11 septembre 2005

Suspension...

Je repars pour un moment, la peur collée à moi, qui ne veut pas partir.

Quand à nous tous, suspendons nous aux points pendant ce temps.
Ils servent à ça.






...g











Ah ouais, y'a même le point g.
Désolé c'était pas drôle.
Bon ben @ la prochaine hein.


Papa...

J' étais rentré vendredi soir dans un état de loque que certains doivent bien connaître, comprendre.
Jeudi soir, c'était mini fête entre moi et un interne...
Musique jusqu' au bout de la nuit (it was a joke...) ou presque.

Si je suis rentré, c' était essentiellement motivé par la peur et le besoin.

Besoin, car pour certains cours, je suis obligé de chercher des affaires de cuisine (!) que forcément, je n' ai pas sur Amiens (samarobrive oui...), so...
C' est aberation (avec un "b" unique pour ne pas faire de chochoteries religieuses...) que le cours d' EP (expression plastique) de mlle A le mardi.
Non seulement on doit cuisiner (mon groupe), bricoler, coudre ou jardiner, mais aussi à tour de rôles, dessiner celui qui fait l' action, visse, agite ses cuillérées...
Mlle A que j' avais connu en mise à niveau d' arts appliqués déjà et son rire unique de pingouin.

Peur, car maman m'a appris que papa allait la semaine prochaine passer sur le billard.
Anesthésie générale pour un renflement sous le nez qui finalement semble plus grave que prévu.
J' essaie de ne pas penser à ce que l' on sait au fond de nous...
La conséquence finale.
Mais comment ne pas y penser dans la crainte quand comme moi l'on est souvent plus pessimiste qu' optimiste (même si ma douce à joliment contribué à une forme d' apaisement en moi), que ni mon père ni moi n' avons jamais été opérés (nous résistons presque très bien à tout...) et que j' ai le souvenir que mon grand père maternel s' est éteint à l' hopital quelques jours après son opération pour un peacemaker...

Hier, avant le repas du midi, je le voyais dans la salle home cinéma.
Il était sur un des fauteuils, ces mêmes fauteuils où la minette aime se lover et foutre plein de poils qui partent difficilement à l' aspirateur.
Il était donc allongé sur un des fauteuils et son pouf, la mia lovée en boule sur lui, et son regard était loin, distant.
La perspective de l' opération l' effraie tout autant que nous même si il n' en montre rien.
Il ne veut pas nous inquiéter plus qu' au premier abord.
Raté je suis déjà trop inquiet et mon frère avec.
J' ai depuis le coup de fil à Amiens jeudi soir cette peur au ventre, cette viscère dans mes entrailles qui me ronge, qui ne me quitte pas, que je connais bien....

Au repas du midi, c' était moi et mon frère qui faisions la bouille, ce qui a fait dire à maman à papa :
"Tu vois, ils s' inquiètent plus que toi, alors arrêtes de t'en faire"
Il fallait sûrement comprendre, arrête de t'en faire devant eux.
Ce à quoi papa pour nous trois à répondu de ne pas s' inquiéter puisque c' était lui qui allait passer sur la table froide et pas nous.
Allait passer ou allait y passer...?

Je le sens mal.
Je le sens très mal.

Si ça se trouve, c'est peut être la dernière fois que je vois mon père.

Non peut être pas.
Je m' inquiète pour un rien sûrement.
Oui sûrement.

Mais qui sait.

Foutue inquiétude qui me tord le ventre et me donne de ces frissons.


Western moderne


C' est quelque chose d' énorme derrière moi.
ça ne veut pas me lâcher.
C' est un monstre d' acier embringué à ma poursuite.
Il veut jouer avec moi ce salopard...
Juste jouer.
Avant de me broyer sous ses roues.
Et cette sueur jusque sur mes lunettes...
Et le carburant qui vient à manquer...
Y'a t' il même quelqu' un au volant de ce truc ?
La jauge d' essence commence à baisser et la route...
...disparaître.


