Je vais bien.
Si j'ai pu en inquiéter certains (qu'ils se dénoncent), je vais mieux. Je ne sais même pas jusqu' où ça va durer mais je me sens investis d'une puissance que je sens m' emmener loin sur une mer d' étoiles, l' euphorie dans le coeur et des projets gonflants ma tête.
J'ai même repris l'ouverture des négociations avec moi même, c'est dire.
En fait, je me sens tout bonnement vivant et c'est cette joie incroyable de vivre à l' heure actuelle, de se sentir pleinement vivant et conscient de son existence qui soudain me fait faire de grands pas. Pas de pitié pour les autres à présent, car je sais qu'ils n' en auront aucune pour moi.
Depuis le dernier message, il y a eu un week end Tarkovskien, le goût de redessiner à nouveau, des perspectives d' idées de cadeau d' anniversaire pour certains, des projets à partager et rien à foutre du "qu'en dira t'on", je suis au dessus de la mêlée, vous aussi tout comme moi et c'est tout à votre honneur et merde aux autres.
Au conseil de classe, on a fait sur moi la remarque que j' étais dans mon monde et que de ce fait je n' étais pas dans le moule. Certains profs, racontait la déléguée, avaient émis l' hypothèse que j' étais une sorte d' autiste ce qui m'a bien fait rire sous cape et d' ailleurs redonné du moral.
Certes, ce n'est pas très ouvert de ma part d' être replié sur moi-même mais il faut comprendre que c'est plus une manière de se défendre contre les assauts du monde qu' afficher une sorte de mépris pour lui, ce que je n' ai pas forcément : à ce petit jeu là on finit toujours par s'y brûler les ailes. Et pour le cynisme d' affichage, je l' ai pratiqué pendant 3,4 ans et ça use plus qu' autre chose dans sa solitude.
Cette soif de (sur)vie je l' ai alimentée aussi en lisant plus de 3 livres d' un coup comme au bon vieux temps tout en notant consciencieusement idées et dessins sur divers croquis. Là je laisse un peu tomber momentanément la SF et les vampires d' Anne Rice pour me concentrer sur Cervantes : Echauffé par tous les hommes perdus dans la Mancha (Gilliam en a fait partie on peut le dire) j' avoue nourrir une envie grandissante de me frotter à l' (ir)réalisme cruel du Don Quichotte mais j' y vais en douceur tel un amant précautionneux en lisant d' abord "la petite gitane" une nouvelle de ce dernier, avant de monter à l' assaut des moulins à vents et autres chimères de grands esprits vivants dans d' autres mondes.
Et pour parler d' un autre Cervantes, j' aurais bien envie de tailler dans l' épée ce soir si possible.
En attendant, grande nouvelle, j' ai des crocs et tel Rastignac (Lucien est trop mou mais plus humain peut être que ce dernier) ou Louis (oui, Louis est préférable à tous les Lestat et Rastignac du monde), je pars à l' assaut de multiples projets. Souhaitez moi bonne chance.
Merki !
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