31 août 2005

So long & thanks for the fish...

Une pensée pour ceux qui en ont besoin et ..
Bien sûr il faut aimer l' humour anglais, mais bon...
Ouvrez grand les enceintes...
...Et profitez.

Ah ces paroles....
...You may not share our intellect
Which might explain your disrespect...


Je repense au Voltaire que tu a cité Entropie...
Un instant de bonheur vaut mille ans dans l' histoire. Vrai.

Out of the world...

"Les produits laitiers ? Des sensations pures"
N' empêche que je l'ai toujours trouvé cochonne cette pub.

Hier soir j'ai pu parler à Shushu, ou plutôt c'est lui qui m'a happé au passage sur meuseuneuh. Cela fait donc deux personnes du monde blog à qui j' ai pu parler sur ce mois d' août. Avec Fugitive, ça fait deux.
Et comme avec Fugitive, j' étais des plus heureux, même si avec Shushu hier soir, c' était semi joie, semi déprime pour éviter de trop penser à la rentrée ambulante imminente. D' ailleurs lui aussi devait y penser...
Mais la joie et le débit ultra rapide de paroles (je tape assez vite et à l'instinct en général. Je ne m' arrête pas pour corriger les fautes ou rarement...) ont comblé le moment en bien.

Maintenant pour se reparler, c'est soit ce soir, soit dans longtemps (sic)....

Je suis content aussi pour une amie, notre confidente commune à ma douce et moi, qui s' est à peine jetée dans les bras d'un mâle virile et sentant bon la sueur pour y roucouler d' aise et ce en seulement 2 jours.
Et puis Nils est rentré hier soir, ce qui me regonfle de bonne humeur.

A part ça, demain je retrouve Samarobrive, peu fier.
Et comme je n' en ai aucunement conscience, que le fait ne s' imprimera dans mon crâne que ce soir, je promet paniques en perspectives...

J - 1 avant l' hallali.
J - 2 avant le paradis.
Les jours sont horriblement longs et je me sens hélas bien hors du monde en ce moment....
plug it, play it, burn it, rip it, drag and drop it, zip - unzip it,
lock it, fill it, curl it, find it, view it, curl it, jam - unlock it,
surf it, scroll it, pose it, click it, cross it, crack it, twitch - update it (...)


Islands...


C'est finalement la solitude humaine face à sa disparition dans l' espace, abstraite ou réelle qui me fascine et m' absorbe de longs moments dans des lieux...
...Ailleurs.



Earth stream and tree encircled by sea
Waves sweep the sand from my island.
My sunsets fade.
Field and glade wait only for rain
Grain after grain love erodes my
High weathered walls which fend off the tide
Cradle the wind
To my Island.

Gaunt granite climbs where gulls wheel and glide
Mountfully cry o' er my island.
My dawn bride's veil, damp and pale,
Dissolves in the sun.
Love's web is spun - cats prowl, mice run
Wreathe snatch-hand briars where owls know my eyes.
Violet skies.
Touch my Island, touch me.

Beneath the wind turned wave
Infinite peace
Islands join hands
'Neath heaven's sea.

Dark Harbour quays like fingers of stone
Hungrily reach from my island.
Clutch sailors' words - pearls and gourds
Are strewn on my shore.
Equal in love, bound in circles.
Earth stream and tree return to the sea
Waves sweep the sand from my Island,
From me.

King Crimson - Islands (1971)

30 août 2005

Nobody's perfect...

Tu veut faire quoi plus tard ?
_ Moi ? ...... Vivre.
_ Vivre, ça nourrit pas son homme.

Ah flûte.

Départs pour l' exode.

Bon, aujourd'hui pas le temps de ruminer quoi que ce soit, le temps joue contre moi.
Donc en résumé, tout comme l' année dernière, j' ai fait du mamy sitting.
Comme l' année dernière mes vacances se sont résumées à... Rien.
Donc ça fait bien 3 ans de vacances de rien du tout. Pourries.
J' aurais pu espérer qu' elle se soit arrangée avec le temps mais non.
Plaintes continuelles sur son état physique qui l' ennuie plus qu' avant.
Et ma mère est franchement déprimée de voir sa mère (donc ma grand mère) dans cet état là.
Elle se prend donc un mois de repos/vacances avec papoune en septembre pendant que le frangin et moi nous repartons au turbain..

