Bon bah c'est super, aujourd'hui premier jour de la "semaine professionnelle" et je me suis fait déboulonner dans toute ma splendeur par des professionnels.
Mon projet de collection de SF à bas prix chez le marchand de journeaux, quelle illusion...
Proposer une collection au contenu filmique irréprochable à 9 euros, mais quel naïf je suis, y'a toujours des daubes, et il faut rentabiliser le prix des dvds en proposant justement des daubes à peu de succès (comme "mission to mars" que j'avais fait exprès de virer de ma liste de 30 films par exemple) qui couteront moins cher que des films très bien.
Et puis ma problématique est inexistante qu'on me dit, la SF pourquoi faire , le créneau est trop surchargé et les gens n' en ont rien à foutre d'une collection au design soigné d' ailleurs pour que ce soit si bas, il faut justement faire un design moche avec le titre "les plus grands films de SF" qui prend les 1/3 de la jaquette dvd/Fascicule parce que crédieu, faut que ça se voit chez le marchand de journeau.
C'est vrai quoi à ce jeu autant proposer la bouffe la plus dégueulasse et périmée chez le boucher, on l'identifiera très bien par l' odeur de merde environnante qui aura pris la place sur les autres.
Et puis c'est vrai, pourquoi proposer une collection de films à bas prix alors que les gens s'en fouttent de la collection en elle même, ils veulent le film seul.
Quand à mes choix cinéphiliques, le grand public n' en a cure, ils s' en foutent de Soleil Vert, THX 1138 ou Planète interdite, ils veulent des trucs qui bougent dans tous les sens etc.
Vous savez, ces films au scénario écrit par le scénariste alors qu'il restait desespérément constipé des idées (et d' autres choses pendant qu'on y est) sur une mince feuille de PQ décrépit. Ces films où l'on réfléchit pas ou prou tellement la "maestria visuelle" (comprendre bouillie de synthèse ou de "bam bam pan pan") envahit tout l' écran (ronge notre cervelle)...
Donc EXIT mon projet professionnel qui me tenait tant à coeur, je dois me replier sur autre chose, recommencer à accumuler de la doc, des recherches, appeler, aller sur place etc.....
Et connaissant ma lenteur maniaque et perfectionniste, je serais encore doulouresement en retard dans quelques mois lors des examens...
Je ne suis pas fait pour ces études là, j'en doutais, ma confirmation commence à tarder de moins en moins....
Ce soir je sens que si je me bourre pas la gueule avec un ami ou en solitaire, je vais être morose mais limité dépressif...
Dans une mer d' étoiles, noie toi avec moi et coule sur le fond de prérogatives dépassées et inconnues...
30 janvier 2006
Here comes the night...
"Laisse les se faire apprivoiser lentement, ils en ont besoin" pensais-je avant et encore maintenant.
C'est peut être une excellente forme de soumission-rémission/domination-puissance face au monde qui m' entoure. Ne leur dit rien mon ami, ils ne sont pas au courant et tant mieux puis je dire sur fond de Destroyer ("here comes the night", que j' aime ce morceau)...
Hier soir en remontant la rue pour aller à l'internat dans la nuit, le noir et le froid, je suis passé près d'une maison où les habitants jetaient leurs bobines de super-8 sous boîtier jauni avec ancien logo tf1 du temps de Casimir, leurs vieilles cassettes audio, des prises et sèches cheveux divers, fers à repasser, des enceintes...
N' étant pas fan du gâchis, j'ai un temps furtif regardé autour de moi et tout piqué les bobines de super-8 plus pour un hypothétique projet de récup' que pouvoir les visionner (quelqu'un a une visionneuse de films super 8 sur la blogosphère francophone ???).
N' eût été le manque de place --dans mon sac-- et de force --sur mes maigres épaules-- j' aurais choppé les enceintes et les fers à repasser.
D' ailleurs là je m'en mords encore les doigts, c'est con.
C'est peut être une excellente forme de soumission-rémission/domination-puissance face au monde qui m' entoure. Ne leur dit rien mon ami, ils ne sont pas au courant et tant mieux puis je dire sur fond de Destroyer ("here comes the night", que j' aime ce morceau)...
Hier soir en remontant la rue pour aller à l'internat dans la nuit, le noir et le froid, je suis passé près d'une maison où les habitants jetaient leurs bobines de super-8 sous boîtier jauni avec ancien logo tf1 du temps de Casimir, leurs vieilles cassettes audio, des prises et sèches cheveux divers, fers à repasser, des enceintes...
N' étant pas fan du gâchis, j'ai un temps furtif regardé autour de moi et tout piqué les bobines de super-8 plus pour un hypothétique projet de récup' que pouvoir les visionner (quelqu'un a une visionneuse de films super 8 sur la blogosphère francophone ???).
N' eût été le manque de place --dans mon sac-- et de force --sur mes maigres épaules-- j' aurais choppé les enceintes et les fers à repasser.
D' ailleurs là je m'en mords encore les doigts, c'est con.
29 janvier 2006
AEON FLUX coffret intégrale director's cut zone 2
Et une chronique, gargantuesque, une !
Allez chercher à manger et à boire, ça va vous prendre du temps pour tout lire cette fois ci.
Enfin !
Plus de 14 ans après sa première diffusion en 1992 dans Liquid metal television (qui passait originellement sur mtv mais qu'on pouvait voir sur canal + dans la cultissime et décalée "Oeil du cyclone") et 11 ans après la diffusion de la 3e et dernière saison en 1995 dans les pays anglo-ricains saxons, sort enfin chez nous Aeon Flux, série décalée, ultra violente, brillante, complexe, remplie de fesse et d' allusions sexuelles plus ou moins implicites et...
Et en version non censurée et remastérisée, à la différence de ce que les ricains ont eus.
Nyark !

Comment décrire la joie qui m'a tenaillé quand j' ai eu ce coffret dans les mains en dépensant sans regarder (encore que 3 dvd à 25 euros dans un même coffret avec un packaging artwork de classe ça le fait bien hein) ? C'est simple, j' ai même mis la pauvre Aude devant le fait accompli en lui faisant regarder (bouffer plutôt) 3 épisodes d' affilés ainsi que l' intégralité des épisodes des 1eres et secondes saisons.
Oui, elle est encore vivante la Aude, ne vous inquiétez pas hein, je suis pas un monstre non plus.
Quand même, je dis ça parce que la complexité de la série est... Hors norme. Et là je m' adresse à ceux qui ont déjà vus les films "puzzle" et "casse tête" d' intelligence et de classe que sont Donnie Darko et Memento. Vous voyez ces films ? OK alors accrochez vous parce que Aeon Flux c'est aussi balèze voire plus.
Imaginez un bouquin de 300 pages qui serait concassé en un épisode de 5 minutes ? Là vous comprenez que votre cerveau, si il ne se met pas en marche au quart de tours, ne suivra rien du tout.
Et c'est là que la série devient culte : épisodes complexes, trames léchées en plus d'un style de dessin lorgnant sans vergogne vers le comics pur et dur à la Frank Miller (les personnages peuvent même verser dans la caricature !) avec des couleurs criardes ou ocres donnant dans la sensation voulue de malaise. Et le style de dessin change par détails subtiles à chaque épisode tout en conservant la même homogénéïté, c'est assez dingue et il suffit de regarder le visage d' Aeon d'un épisode à un autre pour s'en convaincre.

Ah oui, la série n'est pas pour les gamins à moins que vous vouliez qu'ils se transforment en Nio 10 à 15 ans plus tard...