Avec Richard Matheson l' écrivain de "Je suis une légende", petit livre mythique de la science fiction horrifique et vampirique au scénario pour ce film d' un certain jeune premier nommé Steven Spielberg, jusqu' alors directeur de quelques épisodes de Columbo, on pouvait s' attendre à quelque chose qui allait frapper.
Effectivement le film marqua dès son passage un peu partout et surtout raflant le prix d' Avoriaz en 1973, faisant décoller d' un coup la carrière du jeune Steven.
Et déjà dans ce film, le jeune (à l' époque) réalisateur commence déjà à montrer quelque chose d' indicible,d' inhumain et/ou illogique, qu' il poursuivra dans presque tout le reste de son oeuvre (excepté le burlesque et forcément génialement sous-estimé 1941 et le sympathique mélo Always) .
Quelques années après, l' inhumain sera sous l' eau pour le film que l' on sait...
Le jeune homme a depuis poursuivi une carrière passionnante entre blockbusters attachants et sujets plus personnels et sombres.

Subjectivement et récemment, il réunira le sombre et le blockbuster dans le noir "La guerre des mondes", qui s'il est une version modernisée du film de 1954 et donc une version encore plus moderne et sale du bouquin de Wells, n' en reste pas moins le film le plus noir de son auteur.
Mieux que " L' empire du soleil" dans le glauque ? Peut être bien.

Le Spielberg le plus désabusé qui soit.
Et le plus anti patriotisme aussi, quoi qu' en aient dit certains abrutis restés à Independance Day.

Duel n' est pas aussi noir que le film cité auparavant mais déjà on repère ces fulgurances inquiétantes qui forment le côté obscur de Spielberg dans cet étrangement inquiétant jeu meurtrier entre un poids lourds et une voiture. Ajoutez un conducteur pris en otage dans ce triangle de mort où le camion n'a peut être réellement pas de conducteur...

Une abstraction terrifiante digne de Carpenter.
Pourtant c'est un Spielberg.

Etonnant non ?

Parental advisory.

Un type qui écoute My Bloody Valentine, My little airport et Neil Young ne peut pas être totalement mauvais.
Ou que Raiduku me corrige alors...

10 septembre 2005

Vautour

Je suis un vautour.
Je survole des paysages dont je n' avais entendu que des ouï dires.
Et je me repais inexorablement du passé.
Je le traîne jusque dans mes ailes.
Pour survoler continuellement ces paysages dont je n' avais entendu que des ouï dires.
Car je suis un vautour.

Revolution blues....

Rien à faire, j'y reviens sans cesse, quand la fatigue (ou la déprime) me gagne.
Un vieil ami qui m'a accompagné comme tant d' autres.

Alors trop de choses à dire, trop de fatigue accumulées suite à une semi fête de glandouille les derniers jours face à No Quarter chez un interne du bâtiment, du métal et de la musique celtique, du Tool et du Dan ar Braz, de l' OMR et de l' Interpol sans oublier Robert Plant et Jimmi Page complètement bourrés en live (moment rare et franchement jouissif) sur stairway to heaven.
Une prise inédite juste trouvable sur le net car hors du dvd de led zep...
Une séquence sous mes yeux sur son pc portable.

Mais ne pas croire que je ne bosse pas non plus.... Ces soirs là, j' ai fait des exercices en 10 minutes.

Même pas honte.

De toutes façons je m'en sors toujours...

Des choses à dire, des choses à faire et des envies d' ogre qui veut bouffer la Terre entière dans une euphorie auto destructrice.

Chante moi le blues des révolutions et la cavale de Charles Manson mon Neil.
Casse leur la gueule à ces déçus de la vie, ces salauds de capitalistes éffarés dans leur luxure.
Vas y mon Neil.

Well, we live in a trailer
at the edge of town
You never see us
'cause we don't come around.
We got twenty five rifles
just to keep
the population down.
But we need you now,
and that's why
I'm hangin' 'round.
So you be good to me
and I'll be good to you,
And in this land of conditions
I'm not above suspicion
I won't attack you,
but I won't back you.