Moi, je dois me dépêcher pour faire de ces deux dernières journées, non seulement quelque chose de mémorable, mais aussi un moyen de préparer toutes mes affaires, que je ne m'y prenne pas comme d' habitude, le veille de l' exode fatidique, en train de faire un sac surchargé en vitesse à 23h,00h pour me coucher 3 à 4 heures après.
Oui parce qu'en plus dans la vie comme dans toutes choses, j' essaie de prendre mon temps.
A ce stade on est pas sortis de l' auberge.
(A noter que je doute fortement cette fois ci que des couilles géantes flottent dans l' air ambiant...)

Et il faut que je me rase.
Faire l'illustration pour Will.
Préparer les livres pour ma table de chevet mais aussi les livres à lire.
Prendre la trousse de pharmacie avec le basique : pansements, aspégic/Aspro 500 (amis des migraines constantes bonsoir), citrate de béthaïne etc...
Surveiller constamment le chiot qui fait conneries sur conneries.
Ranger mon bordel de chambre.
Lire !
Prendre matériel de dessin, constater à la bourre si il me reste des tubes d' acrylique.
Le pistolet à colle de papa à chiper.
Du chatterton.
Renouveler la carte 12-25.
Neil Young.
etc...

Une question cruciale me taquine mes derniers neurones pas encore shootés par la cigarette en chocolat : dois je faire savoir à ma dulcinée l' existence de ce blog ?
Question piège.
Torture.

Je vais reprendre des cigarettes en chocolat finalement.

J - 2 avant de retrouver l'indicible.
J - 3 avant de retrouver le bonheur.
charge it, pawn it, zoom it, press it, snap it, work it, quick - erase it,
write it, get it, paste it, save it, load it, check it, quick - rewrite it...(...)

Voies sonores...



29 août 2005

Les parallèles se croisent parfois...

J' alterne les posts légers avec les graves sans non plus vouloir tenter le diable.
Seule manière de rester sur le fil.

L' album de Camille est excellent. Ecouté chez Fugitive maintes et maintes fois, je me prend la décision mentale de me l' acheter à Amiens.
  • D' une part par respect par l' artiste. Je considère que par respect par l' artiste, j' achète l' album. Mais je ne fais ça que quand ça me plaît à fond, que je l' écoute 36564 fois en y découvrant encore et encore des pépites.
  • D' autres part, je ne pourrais pas toujours me connecter à un ordinateur. :)
Camille... Un nom qui en évoque un autre.
Sur mon bureau trône un reste de mon année d' étude en mise en niveau de 2003/2004. Un croquis vite fait sur un sujet traitant de sac (a)dos pour le cours de design et stylisme.
Et sur ce croquis, une fille dessinée dans une rêverie, Camille.
Je l' ai aimée et le coup de foudre fut brutal --c' était la première fois depuis 4 ans que je retombais vraiment amoureux, dans le sens le plus profond du terme-- mais pas réciproque.
Dans ce cas quel besoin avait elle de titiller mes nerfs en m' aguichant de sms tentateur si ce n' était que pour jouer au chat et à la souris avec moi ?
J' espère qu'elle a retiré un plaisir certain de cette blessure qui depuis se referme assez lentement.

Un ami me le disait encore récemment, je voyage trop dans le passé.
Je sais, je sais.
Le problème comparé à Wells, c'est que moi, je n' ai pas de bouton pour aller dans le temps, le futur, m'y arrêter.
Ni même de machine.
C'est l' histoire qui me happe d' un coup.

Bref.

Pour parler d' autre chose, je viens de commencer "la philosophie dans le boudoir" de Sade, offert par ma douce. Et finalement c'est pas mal. C'est même plus excitant que la vulgarité imagée de Françoise Rey et sa biographie romancée d' Henri Miller et Anaïs Nin.
Bah, le langage y est plus soutenu pour du cochon on va dire.
Et tout est bon dans le cochon d' ailleurs.
Peut être un livre à ranger avec mes classiques qui ne quitte pas ma chambre et bientôt celle de l' internat.

L' internat.
Y aurait je une place ?
Ce n' est pas que dormir sous les ponts me fait peur, c'est plutôt ce qu'on y trouve. Les clochards de Samarobrive sont méchants et cruels, surtout imbibés d' alcool.
J' aime bien boire à propos, ça me rend joyeusement con. Mais pour avoir assisté à un acte de violence de la part de deux jeunes cons qui avaient bus, je déteste ceux qui ont "l' alcool mauvais".
Ceux qui après avoir bus leurs vinasses deviennt mauvais comme pas deux.

