Seule manière de rester sur le fil.
L' album de Camille est excellent. Ecouté chez Fugitive maintes et maintes fois, je me prend la décision mentale de me l' acheter à Amiens.
- D' une part par respect par l' artiste. Je considère que par respect par l' artiste, j' achète l' album. Mais je ne fais ça que quand ça me plaît à fond, que je l' écoute 36564 fois en y découvrant encore et encore des pépites.
- D' autres part, je ne pourrais pas toujours me connecter à un ordinateur. :)
Sur mon bureau trône un reste de mon année d' étude en mise en niveau de 2003/2004. Un croquis vite fait sur un sujet traitant de sac (a)dos pour le cours de design et stylisme.
Et sur ce croquis, une fille dessinée dans une rêverie, Camille.
Je l' ai aimée et le coup de foudre fut brutal --c' était la première fois depuis 4 ans que je retombais vraiment amoureux, dans le sens le plus profond du terme-- mais pas réciproque.
Dans ce cas quel besoin avait elle de titiller mes nerfs en m' aguichant de sms tentateur si ce n' était que pour jouer au chat et à la souris avec moi ?
J' espère qu'elle a retiré un plaisir certain de cette blessure qui depuis se referme assez lentement.
Un ami me le disait encore récemment, je voyage trop dans le passé.
Je sais, je sais.
Le problème comparé à Wells, c'est que moi, je n' ai pas de bouton pour aller dans le temps, le futur, m'y arrêter.
Ni même de machine.
C'est l' histoire qui me happe d' un coup.
Bref.
Pour parler d' autre chose, je viens de commencer "la philosophie dans le boudoir" de Sade, offert par ma douce. Et finalement c'est pas mal. C'est même plus excitant que la vulgarité imagée de Françoise Rey et sa biographie romancée d' Henri Miller et Anaïs Nin.
Bah, le langage y est plus soutenu pour du cochon on va dire.
Et tout est bon dans le cochon d' ailleurs.
Peut être un livre à ranger avec mes classiques qui ne quitte pas ma chambre et bientôt celle de l' internat.
L' internat.
Y aurait je une place ?
Ce n' est pas que dormir sous les ponts me fait peur, c'est plutôt ce qu'on y trouve. Les clochards de Samarobrive sont méchants et cruels, surtout imbibés d' alcool.
J' aime bien boire à propos, ça me rend joyeusement con. Mais pour avoir assisté à un acte de violence de la part de deux jeunes cons qui avaient bus, je déteste ceux qui ont "l' alcool mauvais".
Ceux qui après avoir bus leurs vinasses deviennt mauvais comme pas deux.
Hrmf.
La vacuité de mon existence est bien surprenante, non ? :)
4 commentaires:
Très contente que tu apprécies Camille par mon intermédiare (je ne peux que te conseiller l'écoute de l'album précédent " Le sac de filles"... tout perçait déjà...)
Pour le reste.... houmpfff... il est vrai que les carambolages douloureux étaient prévus avec toi !
Fasse que cette Camille-ci te fasse oublier cette Camille-là...
Merci Marion.
Je penserais à toi pendant que je serais au repas tout à l' heure, le verre de vin dans les mains.(Je dis ça après avoir vu ton comment chez toi)
Bisous chaleureux.
Camille, elle est cool ^^
Je suis comme toi, je voyage dans le passé (encore que ce qui em tenterait serait plus le passé "plus loin que mon an 0" que le futur... à part un coup d'oeil histoire de dire...). Mais, un mal pur un bien il parait, les blessures qui se referment assez lentement ont cet avantage : elles se referment (amis de Lapalisse bienvenue!).
Je sais, c'est con...
Mwaaaarf merchi shushu, tu viens de me faire marrer, mais il n' empêche que tu as raison dans le fond, ça disparaîtra avec le temps.
Peut être que l' an prochain, je n'y penserais moins ou même plus du tout...
Qui sait ? ^^
Mais je n' ai néanmoins pas oublié Sonia, Nolwenn, Sarah et les autres...
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