Well, it's so good to be here,
asleep on your lawn.
Remember your guard dog?
Well, I'm afraid
that he's gone.
It was such a drag
to hear him
whining all night long.
Yes, that was me with the doves,
setting them free
near the factory
Where you built your computer,
love.
I hope you get the connection,
'cause I can't take
the rejection
I won't deceive you,
I just don't believe you.

Well, I'm a barrel of laughs,
with my carbine on
I keep 'em hoppin',
till my ammunition's gone.
But I'm still not happy,
I feel like
there's something wrong.
I got the revolution blues,
I see bloody fountains,
And ten million dune buggies
comin' down the mountains.
Well, I hear that Laurel Canyon
is full of famous stars,
But I hate them worse than lepers
and I'll kill them
in their cars.

© Neil Young
(Revolution blues)

01 septembre 2005

Fuck you.

Pour Fally, alias Vincent.


Toute la journée, j' ai nettoyé et rangé.
Trié, préparé.
Ces foutus sac qui sont mes bagages pour l' exode de demain.
Toute la journée j' ai sué, trimé sous la chaleur et cette verrière qu'est le premier étage, exposé totalement aux feux ardents du soleil. Foutu été indien.

Le moral allait mieux, le générique d' H2G2 ci dessous tournait et revenait presque à chaque reprise.
Aussi bon que le final des Monthy Python sur leurs croix dans "Life of Brian"
Aussi con et subtil que les chansons mi scato, mi philo de "The meaning of life".
Aussi frais que les Beatles.
Aussi efficace que les Beach Boys ou Camille.

Pourtant vers la fin de l' après midi, le cheval morosité est revenu au galop.

Ma mère m'a sermonné que mon sac n' était pas prêt, puis m'a demandé ce qui n' allait pas.

" Bof c'est juste demain maman.
_ Oh non, tu ne va pas déprimer comme ton frère ?
_ .... Non. Si. Chais pas.
_ Et regarde moi ce sac, tu n'as rien foutu de la journée ?
_ .... (silence mi éloquent, mi pas convaincu)"

Je suis resté lentement à me morfondre dans mon coin et finir mes sacs seul après manger, moi qui espérait regarder un film ou me revoir une série d' animation comme FLCL, c'est raté.
C' est raté pour le décrochage de neurones.
J' entrevois déjà demain soir, je serais cloîtré dans ma chambre d' internat si j'en ai une, à rester seul dans une humeur noire.

Et pour parachever la soirée, je suis tombé sur un post d'un de mes meilleurs amis sur un forum, Fally, un être rare et précieux, d' une grande générosité et...Enfin, je décrirais l' ami Fall une autre fois. Je suis donc tombé sur son post, le voici.

" juste un petit mot pour vous dire que je sors de la bulle internet durant un moment indeterminé.
J'ai besoin de vivre un peu plus ma vie que comme je ne le fait actuellement .
Je perds tous mes repéres, je ne sais plus ce qui se passe parmi mes amis dans la vraie vie ... Je ne sais plus qui/ce que je suis ...


malgré cette immensité "webesque" j'ai l'impression de ne plus en faire partie ... ces derniers temps un incommensurable sentiment de solitude m'a envahi ... et elle se fait comprendre... je me sens seul ( pas envers vous les amis, je vous rassure ) mais je sais qu'il me manque quelque chose qui malheureusement semble aussi inaccessible que le st grall ou excalibur....

@ bientôt les amis ...."

Alors que dire de plus, à ajouter sur ce tableau formidablement idyllique ?

Durant notre vie, on a tous un/des vide(s) à combler car nous ne naissons pas entiers.
Nous sommes partis de la matrice de nos mères, fractionnés, à la recherche d'un complément de vie qui peut prendre plusieurs appelations et nom divers au cours de notre apprentissage de la vie et du temps tels que Amour, Foi, Identité, sentiment de rattachement à une cause. Idéalisation de nos vies....
Des causes qui bien souvent nous dépassent car au moment où nous pensons les appréhender pleinement, elles nous échappent. Ce n' est alors plus du raisonnement qu'il faut appliquer mais une logique de mouvement, supplantant le théorique. Des gestes vifs destinés à capturer l' instant avant qu'il ne soit tenté de redisparaître.
A un amour passé à côté de nous, un idéal, une cause nous attirant pleinement tel l' insecte attiré par la lumière, l'on essayera soit d' utiliser la mémoire pour garder profondément l' instant en nous et le chérir, soit tenter une reconstitution physique en repartant sur d' autres bases, quitte à faire table rase des plaies qui pourraient pourtant rester ouvertes.

