J' étais rentré vendredi soir dans un état de loque que certains doivent bien connaître, comprendre.
Jeudi soir, c'était mini fête entre moi et un interne...
Musique jusqu' au bout de la nuit (it was a joke...) ou presque.
Si je suis rentré, c' était essentiellement motivé par la peur et le besoin.
Besoin, car pour certains cours, je suis obligé de chercher des affaires de cuisine (!) que forcément, je n' ai pas sur Amiens (samarobrive oui...), so...
C' est aberation (avec un "b" unique pour ne pas faire de chochoteries religieuses...) que le cours d' EP (expression plastique) de mlle A le mardi.
Non seulement on doit cuisiner (mon groupe), bricoler, coudre ou jardiner, mais aussi à tour de rôles, dessiner celui qui fait l' action, visse, agite ses cuillérées...
Mlle A que j' avais connu en mise à niveau d' arts appliqués déjà et son rire unique de pingouin.
Peur, car maman m'a appris que papa allait la semaine prochaine passer sur le billard.
Anesthésie générale pour un renflement sous le nez qui finalement semble plus grave que prévu.
J' essaie de ne pas penser à ce que l' on sait au fond de nous...
La conséquence finale.
Mais comment ne pas y penser dans la crainte quand comme moi l'on est souvent plus pessimiste qu' optimiste (même si ma douce à joliment contribué à une forme d' apaisement en moi), que ni mon père ni moi n' avons jamais été opérés (nous résistons presque très bien à tout...) et que j' ai le souvenir que mon grand père maternel s' est éteint à l' hopital quelques jours après son opération pour un peacemaker...
Hier, avant le repas du midi, je le voyais dans la salle home cinéma.
Il était sur un des fauteuils, ces mêmes fauteuils où la minette aime se lover et foutre plein de poils qui partent difficilement à l' aspirateur.
Il était donc allongé sur un des fauteuils et son pouf, la mia lovée en boule sur lui, et son regard était loin, distant.
La perspective de l' opération l' effraie tout autant que nous même si il n' en montre rien.
Il ne veut pas nous inquiéter plus qu' au premier abord.
Raté je suis déjà trop inquiet et mon frère avec.
J' ai depuis le coup de fil à Amiens jeudi soir cette peur au ventre, cette viscère dans mes entrailles qui me ronge, qui ne me quitte pas, que je connais bien....
Au repas du midi, c' était moi et mon frère qui faisions la bouille, ce qui a fait dire à maman à papa :
"Tu vois, ils s' inquiètent plus que toi, alors arrêtes de t'en faire"
Il fallait sûrement comprendre, arrête de t'en faire devant eux.
Ce à quoi papa pour nous trois à répondu de ne pas s' inquiéter puisque c' était lui qui allait passer sur la table froide et pas nous.
Allait passer ou allait y passer...?
Je le sens mal.
Je le sens très mal.
Si ça se trouve, c'est peut être la dernière fois que je vois mon père.
Non peut être pas.
Je m' inquiète pour un rien sûrement.
Oui sûrement.
Mais qui sait.
Foutue inquiétude qui me tord le ventre et me donne de ces frissons.
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