Hrmf.

La vacuité de mon existence est bien surprenante, non ? :)

M.C. Escher...


L' homme qui arriva à construire des illusions pour certains arrive encore à en fasciner d' autres... Dont moi, éternel curieux.


Je repars dans ma bulle au passage.... -_-

Rentrées utopiques.

Tailler les pensées pour les pages blanches de leurs inconscients.
Gommer les aspérités de l' âme.
S' écrire leurs demandes dans le néant.
Dessiner des marches, des parcours connus.
Apprendre leurs méthodes, leurs revendications.
Réviser leurs attaques.
Se fondre dans une résistance carapaçonnée à leurs désirs mercantiles et vains.

Je serais celui qui se cabre quand les autres se ploient.
Mais je serais camouflé sous vos peaux.


J - 3 avant de revoir la déchéance.
J - 4 avant de retrouver un ange.
Buy it, use it, break it, fix it, trash it, change it, melt - upgrade it (...)



28 août 2005

Welcome to the Hotel California....

Hotel California par les Eagles est une grande chanson. Les Kinks aussi c'est bien.

A part ça, fin de vacances oblige (donc cerveau pas encore pleinement retrouvé), je me sens l' envie de faire un post inutile et glorieux. Donc totalement utile oui...

Laissez moi vous parler Poly-tiques.
Mono, un; poly, plusieurs.
De même qu' on dit des poly sémites que ce sont des gens qui ont plus de mites dans leurs placard que la moyenne actuelle, la poly-tique n' est pas la langue de bois d' une minorité déclamant des illusions sentant bon l' espoir et la rose face à une majorité avachie devant la petite boîte noire, non. Enfin c'est ce que l'on voudrait nous faire croire mais pour en avoir fait l' expérience moi même la poly-tique, c'est l' horreur sacrificielle du soir.

Le chat en plein mois d' août à des aoûtats.
Taratata.
Ces saloperies ocasionnent sur la minette des croûtes.
Ces saloperies proches des tiques et des puces mais moins gloutonnes et donc moins dangereuses se répandent dans le lit et les vêtements.

Le matin on se réveille, ça démange sur tout le corps et on gratte.
Et forcément on gratte jusqu' au sang à défaut de gratter jusqu' a l' os.
Nous sommes trop riches en sucres, nous pauvres humains pitoyables.

Saloperies.
Vivement la rentrée même si comme dit plus bas, je n' en espère rien.

A part ça, je me drogue avec une statuette de chouettes (j' adore les chouettes et les hiboux depuis Twin Peaks...) offerte par ma dulcinée. ça sent le poivre à pleion nez et à chaque fois que je rentre dans ma chambre, je respire à plein nez la chose.
Le cancer du poivre me guette c'est sûr.

Et Hotel California, c'est vraiment une très grande chanson.

Copenhague, you're the end, gone and made me a child again... (2)

Soundtrack : Scott Walker - Copenhague

Après nous être requinqués, nous avons filés au cinéma le plus proche qui passait bien justement, le film qui nous intéressait, ou plutôt m' intéressait car je sentais qu' elle n' était pas chaude pour ça, bien qu' elle ne refusa pas, ni ne me proposa autre chose.
Parfois et c'est celà le plus destabilisant, je ne sais que penser d' elle. Bien sûr ses intentions envers moi me touchent, mais je n' exige pas non plus une impassibilité totale, d' ailleurs, je n' ai jamais demandé ça.

J' apprécie qu'on me surprenne continuellement, toujours à
la recherche de nouveau, de vivant.
Elle est vivante, mais parfois figée dans ses pensées, comme un bloc qui ressace les anciennes pensées. Je n' aime pas la voir comme ça, c'est toujours assez dur pour moi.
Pendant presqu' un an bientôt de vie commune, j' ai été à ses côtés, la réconfortant continuellement, m' exaspérant secrètement de ne voir que peu d' améliorations dans son statut, son évolution.
Pourtant du changement il y eut avec l' arrêt de ses anti dépresseurs vers la moitié de notre année à deux. Puis l' arrêt des neuroleptiques et la perte progressive de poids, ainsi qu'un moral retrouvé la faisant à nouveau éclore de nouveaux pétales.


Et c'était magnifique malgré l' orage et la tempête un soir de première semaine d' août...