1ere saison
A l' origine en 1992 la série était constituée d' un moyen métrage de plus de 20 minutes qui fut sectionné en 6 parties indépendantes pour MTV dans liquid television, ce fut la première saison, laquelle donne tout de suite le ton : plans saccadés et incroyables (notamment Aeon vue de dessous quand elle parcourt une mare de sang avec la vision rouge que pourrait avoir une créature dans cette mare immense rougeâtre !), cadrages maîtrisés à l' extrêmes, idées folles frôlant le n'importe quoi, ultra violence (à la Tarantino !) mâtinée d'humour noir et d'un pessimisme flagrant (il faut voir Aeon abattre une armée de plus d'une centaine de gardes et les corps s' accumuler en tas pour s'en convaincre), fluidité de l' animation (oubliez Uma thurman dans Kill bill volume 1 et son combat dans la maison de "Charlie Brown" et revoyez vous Aeon faire du surf sur un corps accroché avec un grappin à une balustrade et descendant la pente de la cordelette à coup d' uzi dans une séquence filmée en arrière à 45°. Essayez d'imaginer cela...) et bien sûr, des scènes courtes de sexe soft avec léchouilles oreille, léchouille langue, léchouille pieds.
Peter Cheung aime bien les léchouilles quoi...

Cette première saison à défaut d' indiquer d' autres pistes que la satire et la critique de la vanité de l' être humain mettait au moins bien dans le ton.
Mais le pas est atteint avec la seconde saison : 5 courts métrages (5 minutes a chaque fois) tout aussi muets que la 1ere saison et tout aussi complexes voire plus où a chaque fois, Aeon manque sa mission et meurt connement, à tel point que ça en devient jouissif...
Pour réapparaître vivante dans l' épisode d' après.
A ce stade la série s' élève au rang de concept artistique génial. Retour en détail dessus.
2e saison
* Guerre (War)
Un épisode qui démarre en fanfare où Aeon tente de délivrer un prisonnier avant de mourir dès la 1 ère minute. Le prisonnier lui va abattre son geolier avant d' exterminer une armée entière puis de mourir sous les balles d'une personne qui décimera une armée entière avant de périr sous les balles d'une personne qui...
Le truc de fou qui confine à l' absurde et montre de toute façon bien l' absurdité héroïque de la guerre. Les gens ne sont plus que de la chair à pâté et on se sert des cadavres pour en faire un escalier alors qu'ils sont encore accrochés à des cordes ! Barbare et qui part dans toutes les directions... (2/5)
* Gravité (Gravity)
Où comment Aeon tente de capturer des documents d' un avion tout en faisant une chute libre à plus de 1000 mètres d' altitude, apercevant un véhicule et des hommes étranges, un train qui contient son amant et supérieur Trevor Goodchild et sa descente impitoyable qui continue. N' ayant rien d' autre à faire, elle prend les jumelles et regarde les hommes en combinaison. Et elle continue de chuter...
Impitoyable, implacable, cynique, bourré d' idées, un épisode essentiel d' Aeon Flux basé sur une chute sans parachute et une totale perte des objectifs. Jouissif. (5/5)
* Loisirs
Honnêtement celui là ne m'a pas spécialement marqué, mais c'était rigolo... (3/5)
* Miroir (mirror)
Aeon rentre dans une maison, il est 1 h 01. En tombant, elle se ramasse devant une caméra qui la filme. En allant chercher la personne qu'elle doit assassiner, elle tombe sur le circuit vidéo où un court instant elle envisage de détruire la K7. Puis elle rembobine celle ci et se met à la regarder, hélas la bande a des parasites et au moment où elle se baisse pour remettre la prise, elle ne voit pas qu'a 1 h pile, une personne étrange est passée par le même chemin qu'elle...
Basé sur le jeu avec le temps et le décalage, cet épisode a pour thème la vision, le regard, un thème qui deviendra récurrent dans toute la série, surtout la 3e saison. Aeon en croyant avoir un contrat pour tuer quelqu'un se fait doubler toujours d'une minute ou plus sur son propre terrain avant de se faire assassiner et d' agoniser lentement devant la cassette qui continue de se dérouler. Avant de pousser son dernier soupir, va t'elle pouvoir voir son assassin...? (4/5)
Marées (tides)
Un épisode irracontable autour d'un ascenseur/chambre, d'une clé et d' un compte à rebours qui s' égraine lentement de 7 à 0 et toujours sortir, vérifier la clé si elle correspond à la porte, tirer sur le grappin qui se déploie à l' angle, abattre un garde de l' étage et revenir dans l' ascenseur. Puis recommencer à chaque étage jusqu' au niveau 0 où...
Suspense haletant, musique construite comme un boléro, jeu de pistes, agents doubles, tout l' épisode relève du génial comme Miroir et Gravité. (5/5 voire 6/5 ah que si.)
La première et la seconde saison sont rangées dans le 3e dvd à côté des bonus et documentaires sous l' appellation de "courts métrages aeon flux". Le Pilote 1ere saison lui se voit a nouveau rattaché en une seule et même partie, un peu indigeste alors que les courts métrages 2e saison eux restent totalement indépendant ce qui fait toute leur force.
Les autres bonus eux concernent la conception graphique (photos nombreuses, croquis, story boards, planches, essais), 2 documentaires, un extrait de Liquid Télévision (ah ouais ça fait hyper peur et décalée cette émission quand on y pense... Mais comment j'ai pu regarder ça ??? J' étais Djeunz et naïf... ) ainsi que divers travaux vidéos de Peter Cheung notamment sa pub sublime pour Honda et ses pubs pour MTV ou Aeon Flux le jeu...
... Travaux que vous pourrez visionner et télécharger chez Catsuka si le lien marche encore^^ :
http://www.catsuka.com/focuson_anim.php?id=chung_peter&page=2
La pub Honda est sublime vraiment, ah oui...
Aaaaah si ils avaient pu mettre un extrait du "matriculated" d' Animatrix que Cheung à réalisé ou encore un extrait de sa série avec Rintaro "Alexander", on aurait touché au suprême bonheur mais non, tans pis, c'est déjà pas mal.

Beau plan, belle domination.
La 3eme saison
En 1995, la 3e saison d' Aeon Flux est diffusée à partir du 8 août. Cette fois les épisodes font 25 minutes chacun et Aeon et Trevor les deux seuls personnages récurrents qui s' aiment et s' affrontent à chaque fois sur les trois saisons, parlent comme tous les protagonnistes et les voix sont sublimes. Denise Poirier de sa voix rauque campe magnifiquement la voix originale U.S d' Aeon, une Aeon qui d' ailleurs dans ses rares paroles --pour garder tout le mystère et l' ambiguïté du personngae-- reste aussi cynique quand elle ne fait pas preuve d'un humour décapant.
Trevor Goodchild n'est pas en reste et contrairement à son nom, il n'est pas l' enfant sage qu'il devrait être ou aurait dû être. Quand il n'est pas en train de tirer toutes les ficelles, cet amant/Pire ennemi (leur relation n'est jamais très claire) d' Aeon manigance toujours un sale coup. Déjà dans le premier épisode, il réussit à kidnapper le président de la cité pour devenir calife à la place du calife, un peu comme un Sarko qui kidnapperait un Chirac et se ferait président comme ça d'un coup. Et le peuple ne dit rien comme des moutons... Ce qui pourrait très bien arriver dans notre monde, les premiers résultats de 2002 ne l' ayant que trop montré...
Voici la liste des épisodes de cette troisième saison qui tient sur les dvds 1 et 2.
DVD 1
Utopie ou Deuteroanopie ?
Trevor Goodchild vient de s'emparer du pouvoir à Bregna. L' ancien chef, Clavius, à disparu en des circonstances mystérieuses. Ce ne sont pas les affaires d' Aeon mais...
Encore un truc qui démarre follement, on nage même en plein Cronenberg quand on ouvre le ventre de quelqu'un à l' aide d'une clé, parcourt son ventre pour arriver à une chambre avec lit et robes. L' idée d'un espace temps brouillé et accessible uniquement en se mettant sur la même longueur d' onde rien qu' avec des bretelles spéciales est géniale en elle même et réhausse cet épisode portant sur l' identité et la folie, l' usurpation et la trahison. (4/5)
Thanatophobie
Aeon et Trevor se battent pour une question d' éthique concernant le sort d'un couple d' amoureux séparé par la frontière lourdement armée entre Bregna et Monica.