Je ne me doute que trop bien de la solitude de Fally sans vouloir lui donner un nom ici même, ce qui pourrait passer pour trop présomptueux de ma part.
Du moins, j' ai deux hypothèses personnelles.

Quand de plus, l'on reste trop longtemps sur le net, on ne fusionne qu'a moitié et le corps vacille d' avoir été oublié, supplanté par l' esprit, gavé de la moëlle (ou du gras) virtuel.
Que devenons nous à ce stade ?
Des zombies pensant mais se meuvant le plus difficilement du monde, le crâne éparpillé, la mémoire fonctionnant sur le secondaires. Batteries de secours.

De nos jours, il faut être social, se faire des amis, ne pas rester justement ce pauvre zombie qui reste à surfer sur le net, tel que moi par exemple.
Oui parce que attention, en usant trop d'un média pour son usage personnel quel qu'il soit, faire un blog ("ouh pas beau ça le blog, tu dois être fêlé ou malade dans ta tête"), on oublie de voir les gens, de faire fonctionner ses relations, sortir voir la fille d' a côté que l'on a justement remarqué par la fenêtre et qui si ça se trouve est casée déjà avec une brute patibularde de 10 de Q.I sûrement.

Pauvres cons.
La personne qui utilise le média à son propre usage et ce, dans les moindres recoins aura toujours plus de lucidité que vous ou tout au moins plus de culture que vous.
Ce média est une technologie des plus récentes, et il s' adjoint à chaque facettes de l' humanité quelle qu' elle soit. Car oui il y a des gens qui font des blogs. Et oui c'est comme dans la vraie vie, il y donc a des blogs de richards sans scrupules éxonérators de pauvres gens et qui vont s' acheter des bateaux de plus de 10 mètres de longs avec le mousse incorporé dans le packaging. Il y a des blogs
d'imbéciles, pardon, des blogs de gens vachement très intéressants qui nous raconteront leurs dessous de lingerie ou les aventures de la pauvre sylviane qui s'est faite plaquer par ce salaud de Jean Marc.Quel salaud ce Jean Marc. Mais ptêt qu'il avait ses raisons, mais flûte on va me balancer des patates si je me fais l' avocat du diable.
Et puis il y a les blogs des autres, les marginaux, les à parts, les désaxés, les artistes de ce monde "
déjà mort".
Ceux là je ne vois pas ce qu'on pourrait leur reprocher si ce n' est que s' élever au dessus de la moyenne, mais est ce un crime ?
Cette putain de vie sociale qu'on nous sermonne aussi souvent que les rubriques de cul et petites culottes dans les magasines féminins et masculins de l' été pour cacher le fait que la France à une population vieille et que ça va poser (ça commence déjà) un problème pour nos retraites donc que -oulà- il faut les amener à forniquer, ah que oui madame, ah que oui monsieur.
Eh bien cette putain de vie sociale n' est le plus souvent qu'une façade.

Les relations ? Tout est pistonné. Tu connais pas machin, tu n' auras jamais le poste de truc.
Voir les gens ? Qui vous dit qu' eux ont envie de vous voir ?

Et moi, je vais retrouver ces gens que j' ai mis un an à détester plutôt qu' aimer tant leurs petits poignards dans le dos finissaient par démanger.



Jour J : Je pars pour Samarobrive / Amiens dans 8 heures.
Et encore un jour pour avoir un semblant de réconfort avec miss A.

cross it, crack it, twitch - update it,
name it, read it, tune it, print it, scan it, send it, fax - rename it,
touch it, bring it, obey it, watch it, turn it, leave it, stop - format it.

Technologic, technologic, technologic, technologic...................................................................