27 août 2005

Copenhague, you're the end, gone and made me a child again... (1)

Soundtrack : Neil Young - F*!#in' up

Le train n' arrive qu'a 10 h 40 à Montparnasse alors que le leur arrive à gare du nord 20 minutes en avance. En prenant le métro, elles arrivent avant moi au point de ralliement, au Virgin de la gare.
A peine le train arrivé, je sors en trombe.

Je marche, dépasse nombre de personnes.
Puis je cours. Mon coeur bondit de plus en plus à l' idée de la retrouver, elle ma dulcinée.
Pendant le trajet, le train est bien passé devant la ville de l' autre, mais j' eus le temps sur le ghetto blaster de chasser le début de morosité à grand coups de Neil Young, si bien que c' était plutôt la joie évidente de la revoir qui m' assaillait dans tous les recoins du corps.

Je suis arrivé au Virgin, elle n' étais pas là. En retard de dix minutes
, ce qui me laissa le temps de feuilleter divers bandes dessinées et mangas d' un oeil détaché. Quand il y a plus de 30 tomes, je lis sur place et évite d' acheter, c'est efficace et permet de survivre à plus ou moins long terme.

Enfin elle est là, accompagné d'une amie, devenue aussi ma confidente sur le net quand le besoin s' en fait sentir.Un peu de parlotte et c'est parti....Nous errons dans la gare sans trop savoir que faire, où aller. Une vraie bande de Lemmings.

Par manque de temps, nous buvons un verre rapidement et nous prenons nos tranches d' instantanés mutuellement au numérique devant les voies (im)pénétrables du métro. J' ai continuellement envie d' embrasser mon aimée à pleine bouche, la dévorer de mon feu ardent et de mes lèvres, que nos langues se chevauchent et s' enlacent du fond de nos antres buccales, mais face à son amie, nous nous tenons.
Nous jouons les enfants sages du moment qu'elle nous photographie, mais dès qu'elle regarde ailleurs, je taquine mon aimée, la chatouille, la lèche à la base du cou et elle me susurre doucement "arrête", mais sans non plus résister tant notre solitude forcée d'un mois nous était devenue insoutenable.


A notre bonheur de devenir insoutenable et d' enfler sous le joug de la passion.

Et là nous sommes potentiellement sages.

Le t-shirt Joy Division, qui fait toute ma fierté...


Puis notre amie commune nous quitte. Je me jette enfin sur ma dulcinée. J' ai une envie frénétique de l' embrasser, de lui faire l' amour là sur place malgré les regards qu'on aurait pu avoir et mes doigts parcourent son corps sous les vêtements. Nous ressortons de la gare, heureux et légèrement cons ( Je doute que l' amour améliore le quotient intellectuel de 120 à 150 % à chaque caresses, chaque baiser volé face au temps. Tout au moins permet il l' inspiration aux créateurs, artistes et poètes divers, ce qui est à mon sens formidable.).

Nous avons des cadeaux à nous échanger mutuellement pour nos 11 mois d' amour en commun : Vivons l' instant passionnément comme nous le pouvons, autant matériellement qu' émotionnellement et physiquement. Où serons nous demain quand les nuages teinteront leur encre de noir de chine ? Nous nous les donnerons au cinéma mais en attendant, il faut se requinquer et un petit traiteur chinois pour étudiants sans le sous (pléonasme) est une solution plus appréciable que la malbouffe mac doïsante que parfois on se plaît à aimer.

Pendant le repas, je la regarde manger et avaler lentement. Chaque bouchée est un bonheur à regarder. Son cou, ses yeux en amandes sous la chevelure auburn/rousse et ses petites pommettes. Merde, elle a été taillée par des dieux. Pas celui des chrétiens, Michel Onfray me tripote, je n' ai jamais cru à ce genre d' illusion arachnéenne en toile qui piège dans ses fils les pauvres croyants, mais les dieux, les vrais, ceux qui ont vécus, ceux de l' Egypte antique, ceux de Lovecraft, ceux du Centaure...
C'est Isis qui t'a façonnée dans la glaise des bords du Nil quand il est en crue.
C'est Freya qui te rend irrésistible à mon coeur.
C' est Brigid qui la rend muse à mes yeux.
C' est ma Minerve et ma Vénus en même temps...

Elle me voit en pleine rêverie et sourit.

L' espace d'un instant, j' ai presque oublié le traumatisme de cette première semaine d' août.

/.....

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Mais qu'elle est mimi !
On dirait un personnage de Myasaki...

Nio a dit…

Tu es totalement dans le vrai.
Et comme San, la Princesse Mononoke, elle a aussi sa part d' ombre ;)