Dans la salle obscure pendant la séance du burlesquement sympathique H2G2, le guide du voyageur galactique (image piquée à Shushu, je précise :) ) , nous avions partagés nos cadeaux communs et elle s' était blottie contre moi.
Pas facile de regarder le film tout en s' embrassant mais vu le prix des places de cinéma le week end ("c'était mieux avant" oui, je sais, mais bon, ce genre de concept ne s' applique pas à tout, sauf peut être en utilisant d' ironie...), j' estime qu' a ce stade, on est en droit de rentabiliser au mieux l' achat.

On était même partants pour faire des choses dans la salle mais il y avait des enfants.
Lesquels, sales mioches, ont pleurés et geignés parce qu'ils ne comprenaient pas l' humour totalement absurde (inférieur largement néanmoins aux Monthy Pythons ainsi qu' au livre dont il est tiré mais so british dans sa forme, bref du tout bon, mais lisez le bouquin pour vous en payer une vraie tranche de rigolade, vous verrez...) du film.
Au moins en 2001, pour la ressortie de 2001 sur grand écran, les gosses même s'ils ne devaient rien y comprendre (oui, il y avait des enfants pour le film de Stanley Kubrick. Il y a des mères courageuses...^_^ ) se taisaient. Ils devaient aussi sûrement singulièrement se faire chier à moins comme moi de n' avoir découvert Star Wars que très tardivement pendant mon adolescence. (non, je ne vivais pas dans la cabane de Bob dans la forêt Lynchienne quoique...)

Après ça, courses non stop, matériel de dessin à acheter, divers goodies (Bételgeuse 5 par exemple, attendu pendant 2 ans comme le messie)...
Trias à 3 euros (au lieu de 7 habituellement si vous achetez votre matériel sur le tard...) car promotions spécial rentrée.

Il n' empêche que je m'en sortais avec 120 euros d' achat soit presque 1/10eme de ma paye du mois d' août qui part ("intelligemment" ou presque dirons nous) en fumée.
Ouch. Là ça fait un peu mal, d' autant plus que c'est ma façon de survivre à toute l' année scolaire.

Puis le rideau du soir tomba sur la scène de nos gueules éberluées.

Mon train partait à 38, il était 30 et elle allait rentrer là haut dans son appartement, seule.
Et en me regardant après un baiser, nous ne voulions plus nous quitter.
Pourquoi partir si ce n' est pour retrouver nos misères solitaires dans la noirceur de nos nuits chacun de notre côté dans nos régions, nos hémisphères si différents ?
Pourquoi nous quitter au moment où nous sommes le plus liés ?

Tout en tenant mes mains, elle avait doucement baissé sa tête et commencé à pleurer en silence.
Je relevais sa tête lentement, ramassant les larmes au coin des yeux et des sillons tracés sur les joues tout en la rassurant qu'il fallait encore tenir un peu avant notre totale réunification fusionnelle prochaine et je l' embrassais pleinement pendant un moment qui dura une éternité.

Un coup d' oeil à la montre. " Il va falloir y aller".

Mais à nouveau nous nous enlassons, et nous savourons l' un et l' autre, conscients de goûter cet instant qui ne devrait pas durer. Nos chevaux buccaux sautant à chaque fois un obstacle, un talus à tour de rôle tout en se frôlant de trop près, se chevauchant. Tour à tour cavaliers et jockeys de chair dans une même plaine obscure.

Ne pas louper le train.

Coup d'oeil à la montre.

Nous restons enlacés, un nouveau baiser. Mes yeux fermés habituellement, se rouvrent un court moment, des gens nous regardent, interloqués. Rien à foutre ! Qu' ils passent, nous regardent, dissertent entre eux, ratent leur train...

Le train.

La montre.

On se serre, sa tête est sur mes épaules, la mienne sur la sienne. J' ai l' impression que le temps s' est accéléré brusquement. Et on s' embrasse encore et encore; pas envie de perdre cette ivresse de vie et elle non plus. Mais dans cette masse de têtes qui nous croisent, le seul lien que nous pouvons tisser de notre corps se résume à l' enlacement de nos membres sur nos corps, à l' attachement de nos langues dans l' unique cavité formée de celle que nous avons chacun.