Ouh la claque. Douloureux, froid et impitoyable, l' histoire s' attache plus à un couple d' amoureux cherchant à passer de l' autre côté de la frontière par un mur style Mur de Berlin mais lourdement armé de mitraillettes à capteur/caméras. Le retournement de situation final est doulouresement brillant et dur et ne laisse pas de pitié pour une personne pourtant qu' aeon essaya de protéger... (5/5)
Une dernière fois pour toutes
En clonant Aeon, Trevor découvre que la ressemblance ne s' arrête pas seulement à son physique...
L' identité même celle d' un clone peut elle être la même que celle de l' original ? Partant de ce principe, L' Aeon originale et la Aeon clonée s' entendent pour s' interchanger et faire tourner Trevor en bourrique pour mieux le casser sentimentalement. Oui mais voilà, l'une des deux tombe définitivement amoureuse au point de vouloir en oublier sa propre liberté. Au final, l'une des deux devra disparaître, l' originale ou la dupliquée ? Et si la clonée n' était pas celle que l'on croit et vice versa pour l' originale ?
On s' enmêle et c'est ça qui reste génial. (5/5)
Hypothèse de la dérive éthérée
Les expériences de Trevor en matière de vie artificielle sont gardées dans un écosystème nommé l' Habitat.Tout un océan de liquide paralysant le protège des intrusions d' influences extérieures...
Mon 2e épisode préféré avec Thanatophobia. Un immense cube sous une mer paralysante laissant les gens en semi vie et Aeon qui arrive et perturbe tout ça juste en faisant tomber ses munitions dans un conduit d' égout et voilà que tout commence à se désagréger.
Non seulement un espèce d' acide parcourt le cube mais le liquide paralysant s'y engouffre aussi et l' Habitat en plus de se désagréger, coule aussi petit à petit....(5/5)
La purge
Aeon est sur les traces d'une brute criminelle : Bambara, un être abject. Et elle craint d' avoir été "contaminée" par un programme de modification de comportement mis au point par Trevor...
Encore un épisode qui regorge d' idées : un tuteur mécanique pour donner une "simili conscience" de bonté aux criminels, la poursuite démoniaque du train, la secte de folles qui ferait passer le MLF pour un groupe hippie des 60's, les cadrages et le sniper lors des files d' attente, tous ces gens qui viennent pour manger non pas une soupe populaire mais du choux
...
Gros décalage avec pourtant cette question sérieuse sur le bien, le mal, l' identité encore. Peut on donner une bonne conscience aux criminelles quand même leurs bienfaiteurs font le mal ? Ambigüe. (5/5)
DVD 2

Le démiurge
Aeon Flux et les forces de la résistance Monicane ont capturé le Démiurge, une créature divine et puissante. Elles se préparent à l' envoyer dans l' espace pour débarasser la Terre de son influence. Les Breens, dirigés par Trevor Goodchild se battent pour empêcher son lancement...
Que faire si Dieu ou un Dieu arrive sur Terre et convainc le monde entier qu'il est bon, que tous doivent croire en lui, qu'il faut arrêter de se battre et qu'il peut ressusciter les morts ?
Ben il devient une drogue puissante et inquiétante. Si on ne peut plus mourir, quel intérêt de vivre ? D' autant plus que ce Dieu se développe dans tout humain ou créature, chat, oiseau qu'il rencontre, comme un parasite... Un peu inquiétant.
Comment critiquer la foi et la religion par Peter Cheung. Episode sympathique mais faible dans son traitement qui rappelle le dieu de Star Trek V en plus bleu et moins agressif. (2/5)
La chambre secrète
La dernière obsession de Trevor Goodchild est une femme oiseau sublime qu'il détient enfermée, au loin dans une chambre secrète. Aeon pourra t'elle a nouveau déjouer ses plans ?
Un épisode où Aeon retrouve une amie d' enfance, espionne elle aussi, qui vient de rompre avec son ex, et ce couple d' homme et de femmes oiseaux que tout le monde convoite, même l' amie d' Aeon qui n' hésitera pas à la trahir...(3/5)
Réeffacement
Aeon doit mettre fin aux effets d'une mission gagnée quand elle apprend qu'une victime innocente doit en faire les frais.
Le thème de la mémoire, de la perte de celle-ci et du sacrifice de soi par amour pour un autre. La fluidité et l' histoire sont au top, on se croirait chez ph.K.Dick... (5/5)
CHRONOPHASE
La lutte d' Aeon contre Trevor est surpassée par une menace les concernant tous les deux, elle vient d'une ancienne et mystérieuse force du mal.
Montage frénétique, jeu sur le temps, paradoxes temporels à la Tarantino, séquences en boucle, on n' échappe pas au vortex de cet épisode, où peu de questions sont élucidées. Tous les futurs restent possibles et ouverts jusqu' au final l' apparition d'un temps statufié qui n' est qu'une porte ouverte sur NOTRE dimension. D' où venait ce bébé, est celui qui a maintenant des crocs aiguisés, qui règne tel un semi dieu ? Qui est cet enfant gardien du sanctuaire ? L' unique survivant d'une expérience qui a mal tourné ? Pourquoi tout recommence, pire que "un jour sans fin" ? (5/5)
Sinistre fin
Aeon chasse Trevor dans le futur pour des milliers d' années plus tard se retrouver seuls tous les deux.
Hmm, ça devait arriver avec toutes leurs conneries la fin du monde.
Bon alors accrochez vous parce que ça va faire mal et tout ça parce que Trevor décide de changer le cours de l' évolution humaine en soumettant celle ci à un rayon radioactif pour juste faire survivre les plus forts. La loi de la nature mais appliquée brutalement à toute l' espèce humaine tandis que d' étranges extraterrestres sans bouches ( euh ?) arrivent sur Terre.
Bon ben en gros, tout se termine mal et toute l' humanité paye le prix des conneries de Aeon et Trevor... (5/5)

Ce qui frappe c'est que la série a été remastérisé intégralement et oh mazette !!!!
Moi qui ait les épisodes enregistré voilà quelques années sur MTV france lors d'une rediffusion lointaine, je reste sur le cul.
Le mot "remastérisation" prend vraiment pour cette fois ses lettres de noblesse, c'est pas possible.
5.1 français, 5.1 anglais et même la VF est sublimement faite même si évidemment elle est moins impressionnante en comparaison des V.O, notamment la voix de Denise Poirier, notre aeon américaine. Mais bon vous pouvez oublier le mono hein...
Du côté de l' image fini le jauni, ça pète de partout et on a même rajouté des effets de lumière.
Sans compter à chaque épisode un commentaire audio intelligent qui laisse respirer l' oeuvre et garde tout mystère dessus alors c'est bon ! C'est trop bon !!!

Une série indispensable pour moi, oh que oui !!!
Et pour clouer le tout, je vous envoie à cette sublime chronique sur le site "dvdenfrançais" dont je met un extrait :
c'est ici : http://www.dvdenfrancais.com/titres/index_critiques_template.php?key=10333
Allez chercher à manger et à boire, ça va vous prendre du temps pour tout lire cette fois ci.
Enfin !
Plus de 14 ans après sa première diffusion en 1992 dans Liquid metal television (qui passait originellement sur mtv mais qu'on pouvait voir sur canal + dans la cultissime et décalée "Oeil du cyclone") et 11 ans après la diffusion de la 3e et dernière saison en 1995 dans les pays anglo-ricains saxons, sort enfin chez nous Aeon Flux, série décalée, ultra violente, brillante, complexe, remplie de fesse et d' allusions sexuelles plus ou moins implicites et...
Et en version non censurée et remastérisée, à la différence de ce que les ricains ont eus.
Nyark !
Comment décrire la joie qui m'a tenaillé quand j' ai eu ce coffret dans les mains en dépensant sans regarder (encore que 3 dvd à 25 euros dans un même coffret avec un packaging artwork de classe ça le fait bien hein) ? C'est simple, j' ai même mis la pauvre Aude devant le fait accompli en lui faisant regarder (bouffer plutôt) 3 épisodes d' affilés ainsi que l' intégralité des épisodes des 1eres et secondes saisons.
