallait que ce fût dit.

Miel, ne me désaime pas.



© Ayerdhal. Issu du site d' Aelhomine : http://www.chez.com/aelhomin/ayerdhal.html

Flottement

Je me sens flotter c'est formidable. Peut être celà est ce dû tout connement à la sortie du "Transparences" d' Ayerdhal en livre de poche. Oh joie, oh bonheur. Plus d' excuses pour vous jeter sur un Ayerdhal, en plus que pour une fois il délaisse la SF pour glisser sur un thriller bien noir.
En liens bonus, hopla :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ayerdhal

http://arcanesfantasy.free.fr/ayerdhal.htm

Bon jetez vous sur Ayerdhal sinon je vous en offre par paquets par la poste. J'en suis capable, croyez moi.

01 février 2006

Répondeur

Comme je ne suis pas là actuellement, je vous laisse avec quelques vidéos quick time plus ou moins intéressantes et souvent bien foutues sur un sympathique forum :

http://forums.djztrip.com/showthread.php?t=9685

Amusez vous bien en attendant une chronique/critique plus constructive....