On se regarde à nouveau, elle a les yeux rouges mais elle esquisse un sourire, qui si il ne peint pas l' entière page de son visage, à le mérite d' être vrai. Je lui ai redonné confiance, une fois de plus là où elle l' avait perdu, malgré que je ne sois pas toujours des plus optimistes.

Train.
Montre.
36.-!-
Deux minutes de courses sur le quai où j' ai quand même pris le temps de marcher à reculons doucement, légèrement inquiet avant de la voir disparaître prendre le métro ligne 4, en direction de gare du nord.

Et dans le train, Scott Walker aux oreilles, je ne sais pourquoi mais je me sens amère.
Inquiet une fois de plus et amer.
Avec quelque chose qui me ronge le ventre, que je connais bien.


27 août 2005

Copenhague, you're the end, gone and made me a child again... (1)

Soundtrack : Neil Young - F*!#in' up

Le train n' arrive qu'a 10 h 40 à Montparnasse alors que le leur arrive à gare du nord 20 minutes en avance. En prenant le métro, elles arrivent avant moi au point de ralliement, au Virgin de la gare.
A peine le train arrivé, je sors en trombe.

Je marche, dépasse nombre de personnes.
Puis je cours. Mon coeur bondit de plus en plus à l' idée de la retrouver, elle ma dulcinée.
Pendant le trajet, le train est bien passé devant la ville de l' autre, mais j' eus le temps sur le ghetto blaster de chasser le début de morosité à grand coups de Neil Young, si bien que c' était plutôt la joie évidente de la revoir qui m' assaillait dans tous les recoins du corps.

Je suis arrivé au Virgin, elle n' étais pas là. En retard de dix minutes
, ce qui me laissa le temps de feuilleter divers bandes dessinées et mangas d' un oeil détaché. Quand il y a plus de 30 tomes, je lis sur place et évite d' acheter, c'est efficace et permet de survivre à plus ou moins long terme.

Enfin elle est là, accompagné d'une amie, devenue aussi ma confidente sur le net quand le besoin s' en fait sentir.Un peu de parlotte et c'est parti....Nous errons dans la gare sans trop savoir que faire, où aller. Une vraie bande de Lemmings.

Par manque de temps, nous buvons un verre rapidement et nous prenons nos tranches d' instantanés mutuellement au numérique devant les voies (im)pénétrables du métro. J' ai continuellement envie d' embrasser mon aimée à pleine bouche, la dévorer de mon feu ardent et de mes lèvres, que nos langues se chevauchent et s' enlacent du fond de nos antres buccales, mais face à son amie, nous nous tenons.
Nous jouons les enfants sages du moment qu'elle nous photographie, mais dès qu'elle regarde ailleurs, je taquine mon aimée, la chatouille, la lèche à la base du cou et elle me susurre doucement "arrête", mais sans non plus résister tant notre solitude forcée d'un mois nous était devenue insoutenable.


A notre bonheur de devenir insoutenable et d' enfler sous le joug de la passion.

Et là nous sommes potentiellement sages.

Le t-shirt Joy Division, qui fait toute ma fierté...


Puis notre amie commune nous quitte. Je me jette enfin sur ma dulcinée. J' ai une envie frénétique de l' embrasser, de lui faire l' amour là sur place malgré les regards qu'on aurait pu avoir et mes doigts parcourent son corps sous les vêtements. Nous ressortons de la gare, heureux et légèrement cons ( Je doute que l' amour améliore le quotient intellectuel de 120 à 150 % à chaque caresses, chaque baiser volé face au temps. Tout au moins permet il l' inspiration aux créateurs, artistes et poètes divers, ce qui est à mon sens formidable.).

Nous avons des cadeaux à nous échanger mutuellement pour nos 11 mois d' amour en commun : Vivons l' instant passionnément comme nous le pouvons, autant matériellement qu' émotionnellement et physiquement. Où serons nous demain quand les nuages teinteront leur encre de noir de chine ? Nous nous les donnerons au cinéma mais en attendant, il faut se requinquer et un petit traiteur chinois pour étudiants sans le sous (pléonasme) est une solution plus appréciable que la malbouffe mac doïsante que parfois on se plaît à aimer.

