
C' est quelque chose d' énorme derrière moi.
ça ne veut pas me lâcher.
C' est un monstre d' acier embringué à ma poursuite.
Il veut jouer avec moi ce salopard...
Juste jouer.
Avant de me broyer sous ses roues.
Et cette sueur jusque sur mes lunettes...
Et le carburant qui vient à manquer...
Y'a t' il même quelqu' un au volant de ce truc ?
La jauge d' essence commence à baisser et la route...
...disparaître.
Avec Richard Matheson l' écrivain de "Je suis une légende", petit livre mythique de la science fiction horrifique et vampirique au scénario pour ce film d' un certain jeune premier nommé Steven Spielberg, jusqu' alors directeur de quelques épisodes de Columbo, on pouvait s' attendre à quelque chose qui allait frapper.
Effectivement le film marqua dès son passage un peu partout et surtout raflant le prix d' Avoriaz en 1973, faisant décoller d' un coup la carrière du jeune Steven.
Et déjà dans ce film, le jeune (à l' époque) réalisateur commence déjà à montrer quelque chose d' indicible,d' inhumain et/ou illogique, qu' il poursuivra dans presque tout le reste de son oeuvre (excepté le burlesque et forcément génialement sous-estimé 1941 et le sympathique mélo Always) .
Quelques années après, l' inhumain sera sous l' eau pour le film que l' on sait...
Le jeune homme a depuis poursuivi une carrière passionnante entre blockbusters attachants et sujets plus personnels et sombres.
Subjectivement et récemment, il réunira le sombre et le blockbuster dans le noir "La guerre des mondes", qui s'il est une version modernisée du film de 1954 et donc une version encore plus moderne et sale du bouquin de Wells, n' en reste pas moins le film le plus noir de son auteur.
Mieux que " L' empire du soleil" dans le glauque ? Peut être bien.
Le Spielberg le plus désabusé qui soit.
Et le plus anti patriotisme aussi, quoi qu' en aient dit certains abrutis restés à Independance Day.
Duel n' est pas aussi noir que le film cité auparavant mais déjà on repère ces fulgurances inquiétantes qui forment le côté obscur de Spielberg dans cet étrangement inquiétant jeu meurtrier entre un poids lourds et une voiture. Ajoutez un conducteur pris en otage dans ce triangle de mort où le camion n'a peut être réellement pas de conducteur...
Une abstraction terrifiante digne de Carpenter.
Pourtant c'est un Spielberg.
Etonnant non ?
Effectivement le film marqua dès son passage un peu partout et surtout raflant le prix d' Avoriaz en 1973, faisant décoller d' un coup la carrière du jeune Steven.
Et déjà dans ce film, le jeune (à l' époque) réalisateur commence déjà à montrer quelque chose d' indicible,d' inhumain et/ou illogique, qu' il poursuivra dans presque tout le reste de son oeuvre (excepté le burlesque et forcément génialement sous-estimé 1941 et le sympathique mélo Always) .
Quelques années après, l' inhumain sera sous l' eau pour le film que l' on sait...
Le jeune homme a depuis poursuivi une carrière passionnante entre blockbusters attachants et sujets plus personnels et sombres.
Subjectivement et récemment, il réunira le sombre et le blockbuster dans le noir "La guerre des mondes", qui s'il est une version modernisée du film de 1954 et donc une version encore plus moderne et sale du bouquin de Wells, n' en reste pas moins le film le plus noir de son auteur.
Mieux que " L' empire du soleil" dans le glauque ? Peut être bien.
Le Spielberg le plus désabusé qui soit.
Et le plus anti patriotisme aussi, quoi qu' en aient dit certains abrutis restés à Independance Day.
Duel n' est pas aussi noir que le film cité auparavant mais déjà on repère ces fulgurances inquiétantes qui forment le côté obscur de Spielberg dans cet étrangement inquiétant jeu meurtrier entre un poids lourds et une voiture. Ajoutez un conducteur pris en otage dans ce triangle de mort où le camion n'a peut être réellement pas de conducteur...
Une abstraction terrifiante digne de Carpenter.
Pourtant c'est un Spielberg.
Etonnant non ?
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