Oui, elle est encore vivante la Aude, ne vous inquiétez pas hein, je suis pas un monstre non plus.
Quand même, je dis ça parce que la complexité de la série est... Hors norme. Et là je m' adresse à ceux qui ont déjà vus les films "puzzle" et "casse tête" d' intelligence et de classe que sont Donnie Darko et Memento. Vous voyez ces films ? OK alors accrochez vous parce que Aeon Flux c'est aussi balèze voire plus.
Imaginez un bouquin de 300 pages qui serait concassé en un épisode de 5 minutes ? Là vous comprenez que votre cerveau, si il ne se met pas en marche au quart de tours, ne suivra rien du tout.
Et c'est là que la série devient culte : épisodes complexes, trames léchées en plus d'un style de dessin lorgnant sans vergogne vers le comics pur et dur à la Frank Miller (les personnages peuvent même verser dans la caricature !) avec des couleurs criardes ou ocres donnant dans la sensation voulue de malaise. Et le style de dessin change par détails subtiles à chaque épisode tout en conservant la même homogénéïté, c'est assez dingue et il suffit de regarder le visage d' Aeon d'un épisode à un autre pour s'en convaincre.
Ah oui, la série n'est pas pour les gamins à moins que vous vouliez qu'ils se transforment en Nio 10 à 15 ans plus tard...
1ere saison
A l' origine en 1992 la série était constituée d' un moyen métrage de plus de 20 minutes qui fut sectionné en 6 parties indépendantes pour MTV dans liquid television, ce fut la première saison, laquelle donne tout de suite le ton : plans saccadés et incroyables (notamment Aeon vue de dessous quand elle parcourt une mare de sang avec la vision rouge que pourrait avoir une créature dans cette mare immense rougeâtre !), cadrages maîtrisés à l' extrêmes, idées folles frôlant le n'importe quoi, ultra violence (à la Tarantino !) mâtinée d'humour noir et d'un pessimisme flagrant (il faut voir Aeon abattre une armée de plus d'une centaine de gardes et les corps s' accumuler en tas pour s'en convaincre), fluidité de l' animation (oubliez Uma thurman dans Kill bill volume 1 et son combat dans la maison de "Charlie Brown" et revoyez vous Aeon faire du surf sur un corps accroché avec un grappin à une balustrade et descendant la pente de la cordelette à coup d' uzi dans une séquence filmée en arrière à 45°. Essayez d'imaginer cela...) et bien sûr, des scènes courtes de sexe soft avec léchouilles oreille, léchouille langue, léchouille pieds.
Peter Cheung aime bien les léchouilles quoi...
Cette première saison à défaut d' indiquer d' autres pistes que la satire et la critique de la vanité de l' être humain mettait au moins bien dans le ton.
Mais le pas est atteint avec la seconde saison : 5 courts métrages (5 minutes a chaque fois) tout aussi muets que la 1ere saison et tout aussi complexes voire plus où a chaque fois, Aeon manque sa mission et meurt connement, à tel point que ça en devient jouissif...
Pour réapparaître vivante dans l' épisode d' après.
A ce stade la série s' élève au rang de concept artistique génial. Retour en détail dessus.
2e saison
* Guerre (War)
Un épisode qui démarre en fanfare où Aeon tente de délivrer un prisonnier avant de mourir dès la 1 ère minute. Le prisonnier lui va abattre son geolier avant d' exterminer une armée entière puis de mourir sous les balles d'une personne qui décimera une armée entière avant de périr sous les balles d'une personne qui...
Le truc de fou qui confine à l' absurde et montre de toute façon bien l' absurdité héroïque de la guerre. Les gens ne sont plus que de la chair à pâté et on se sert des cadavres pour en faire un escalier alors qu'ils sont encore accrochés à des cordes ! Barbare et qui part dans toutes les directions... (2/5)
* Gravité (Gravity)
Où comment Aeon tente de capturer des documents d' un avion tout en faisant une chute libre à plus de 1000 mètres d' altitude, apercevant un véhicule et des hommes étranges, un train qui contient son amant et supérieur Trevor Goodchild et sa descente impitoyable qui continue. N' ayant rien d' autre à faire, elle prend les jumelles et regarde les hommes en combinaison. Et elle continue de chuter...
Impitoyable, implacable, cynique, bourré d' idées, un épisode essentiel d' Aeon Flux basé sur une chute sans parachute et une totale perte des objectifs. Jouissif. (5/5)
* Loisirs
Honnêtement celui là ne m'a pas spécialement marqué, mais c'était rigolo... (3/5)
* Miroir (mirror)
Aeon rentre dans une maison, il est 1 h 01. En tombant, elle se ramasse devant une caméra qui la filme. En allant chercher la personne qu'elle doit assassiner, elle tombe sur le circuit vidéo où un court instant elle envisage de détruire la K7. Puis elle rembobine celle ci et se met à la regarder, hélas la bande a des parasites et au moment où elle se baisse pour remettre la prise, elle ne voit pas qu'a 1 h pile, une personne étrange est passée par le même chemin qu'elle...
Basé sur le jeu avec le temps et le décalage, cet épisode a pour thème la vision, le regard, un thème qui deviendra récurrent dans toute la série, surtout la 3e saison. Aeon en croyant avoir un contrat pour tuer quelqu'un se fait doubler toujours d'une minute ou plus sur son propre terrain avant de se faire assassiner et d' agoniser lentement devant la cassette qui continue de se dérouler. Avant de pousser son dernier soupir, va t'elle pouvoir voir son assassin...? (4/5)
Marées (tides)
Un épisode irracontable autour d'un ascenseur/chambre, d'une clé et d' un compte à rebours qui s' égraine lentement de 7 à 0 et toujours sortir, vérifier la clé si elle correspond à la porte, tirer sur le grappin qui se déploie à l' angle, abattre un garde de l' étage et revenir dans l' ascenseur. Puis recommencer à chaque étage jusqu' au niveau 0 où...
Suspense haletant, musique construite comme un boléro, jeu de pistes, agents doubles, tout l' épisode relève du génial comme Miroir et Gravité. (5/5 voire 6/5 ah que si.)
La première et la seconde saison sont rangées dans le 3e dvd à côté des bonus et documentaires sous l' appellation de "courts métrages aeon flux". Le Pilote 1ere saison lui se voit a nouveau rattaché en une seule et même partie, un peu indigeste alors que les courts métrages 2e saison eux restent totalement indépendant ce qui fait toute leur force.
Les autres bonus eux concernent la conception graphique (photos nombreuses, croquis, story boards, planches, essais), 2 documentaires, un extrait de Liquid Télévision (ah ouais ça fait hyper peur et décalée cette émission quand on y pense... Mais comment j'ai pu regarder ça ??? J' étais Djeunz et naïf... ) ainsi que divers travaux vidéos de Peter Cheung notamment sa pub sublime pour Honda et ses pubs pour MTV ou Aeon Flux le jeu...
... Travaux que vous pourrez visionner et télécharger chez Catsuka si le lien marche encore^^ :
http://www.catsuka.com/focuson_anim.php?id=chung_peter&page=2
La pub Honda est sublime vraiment, ah oui...
Aaaaah si ils avaient pu mettre un extrait du "matriculated" d' Animatrix que Cheung à réalisé ou encore un extrait de sa série avec Rintaro "Alexander", on aurait touché au suprême bonheur mais non, tans pis, c'est déjà pas mal.
Beau plan, belle domination.
La 3eme saison
En 1995, la 3e saison d' Aeon Flux est diffusée à partir du 8 août. Cette fois les épisodes font 25 minutes chacun et Aeon et Trevor les deux seuls personnages récurrents qui s' aiment et s' affrontent à chaque fois sur les trois saisons, parlent comme tous les protagonnistes et les voix sont sublimes. Denise Poirier de sa voix rauque campe magnifiquement la voix originale U.S d' Aeon, une Aeon qui d' ailleurs dans ses rares paroles --pour garder tout le mystère et l' ambiguïté du personngae-- reste aussi cynique quand elle ne fait pas preuve d'un humour décapant.