Pendant le repas, je la regarde manger et avaler lentement. Chaque bouchée est un bonheur à regarder. Son cou, ses yeux en amandes sous la chevelure auburn/rousse et ses petites pommettes. Merde, elle a été taillée par des dieux. Pas celui des chrétiens, Michel Onfray me tripote, je n' ai jamais cru à ce genre d' illusion arachnéenne en toile qui piège dans ses fils les pauvres croyants, mais les dieux, les vrais, ceux qui ont vécus, ceux de l' Egypte antique, ceux de Lovecraft, ceux du Centaure...
C'est Isis qui t'a façonnée dans la glaise des bords du Nil quand il est en crue.
C'est Freya qui te rend irrésistible à mon coeur.
C' est Brigid qui la rend muse à mes yeux.
C' est ma Minerve et ma Vénus en même temps...

Elle me voit en pleine rêverie et sourit.

L' espace d'un instant, j' ai presque oublié le traumatisme de cette première semaine d' août.

/.....

26 août 2005

Oh well...

C' est a peine le quatrième message que je met et déjà les couilles surviennent...

Les boutons de publications ont disparus et ce, malgré que j'ai la dernière version de mozilla firefox...
Sympa ça, si je dois toujours m' écrire tout en html...Et pour mettre des images, ça va pas arranger les choses, je le sens...

Pfff...Gonflant et gênant.

http://nouilles.canalblog.com/images/poubellelewis.jpg

Rangement en rang par deux....

Toutes les journées se suivent et se ressemblent ou presque.

En ce moment, le nec plus ultra pour le Djeunz survolté que je suis, c'est le rangement sur ordre de mother pour une rentrée qui ne me réjouit qu' a moitié (y'a t'il des gens ici qui d' ailleurs se réjouissent de revenir en deuxième saison à la rentrée ? En embrayage au travail ? Au second étage d'un lycée dont le pourrissement n' a d' égal que son administration ? En clapier dans un internat dont presque tous les internés en question passent plus de temps à faire la fête qu' a étudier ? Et pourtant elle tourne... Et puis ils ont un peu raison aussi...).

Ce rangement nuit à mes principales préoccupations de Djeunz, qui sont de s' amuser, se dévergonder, s' amuser, rien foutre, s' amuser (d' ailleurs c'est pareil, regardez, on peut même s' amuser à rien foutre, c'est formidable !), surfer sur le nIet, lire, s' amuser et puis c'est tout...

Comme vous l' aurez vu, cet amusement prend beaucoup de temps. Trop au vu de mes parents stakhanovistes et adeptes des heures de travail bien utilisées.
Donc, je range, je retrouve des trucs même, c' en est formidable.
Formidable et inquiétant de retrouver tout ça même.
Même après un déménagement, j' ai eu la formidable aptitude à tout refoutre mon bordel en de multiples coins et endroits, que quand je retrouve des choses, c'est la féerie, l' hallali de la maison, la fête de la bière, la chute du mur de Berlin...

En plus de ça, c'est le retour au tri. Il faut trier les affaires en vrac, voir ce qui ne marche plus, ce qui marche encore, virer certaines oeuvres de l' année passée dans un carton d' archives servant sans doute pour une quelconque gloire posthume. Ainsi de moi quand je serais mort, on finira par dire ce petit commentaire formidable d' ingéniosité qui résume à lui seul la psychologie du personnage : "Il nous a quitté. Il dessinait bien."
Si ça se trouve y'en aura encore pour critiquer et lancer le sempiternel "Ah bon ? Vous trouvez ?". :)

A part ça, bien sûr, je jette tous mes cours de maths, je ne suis pas fou non plus...

edit : Le bonheur c'est simple comme un coup de fil. C'est vrai :)

25 août 2005

A friendly ghost...

...Is all i need.
(Bande son : Eels.)

Il en a fallu que j' arrête (momentanément) mon ancien lieu de débauche, pour qu' il me réponde.
Finalement, peut on espérer quelque chose ?

Il le dit lui-même, nous ne sommes plus que de vagues connaissances...
C'est vrai que je n' ai pas toujours un caractère facile, je l' avoue même si 80 % du temps, je rumine plutôt paisiblement ma vie (je ne la rumine que trop bien même parfois pour en créer du ressac) sans non plus tomber dans l' éclat de colère vive ou brusque ou que ne sais je. La colère c'est latent, sauf quand on m'y pousse à bout et que je décoche le dernier palier de résistance pour exploser.