Trevor Goodchild n'est pas en reste et contrairement à son nom, il n'est pas l' enfant sage qu'il devrait être ou aurait dû être. Quand il n'est pas en train de tirer toutes les ficelles, cet amant/Pire ennemi (leur relation n'est jamais très claire) d' Aeon manigance toujours un sale coup. Déjà dans le premier épisode, il réussit à kidnapper le président de la cité pour devenir calife à la place du calife, un peu comme un Sarko qui kidnapperait un Chirac et se ferait président comme ça d'un coup. Et le peuple ne dit rien comme des moutons... Ce qui pourrait très bien arriver dans notre monde, les premiers résultats de 2002 ne l' ayant que trop montré...
Voici la liste des épisodes de cette troisième saison qui tient sur les dvds 1 et 2.
DVD 1
Utopie ou Deuteroanopie ?
Trevor Goodchild vient de s'emparer du pouvoir à Bregna. L' ancien chef, Clavius, à disparu en des circonstances mystérieuses. Ce ne sont pas les affaires d' Aeon mais...
Encore un truc qui démarre follement, on nage même en plein Cronenberg quand on ouvre le ventre de quelqu'un à l' aide d'une clé, parcourt son ventre pour arriver à une chambre avec lit et robes. L' idée d'un espace temps brouillé et accessible uniquement en se mettant sur la même longueur d' onde rien qu' avec des bretelles spéciales est géniale en elle même et réhausse cet épisode portant sur l' identité et la folie, l' usurpation et la trahison. (4/5)
Thanatophobie
Aeon et Trevor se battent pour une question d' éthique concernant le sort d'un couple d' amoureux séparé par la frontière lourdement armée entre Bregna et Monica.
Ouh la claque. Douloureux, froid et impitoyable, l' histoire s' attache plus à un couple d' amoureux cherchant à passer de l' autre côté de la frontière par un mur style Mur de Berlin mais lourdement armé de mitraillettes à capteur/caméras. Le retournement de situation final est doulouresement brillant et dur et ne laisse pas de pitié pour une personne pourtant qu' aeon essaya de protéger... (5/5)
Une dernière fois pour toutes
En clonant Aeon, Trevor découvre que la ressemblance ne s' arrête pas seulement à son physique...
L' identité même celle d' un clone peut elle être la même que celle de l' original ? Partant de ce principe, L' Aeon originale et la Aeon clonée s' entendent pour s' interchanger et faire tourner Trevor en bourrique pour mieux le casser sentimentalement. Oui mais voilà, l'une des deux tombe définitivement amoureuse au point de vouloir en oublier sa propre liberté. Au final, l'une des deux devra disparaître, l' originale ou la dupliquée ? Et si la clonée n' était pas celle que l'on croit et vice versa pour l' originale ?
On s' enmêle et c'est ça qui reste génial. (5/5)
Hypothèse de la dérive éthérée
Les expériences de Trevor en matière de vie artificielle sont gardées dans un écosystème nommé l' Habitat.Tout un océan de liquide paralysant le protège des intrusions d' influences extérieures...
Mon 2e épisode préféré avec Thanatophobia. Un immense cube sous une mer paralysante laissant les gens en semi vie et Aeon qui arrive et perturbe tout ça juste en faisant tomber ses munitions dans un conduit d' égout et voilà que tout commence à se désagréger.
Non seulement un espèce d' acide parcourt le cube mais le liquide paralysant s'y engouffre aussi et l' Habitat en plus de se désagréger, coule aussi petit à petit....(5/5)
La purge
Aeon est sur les traces d'une brute criminelle : Bambara, un être abject. Et elle craint d' avoir été "contaminée" par un programme de modification de comportement mis au point par Trevor...
Encore un épisode qui regorge d' idées : un tuteur mécanique pour donner une "simili conscience" de bonté aux criminels, la poursuite démoniaque du train, la secte de folles qui ferait passer le MLF pour un groupe hippie des 60's, les cadrages et le sniper lors des files d' attente, tous ces gens qui viennent pour manger non pas une soupe populaire mais du choux
Gros décalage avec pourtant cette question sérieuse sur le bien, le mal, l' identité encore. Peut on donner une bonne conscience aux criminelles quand même leurs bienfaiteurs font le mal ? Ambigüe. (5/5)
DVD 2
Le démiurge
Aeon Flux et les forces de la résistance Monicane ont capturé le Démiurge, une créature divine et puissante. Elles se préparent à l' envoyer dans l' espace pour débarasser la Terre de son influence. Les Breens, dirigés par Trevor Goodchild se battent pour empêcher son lancement...
Que faire si Dieu ou un Dieu arrive sur Terre et convainc le monde entier qu'il est bon, que tous doivent croire en lui, qu'il faut arrêter de se battre et qu'il peut ressusciter les morts ?
Ben il devient une drogue puissante et inquiétante. Si on ne peut plus mourir, quel intérêt de vivre ? D' autant plus que ce Dieu se développe dans tout humain ou créature, chat, oiseau qu'il rencontre, comme un parasite... Un peu inquiétant.
Comment critiquer la foi et la religion par Peter Cheung. Episode sympathique mais faible dans son traitement qui rappelle le dieu de Star Trek V en plus bleu et moins agressif. (2/5)
La chambre secrète
La dernière obsession de Trevor Goodchild est une femme oiseau sublime qu'il détient enfermée, au loin dans une chambre secrète. Aeon pourra t'elle a nouveau déjouer ses plans ?
Un épisode où Aeon retrouve une amie d' enfance, espionne elle aussi, qui vient de rompre avec son ex, et ce couple d' homme et de femmes oiseaux que tout le monde convoite, même l' amie d' Aeon qui n' hésitera pas à la trahir...(3/5)
Réeffacement
Aeon doit mettre fin aux effets d'une mission gagnée quand elle apprend qu'une victime innocente doit en faire les frais.
Le thème de la mémoire, de la perte de celle-ci et du sacrifice de soi par amour pour un autre. La fluidité et l' histoire sont au top, on se croirait chez ph.K.Dick... (5/5)
CHRONOPHASE
La lutte d' Aeon contre Trevor est surpassée par une menace les concernant tous les deux, elle vient d'une ancienne et mystérieuse force du mal.
Montage frénétique, jeu sur le temps, paradoxes temporels à la Tarantino, séquences en boucle, on n' échappe pas au vortex de cet épisode, où peu de questions sont élucidées. Tous les futurs restent possibles et ouverts jusqu' au final l' apparition d'un temps statufié qui n' est qu'une porte ouverte sur NOTRE dimension. D' où venait ce bébé, est celui qui a maintenant des crocs aiguisés, qui règne tel un semi dieu ? Qui est cet enfant gardien du sanctuaire ? L' unique survivant d'une expérience qui a mal tourné ? Pourquoi tout recommence, pire que "un jour sans fin" ? (5/5)
Sinistre fin
Aeon chasse Trevor dans le futur pour des milliers d' années plus tard se retrouver seuls tous les deux.
Hmm, ça devait arriver avec toutes leurs conneries la fin du monde.
Bon alors accrochez vous parce que ça va faire mal et tout ça parce que Trevor décide de changer le cours de l' évolution humaine en soumettant celle ci à un rayon radioactif pour juste faire survivre les plus forts. La loi de la nature mais appliquée brutalement à toute l' espèce humaine tandis que d' étranges extraterrestres sans bouches ( euh ?) arrivent sur Terre.
Bon ben en gros, tout se termine mal et toute l' humanité paye le prix des conneries de Aeon et Trevor... (5/5)
Ce qui frappe c'est que la série a été remastérisé intégralement et oh mazette !!!!
Moi qui ait les épisodes enregistré voilà quelques années sur MTV france lors d'une rediffusion lointaine, je reste sur le cul.
Le mot "remastérisation" prend vraiment pour cette fois ses lettres de noblesse, c'est pas possible.
5.1 français, 5.1 anglais et même la VF est sublimement faite même si évidemment elle est moins impressionnante en comparaison des V.O, notamment la voix de Denise Poirier, notre aeon américaine. Mais bon vous pouvez oublier le mono hein...
Du côté de l' image fini le jauni, ça pète de partout et on a même rajouté des effets de lumière.
Sans compter à chaque épisode un commentaire audio intelligent qui laisse respirer l' oeuvre et garde tout mystère dessus alors c'est bon ! C'est trop bon !!!
Une série indispensable pour moi, oh que oui !!!
Et pour clouer le tout, je vous envoie à cette sublime chronique sur le site "dvdenfrançais" dont je met un extrait :
Citation :
(...) "Les scénarios d'une violence extrême, aussi bien physique qu'intellectuelle, des histoires à déroulements non linéaires, des fins rarement heureuses et une propension de "l'héroïne" à manquer ses objectifs de manière spectaculaire sont le squelette de la série. Les limites ne sont jamais nette, Æon effectuera des mission aussi bien pour Monica que pour Trevor, qui lui même travaillera plus d'une fois contre le camp qu'il dirige. La série est un opéra Wagnérien dans sa forme, Kafkaïen dans son fond auquel on assiste médusé, le cerveau pas vraiment certain des informations que l'écran cathodique vient tout juste de distiller.
Peter Chung s'amuse avec la vision du spectateur, il la modèle faisant pencher les sympathies d'un coté ou de l'autre au gré de son plaisir, certaines fois au sein d'un même épisode, le court métrage War en est un excellent exemple. Il n'existe pas de thème ni même de message, si ce n'est, peut-être, la futilité de ces derniers. L'oeuvre est souvent déroutante et l'interprétation n'en est jamais facile, si tant est que l'exercice ne soit pas tout simplement futile.
Le style même du dessin est à l'extrême pointe stylistique des comics américains du début des années 90, le trait est très visible, le dessin tout en ligne, les caractéristiques des personnages sont soulignées à tel point qu'ils en deviennent laids, un dessin très dur se situant quelque part entre celui de l'Elektra de Frank Miller et du V for Vendetta d'Alan Moore. "
c'est ici : http://www.dvdenfrancais.com/titres/index_critiques_template.php?key=10333
Et merde, je suis retombé dans le Djeunisme total en fouttant plein de smileys partout. Qu'on me pardonne mais ce retour dans mon enfance dégénérée me fait plus que du bien !
28 janvier 2006
Dracula (Francis Ford Coppola)

Ce film surprend toujours autant depuis sa sortie en 1992, soit déjà 14 ans. On aurait pu croire que son esthétique baroque et foisannante aurait pu à l' époque comme aujourd'hui l' étouffer voire le tuer mais bah... non. Et cette adaptation du roman de Bram Stocker s' avère finalement comme l' une des plus belles, fascinantes et proches du bouquin avec le Nosferatu de Murnau tout en restant très personel que c' en est troublant.
Devant ce film, comme devant un Excalibur de Boorman, un Ghost in the Shell d' Oshii, un Miroir de Tarkovski ou un Barry Lyndon de Kubrick voire n' importe quel Kurosawa, c'est d' abord la perfection esthétique et plastique qui frappe, choque presque, pour nous renverser totalement à son passage. Chaque scène, chaque plan en plus d' être composés comme des tableaux aux cadrages proches de la perfection font montre d' une beauté stupéfiante et douloureuse qui répond bien à celle du film en lui même. La première fois qu'on voit le film, on est éberlué, on se dit qu'on va avoir du mal à supporter tant de foisonnement à l' écran. C'est presque du grandguignolesque, mais petit à petit on rentre dans le film pour s' apercevoir que cet amour total, presque fou imprègne donc aussi bien l' histoire que l' image.
Amour fou à la fois de Dracula pour Mina, la réincarnation de sa Elizabetha perdue comme amour chaste de Jonathan envers Mina ou l' amour charnel développé par Lucy. En ce sens Dracula s' avère comme un monstre doté d'une terrible humanité car à la différence de Jonathan et Lucy, il aime autant chastement que charnellement avec cet amour qui finira par le détruire, causer inlassablement sa perte telle cette phrase appropriée issue de King Kong (autant 1933 que 2005) qui ressort très bien ici : "Et quand la bête vu la belle, il fut perdu. C'est la belle qui a tué la bête".
Amour de Coppola pour la science et la technologie qu'on (re)découvre comme Dracula (Francis nous tient continuellement en position de voyeur pour finalement nous faire adhérer du côté du vampire et ainsi nous émerveiller à chaque fois). Devant nos yeux ébahis c'est toutes les nouvelles technologies émergeantes du XIXe et XXe siècle qui prennent forme et envahissent l' écran : le phonogram, le télégrame, les premiers vinyles et surtout le cinéma qui tient une place prépondérante à tel point que le réalisateur n' hésite pas à tourner un plan en accéléré boursouflé de moisissures comme les premiers films du début du siècle.
Amour des acteurs à la fois par le réalisateur mais aussi pour le rôle. Tom Waits de passage pour un court second rôle impressionne autant à l' écran qu'un Ron Perlman dans un Jeunet ou un Annaud. Gary Oldman littéralement imprégné de son personnage de monstre sanguinnaire terriblement plus humain que ces derniers explose littéralement le film, le porte presque sur ses seules épaules, à la fois théâtralement et sobrement. Winona Ryder est sublime une fois de plus et sa beauté et son intelligence, son rôle humble nous font presque tourner la tête. Anthony Hopkins cabotine une fois n' est pas coutume mais il le fait tellement sympathiquement que c' en est plaisant. Reste Keanu Reeves acteur incapable de sourire quelque soit le rôle qu'il a (ça fait 20 ans de cinéma dans sa carrière qu'il ne sourit pas, je reste inquiet), mais curieusement dans le rôle du jeune amoureux naïf et transi, ça passe bien.
Devant un tel film somme, on reste ébahis et on ne peut que pleurer la fin tragique du maître vampire dans un final haletant à la démesure du film.
Pour moi, impossible de rester objectif devant un film qui fait appel à la passion en chacun de nous alors je le dis comme ça, à prendre avec des pincettes ou en total accord avec ma subjectivité, ce film est un chef d' oeuvre, voilà.
----Dans une mer d' étoiles....----
Je vais bien.
Si j'ai pu en inquiéter certains (qu'ils se dénoncent), je vais mieux. Je ne sais même pas jusqu' où ça va durer mais je me sens investis d'une puissance que je sens m' emmener loin sur une mer d' étoiles, l' euphorie dans le coeur et des projets gonflants ma tête.
J'ai même repris l'ouverture des négociations avec moi même, c'est dire.
En fait, je me sens tout bonnement vivant et c'est cette joie incroyable de vivre à l' heure actuelle, de se sentir pleinement vivant et conscient de son existence qui soudain me fait faire de grands pas. Pas de pitié pour les autres à présent, car je sais qu'ils n' en auront aucune pour moi.
Depuis le dernier message, il y a eu un week end Tarkovskien, le goût de redessiner à nouveau, des perspectives d' idées de cadeau d' anniversaire pour certains, des projets à partager et rien à foutre du "qu'en dira t'on", je suis au dessus de la mêlée, vous aussi tout comme moi et c'est tout à votre honneur et merde aux autres.
Au conseil de classe, on a fait sur moi la remarque que j' étais dans mon monde et que de ce fait je n' étais pas dans le moule. Certains profs, racontait la déléguée, avaient émis l' hypothèse que j' étais une sorte d' autiste ce qui m'a bien fait rire sous cape et d' ailleurs redonné du moral.
Certes, ce n'est pas très ouvert de ma part d' être replié sur moi-même mais il faut comprendre que c'est plus une manière de se défendre contre les assauts du monde qu' afficher une sorte de mépris pour lui, ce que je n' ai pas forcément : à ce petit jeu là on finit toujours par s'y brûler les ailes. Et pour le cynisme d' affichage, je l' ai pratiqué pendant 3,4 ans et ça use plus qu' autre chose dans sa solitude.