Je m'en doutais bien que je ne pouvais pas vraiment le réconforter et qu'il fallait bien qu'il s' en sorte de lui même (et d' ailleurs il n' est pas le seul car il y a aussi mon aimée, qui un jour devra peut-être --sûrement-- se passer de moi pour vivre...) mais l' espace de quelques instants, on se découvrait à deux qu'on pouvait peut être réussir à se survivre dans nos propres malheurs , sinon il mentait très bien.
Uniquement pour me réconforter.
Salopard.
Mieux vaut dans ce cas là m' avouer la vérité plutôt que de me faire languir ou bercer d' illusions qui ici me ferait croire à ce que tu n' es pas.

Eh oui, j' estime trop les gens, c'est là mon gros défaut. Qu' y puis je ?
Oui, je suis un idéaliste et un rêveur, mais je peut aussi être réaliste et fataliste. C'est le revers de la médaille et de mes humeurs... J' assume. Chef, oui, chef !

Pour Mirage, j' avais toujours pensé qu'il portait bien son nom, c' était inné et ironique pour moi. A vrai dire le flood, qu'il soit concilié ou pas, je trouvais ça marrant à la base, mais après, dès que les autres topics culturels n' avançaient pas, qu' il ne se créait pas un savoir accessible pour tous (du moins, les djeunes que nous sommes), j' avais l' impression justifiée que la partie flood n'était que la seule chose intéressante en Mirage.

C'est une communauté certes, mais elle n' a jamais vraiment peut être accepté les gens comme moi, qui ne jouent pas qu' aux jeux vidéos et qui d' ailleurs bien souvent, n' en ont pas le temps. Comment dans ce cas créer des liens avec des nerds geekisés comme vous si je n' en ai pas même les moyens hein ? J' essaie juste de m' accrocher (dans les jeux comme dans la vie) et de rattraper les wagons en marche du mieux que je peux.
C'est à dire avec des petites jambes et des sandales qui font du 2.

Pour les arts, merci, et je ne compte pas m' arrêter. J' ai faim de ce monde et qu'une seule vie et comme avec l' avènement de Benoît XVI, XXXII ou que ne sais je, je risque encore moins de croire à une vie après la mort. Je ne suis pas James Bond (qui lui vit deux fois plus que la normale du spectateur moyen) malgré que j' ai toujours trouvé ses gadjets fendarts...

Pour le pavé, eh bien, je l'ai lu et je trouve ça courageux que tu l' ait fait (rah pourquoi en anonyme bon sang, je n'avais pas cité ton nom...).
Mais à quel prix.
Me parler quand je quitte mon ancienne tanière.


Pour l' amitié pourquoi pas, mais elle ne serait plus qu'une façade entre nous deux, en plus que nous en serions bien conscient...

Alors.....Néanmoins qui sait....

Décrocher les amarres...

Un nouveau blog, un nouvel exutoire, ou peut être pas...

Je pose mes valises ici, après une déprime, suivi d'une remise en question bien que ce ne soit pas mon premier blog mais que je reste un novice, voire un "rien du tout" vis-à-vis du code html et de tous les bidouillages à faire.
Le fait d' être ici est aussi une manière d' échapper :
  • Au passé. Même si je sais qu'on y échappe jamais vraiment...
  • A l' avenir, parce que parfois (souvent ?), je refuse de voir dans l' avenir ou de m'y projeter...
  • Aux proches. Mon ancien blog devenait trop connu, non seulement de certaines personnes, mais aussi de proches.
Il en résulte qu' ici, je ne pense avoir à me justifier, ni de remords quand à ce que je pourrais dire, même si je ne suis garant de rien.
Après tout, ne dit on pas qu' on ne montre que ce qu'on veut bien montrer ?
C'est un principe de réalité assez inquiétant même si j' ai toujours dit la vérité ou ce qui s' en rapprochait le plus auparavant, et que je continuerais dans une certaine mesure à le faire.
Ce que je veut surtout dire, c'est que je pourrais utiliser des métaphores assez abstraites par moments, surtout si le souvenir est des plus douloureux.

Mais faisons fi de tout ça, et vive le présent. C'est l' unique réalité dans laquelle je vis, exceptée celle virtuelle. Après tout, le blogging n' est il pas plus une certaine forme de drogue qu'une activité ? Même si certains le considèrent parfois comme du sport (les fous !), voire un agrégat au "speed dating" assimilable à certains chats de conversation, pour ma part je considère celà comme un média des plus importants.
Voire !
C'est même peut être plus qu'un simple média sur l' étendard de l' internet.

Qui sait ?

Et maintenant, vogue le bateau...