Cette soif de (sur)vie je l' ai alimentée aussi en lisant plus de 3 livres d' un coup comme au bon vieux temps tout en notant consciencieusement idées et dessins sur divers croquis. Là je laisse un peu tomber momentanément la SF et les vampires d' Anne Rice pour me concentrer sur Cervantes : Echauffé par tous les hommes perdus dans la Mancha (Gilliam en a fait partie on peut le dire) j' avoue nourrir une envie grandissante de me frotter à l' (ir)réalisme cruel du Don Quichotte mais j' y vais en douceur tel un amant précautionneux en lisant d' abord "la petite gitane" une nouvelle de ce dernier, avant de monter à l' assaut des moulins à vents et autres chimères de grands esprits vivants dans d' autres mondes.
Et pour parler d' un autre Cervantes, j' aurais bien envie de tailler dans l' épée ce soir si possible.
En attendant, grande nouvelle, j' ai des crocs et tel Rastignac (Lucien est trop mou mais plus humain peut être que ce dernier) ou Louis (oui, Louis est préférable à tous les Lestat et Rastignac du monde), je pars à l' assaut de multiples projets. Souhaitez moi bonne chance.
Merki !
Si j'ai pu en inquiéter certains (qu'ils se dénoncent), je vais mieux. Je ne sais même pas jusqu' où ça va durer mais je me sens investis d'une puissance que je sens m' emmener loin sur une mer d' étoiles, l' euphorie dans le coeur et des projets gonflants ma tête.
J'ai même repris l'ouverture des négociations avec moi même, c'est dire.
En fait, je me sens tout bonnement vivant et c'est cette joie incroyable de vivre à l' heure actuelle, de se sentir pleinement vivant et conscient de son existence qui soudain me fait faire de grands pas. Pas de pitié pour les autres à présent, car je sais qu'ils n' en auront aucune pour moi.
Depuis le dernier message, il y a eu un week end Tarkovskien, le goût de redessiner à nouveau, des perspectives d' idées de cadeau d' anniversaire pour certains, des projets à partager et rien à foutre du "qu'en dira t'on", je suis au dessus de la mêlée, vous aussi tout comme moi et c'est tout à votre honneur et merde aux autres.
Au conseil de classe, on a fait sur moi la remarque que j' étais dans mon monde et que de ce fait je n' étais pas dans le moule. Certains profs, racontait la déléguée, avaient émis l' hypothèse que j' étais une sorte d' autiste ce qui m'a bien fait rire sous cape et d' ailleurs redonné du moral.
Certes, ce n'est pas très ouvert de ma part d' être replié sur moi-même mais il faut comprendre que c'est plus une manière de se défendre contre les assauts du monde qu' afficher une sorte de mépris pour lui, ce que je n' ai pas forcément : à ce petit jeu là on finit toujours par s'y brûler les ailes. Et pour le cynisme d' affichage, je l' ai pratiqué pendant 3,4 ans et ça use plus qu' autre chose dans sa solitude.
Cette soif de (sur)vie je l' ai alimentée aussi en lisant plus de 3 livres d' un coup comme au bon vieux temps tout en notant consciencieusement idées et dessins sur divers croquis. Là je laisse un peu tomber momentanément la SF et les vampires d' Anne Rice pour me concentrer sur Cervantes : Echauffé par tous les hommes perdus dans la Mancha (Gilliam en a fait partie on peut le dire) j' avoue nourrir une envie grandissante de me frotter à l' (ir)réalisme cruel du Don Quichotte mais j' y vais en douceur tel un amant précautionneux en lisant d' abord "la petite gitane" une nouvelle de ce dernier, avant de monter à l' assaut des moulins à vents et autres chimères de grands esprits vivants dans d' autres mondes.
Et pour parler d' un autre Cervantes, j' aurais bien envie de tailler dans l' épée ce soir si possible.
En attendant, grande nouvelle, j' ai des crocs et tel Rastignac (Lucien est trop mou mais plus humain peut être que ce dernier) ou Louis (oui, Louis est préférable à tous les Lestat et Rastignac du monde), je pars à l' assaut de multiples projets. Souhaitez moi bonne chance.
Merki !
19 janvier 2006
Je suis une...
Non seulement je ne suis plus du tout créatif, je me constamment vidé et inutile, ma vie personnelle se réduit à peau de chagrin, les autres m' agacent et m' énervent avec leurs petites revendications futiles que ce soit à l' internat ou en classe, mais je ferme ma gueule.
Parce que si je l' ouvrais, je perdrais des amis, pour rien, parce que j' esaie de donner mon opinion, parce que j' essaie de faire ressortir ma vraie personnalité et survivre mais il est plus facile et rassurant de se la fermer que de l' ouvrir.
Plus inquiétant et dangereux certes mais mieux, on évite de faire souffrir plus les autres que nous mêmes.
Mais c'est quand même lâche du moins, on le ressent comme ça au fond de sa chair.
Je viens de recevoir mes résultats d' examens blancs en vue de l' examen final de fin d' année.
Je me suis étalé comme une belle merde, d' ailleurs je suis une merde.
Le conseil de classe arrive à grands pas et tout ce que les autres finalement disent ne les concernent qu' eux mêmes, leurs propres problèmes personnels mais arrivent à suscité suffisamment d' empathie ou de ressemblance pour que d' autres dodelinent de la tête et approuvent lentement comme les moutons qu'ils sont. Arrêtez de vous plaindre et de dire que c'est de la faute des professeurs, qu' ils n'ont pas e programme, qu' ils ne se remettent pas en question eux mêmes. Arrêtez de dire ça en pensant plus à vous qu' aux autres avant vous, vous ne les connaissez pas, vous ne savez pas par quoi ils sont passés dans la vie.
Mais je ferme ma gueule parce qu' en plus d' être l' anti-social par excellence de la classe, je suis celui qui pourrait être, non rectification, je suis celui qui l' est, le plus critiqué que ce soit en face (l' accusation récente, cf note précédente) ou dans mon dos.
Oui je ferme ma gueule, mais j' essaie d' avancer et de me remettre constamment en question moi.
J' ai l' impression de me débattre dans un filet invisible qui se referme lentement mais je suis une merde alors je ferme ma gueule.
J' ai bien peur que je n' ai pas mon examen à la fin de l' année même si je ne le montre pas et que j' intériorise --ou essaie-- au maximum car je suis une merde.
Parce que si je l' ouvrais, je perdrais des amis, pour rien, parce que j' esaie de donner mon opinion, parce que j' essaie de faire ressortir ma vraie personnalité et survivre mais il est plus facile et rassurant de se la fermer que de l' ouvrir.
Plus inquiétant et dangereux certes mais mieux, on évite de faire souffrir plus les autres que nous mêmes.
Mais c'est quand même lâche du moins, on le ressent comme ça au fond de sa chair.
Je viens de recevoir mes résultats d' examens blancs en vue de l' examen final de fin d' année.
Je me suis étalé comme une belle merde, d' ailleurs je suis une merde.
Le conseil de classe arrive à grands pas et tout ce que les autres finalement disent ne les concernent qu' eux mêmes, leurs propres problèmes personnels mais arrivent à suscité suffisamment d' empathie ou de ressemblance pour que d' autres dodelinent de la tête et approuvent lentement comme les moutons qu'ils sont. Arrêtez de vous plaindre et de dire que c'est de la faute des professeurs, qu' ils n'ont pas e programme, qu' ils ne se remettent pas en question eux mêmes. Arrêtez de dire ça en pensant plus à vous qu' aux autres avant vous, vous ne les connaissez pas, vous ne savez pas par quoi ils sont passés dans la vie.
Mais je ferme ma gueule parce qu' en plus d' être l' anti-social par excellence de la classe, je suis celui qui pourrait être, non rectification, je suis celui qui l' est, le plus critiqué que ce soit en face (l' accusation récente, cf note précédente) ou dans mon dos.
Oui je ferme ma gueule, mais j' essaie d' avancer et de me remettre constamment en question moi.
J' ai l' impression de me débattre dans un filet invisible qui se referme lentement mais je suis une merde alors je ferme ma gueule.
J' ai bien peur que je n' ai pas mon examen à la fin de l' année même si je ne le montre pas et que j' intériorise --ou essaie-- au maximum car je suis une merde.
15 janvier 2006
End Week
Je suis rentré une fois de plus pour un week end et m' apercevoir qu' un instant le plaisir de revenir sur une terre de peu d' origines avait dépassé la perdition et la solitude dans laquelle je me réfugie obstinément. Puis, c'est revenu, je me suis rappelé ma condition, le fait que j' étais irrémédiablement loin de tout ce que j' aimais, j' admirais, ce pour quoi je vivais.
Mais je préfére fuir loin de mes apprentissages plus pour fuir la médiocrité des gens qu' un quelconque réconfort auprès de ma famille et de l' Art même si je sais pertinnement que c'est l'unique chance de se ressourcer actuellement. Fuir loin des bassesses et de l' hypocrisie de certaines personnes qui m' ont accusées de maux dans lesquels je ne me suis jamais vu, ni reconnu. Mais à leur connerie, je placerais mon côté rancunier : Sur ces deux personnes, l' une m' était pourtant sympathique à tel point que j' envisageais de lui prêter une k7 voire un dvd si nos rapports allaient mieux. Quel naïf je suis. Si elle me demande, je répondrais que je n' ai pas retrouvé le film en lui même dans mon bazar ce qui est une demi-vérité vu que je suis très légérement bordélique.
Pourquoi dois je toujours placer la barre de mon estime personnelle des gens si haute à chaque fois pour me renfermer de plus en plus dans l' associal ? Parce que je suis déçu. Je suis déçu à chaque fois que j' estime pouvoir leur faire confiance pour m' ouvrir à eux, vouloir tout donner de ma personne avant de m' apercevoir une fois de plus que je m' étais fourvoyé. Et tous les autres m' agacent, ceux qui parlent haut, ceux qui parlent fort, je ne vois que toi entre les grandes glaces et les bouteilles saveur confort, disait Francis Cabrel.
C' est juste et le maigre panel de gens auquel je fais maintenant confiance dans la réalité autant que le virtuel se réduit à peau de chagrin, oh des doigts de la main.
J' ai les noms en tête, ils viennent naturellement et je sais pertinnement que je peut leur faire confiance.
J' ai récemment passé les examens blancs même si celui de français se fait attendre et mes 2 seuls réconforts dans les semaines à venir se placent dans le retour imminent de la Aude ainsi que le cours de sciences humaines où nous parlons du cinéma. Nous venions à peine de commencer qu'un dialogue magique entre le prof, un autre élève et moi s' installait pour évoquer Murnau (Nosferatu), Fritz Lang (Metropolis même si je préfère M le maudit et le testament du docteur Mabuse), Eisenstein (le cuirassé Potemkin), Chaplin, et autres Citizen Kane... Bon ça, c'était pour la partie avant la seconde guerre mondiale.
Pour ce qui est de l' après, je ne desespère pas de parler de Mizoguchi, Kubrick, Tarkovski, Kurosawa.... Entre temps je me suis acheté Psychose de Hitchcock dont la collection chez le marchand de journeau démarre avec le dvd à 3, 4 euros. Une affaire comme ça (et c'est pour ça et l' amour de Hitchcock) ça ne se refuse pas ma fois, même si on connait presque par coeur la scène de la douche.
Tout à l' heure je repart sur Samarobrive mais je tient à prévenir à l' avance : peut être arrêterais je ce blog prochainement. Bien sûr je préviendrais, ça se verra, il me reste encore quelques choses à dire (notamment des choses pas très propres et sympathiques mais j'assume et de toutes façons vous êtes majeur(e)s) mais sur le fond comme la forme Blogger et ses erreurs 404 en tout genre me lourdent sérieusement.
Au passage, j' attends la réponse de Shushu pour ce projet de collaboration inter-blog textuel mais peut être celà intéressera t'il aussi Nils voire la Fugitive, je ne sais pas.
Le temps me manque autant qu'un désir de retour là bas.
Mais la douce y sera, un point déjà et c'est me semble t'il assez positif d' après nos appels récents.
Je vous laisse, votre dévoué, Nio.
P.S : Lisez Tarkovski (père et fils), et Baudelaire, je ne le répéterais jamais assez.
Mais je préfére fuir loin de mes apprentissages plus pour fuir la médiocrité des gens qu' un quelconque réconfort auprès de ma famille et de l' Art même si je sais pertinnement que c'est l'unique chance de se ressourcer actuellement. Fuir loin des bassesses et de l' hypocrisie de certaines personnes qui m' ont accusées de maux dans lesquels je ne me suis jamais vu, ni reconnu. Mais à leur connerie, je placerais mon côté rancunier : Sur ces deux personnes, l' une m' était pourtant sympathique à tel point que j' envisageais de lui prêter une k7 voire un dvd si nos rapports allaient mieux. Quel naïf je suis. Si elle me demande, je répondrais que je n' ai pas retrouvé le film en lui même dans mon bazar ce qui est une demi-vérité vu que je suis très légérement bordélique.
Pourquoi dois je toujours placer la barre de mon estime personnelle des gens si haute à chaque fois pour me renfermer de plus en plus dans l' associal ? Parce que je suis déçu. Je suis déçu à chaque fois que j' estime pouvoir leur faire confiance pour m' ouvrir à eux, vouloir tout donner de ma personne avant de m' apercevoir une fois de plus que je m' étais fourvoyé. Et tous les autres m' agacent, ceux qui parlent haut, ceux qui parlent fort, je ne vois que toi entre les grandes glaces et les bouteilles saveur confort, disait Francis Cabrel.
C' est juste et le maigre panel de gens auquel je fais maintenant confiance dans la réalité autant que le virtuel se réduit à peau de chagrin, oh des doigts de la main.
J' ai les noms en tête, ils viennent naturellement et je sais pertinnement que je peut leur faire confiance.
J' ai récemment passé les examens blancs même si celui de français se fait attendre et mes 2 seuls réconforts dans les semaines à venir se placent dans le retour imminent de la Aude ainsi que le cours de sciences humaines où nous parlons du cinéma. Nous venions à peine de commencer qu'un dialogue magique entre le prof, un autre élève et moi s' installait pour évoquer Murnau (Nosferatu), Fritz Lang (Metropolis même si je préfère M le maudit et le testament du docteur Mabuse), Eisenstein (le cuirassé Potemkin), Chaplin, et autres Citizen Kane... Bon ça, c'était pour la partie avant la seconde guerre mondiale.
Pour ce qui est de l' après, je ne desespère pas de parler de Mizoguchi, Kubrick, Tarkovski, Kurosawa.... Entre temps je me suis acheté Psychose de Hitchcock dont la collection chez le marchand de journeau démarre avec le dvd à 3, 4 euros. Une affaire comme ça (et c'est pour ça et l' amour de Hitchcock) ça ne se refuse pas ma fois, même si on connait presque par coeur la scène de la douche.
Tout à l' heure je repart sur Samarobrive mais je tient à prévenir à l' avance : peut être arrêterais je ce blog prochainement. Bien sûr je préviendrais, ça se verra, il me reste encore quelques choses à dire (notamment des choses pas très propres et sympathiques mais j'assume et de toutes façons vous êtes majeur(e)s) mais sur le fond comme la forme Blogger et ses erreurs 404 en tout genre me lourdent sérieusement.
Au passage, j' attends la réponse de Shushu pour ce projet de collaboration inter-blog textuel mais peut être celà intéressera t'il aussi Nils voire la Fugitive, je ne sais pas.
Le temps me manque autant qu'un désir de retour là bas.
Mais la douce y sera, un point déjà et c'est me semble t'il assez positif d' après nos appels récents.
Je vous laisse, votre dévoué, Nio.
P.S : Lisez Tarkovski (père et fils), et Baudelaire, je ne le répéterais jamais assez.
06 janvier 2006
02 janvier 2006
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