20 décembre 2005

Animal Crossing


Il est toujours peu évident de parler d' un nouveau film, d' un nouveau livre ou un nouveau jeu vidéo quand celui ci s' avère, qui plus est, une expérience des plus marquantes. Animal Crossing est une autre tranche de réalité comme Phantasy Star Online a pu l' être, du moins pour moi.

Animal Crossing est à l' image de ce panneau routier auquel il emprunte son titre : attention passage d' animaux. Donc s' attendre à quelque chose qui coupe la route, voire la traverse avec nous quand elle ne nous barre aucun accès. Animal crossing c'est à peu près ça puisqu' il s' agit au carrefour du virtuel de s' intégrer dans une communauté d' animaux et de se forger de précieuses amitiés virtuelles. Tout le jeu d' ailleurs semble à l' image de ce panneau, donc ralentir, le jeu ne se terminera pas aussi rapidement, il faut avoir beaucoup de patience.

D' ailleurs chose inédite, le jeu n'a pas de fin du tout, sauf celle matérielle que vous lui donnerez en effaçant votre partie ou revendant celui-ci, ou je sais pas moi, renversez de la grenadine comme un gland sur votre console de salon (ou de chambre), et avouez le pour cette dernière solution, c'est pas très malin hein...

Un jeu infini ? Peut-être mais laissez moi l' évoquer un peu plus devant vos perceptions rétiniennes étonnées et absconses face au virtuel.

D' abord ne pas juger sur le graphisme coloré et mignon (enfantin...) de la pochette et du jeu en général, ce n' est qu'un détail, ce jeu s' adressant en grande partie aux enfants et adolescents (euh pré-ado même) donc on s' adapte. On met le jeu dans la console et on commence une partie. On se retrouve d' un coup, dès le départ dans un train ou un fieffé et gentil matou bleu (!) nous questionne sur nous même : C'est quoi ton nom (ou pseudonyme) ?
_ Nio.
_ Et où tu va comme ça ?
_ Ben à Amanye.
_ Nio hein ? Chouette nom. Et toi tu le trouve comment ?
_ Hmmm, assez joli.
_ Arf, t'es une fille aussi jolie que ton nom alors (rire du personnage).
_ Heu je suis un mec...
_ Oups."

Mine de rien, la conversation du début --retranscrite à quelques mots près ici-- permet à la machine de prendre certain paramètres déterminants pour commencer la partie dans son monde.Votre monde car même si celui qui vous est fourni ne peut être vraiment changé (ce n' est pas les sims non plus et vous n' êtes pas un substitut de Dieu qui a plein pouvoir comme dans ce dernier), vous pouvez le customiser judicieusement en toile de fond, un peu comme la réalité et c'est ça qui est génial et en fait le grand point commun avec PSO cité précédemment. Donc, ces paramètres sont votre pseudo (tout le monde vous appellera par votre pseudo, alors choisissez bien, choisissez B... euh), l' apparence que vous vous donnez ou que vous croyez ou pensez avoir (un mec donc, et mignon. Je suis cuit.) ainsi que le nom de votre ville.... Où vous allez pouvoir passer le restant de vos jours virtuels. Oui vu comme ça, ça fait peur mais l' échappatoire à la réalité n'en est pas moins génial donc je continue...

Votre train s' arrête, le matou a entre temps prévenu un ami pour vous "héberger", lequel vous attend dès que vous sortez de la gare. Cet homme, enfin ce raton laveur qui vous acceuille, c'est Tom Nook, l' animal à tout faire de la ville, détenteur d' un magasin et acheteur d' a peu près tout ce que vous trouverez de chouette à lui vendre (je lui vends des coquillages quand j' en offre pas dans les lettres que j' envoie à mes "amis" virtuels !) et qui vous loue une maison en attendant que vous puissiez le rembourser. Bon ben va falloir trouver du boulot... Un peu comme dans la vie réelle tiens. Mais en mieux par moments.

Vos voisins animaux au début même si ils vous traitent comme un chien et parfois avec mépris (on a l' impression d' être un immigré fraîchement débarqué en France, ça fait plaisir. Manquerait plus que le jeu soit sponsorisé par Sarko...) apprennent à gagner votre confiance, puis votre respect au fur et à mesure que vous leur rendez service. Bien sûr n' allez pas non plus vous froisser avec eux à la moindre bêtise, ce serait stupide, une amitié de quelques jours est si fragile. Toutes les amitiés le sont, je ferais remarquer au passage.
Et puis votre apparence change (comme dans PSO oui, on sait), vous pouvez changer de vêtements dès que votre garde robe commence à être un tant soit peu fournie, vous pouvez acheter un parapluie (pour faire joli mouais), une pelle (plus pratique, pour déterrer des sommes d' argent enfouies et des fossiles là où dans notre sordide réalité on trouverait plus un corps ou une vieille mine de 14-18...), un filet, une canne à pêche et surtout des meubles, papiers peints et autres trucs à la noix pour décorer votre maison.

On peut même avoir des jeux Nintendo NES pour jouer chez soi (pas plus tard que ce matin, j'ai refait du Donkey Kong de 1981 !) ou acheter de la musique (pas des vrais morceaux, il faudrait une licence pour ça, non mais des morceaux crées par les programmateurs) pour notre cassetophone portable.

Un autre truc génial du jeu, c'est la prise en compte en temps réel de celui-ci : une pendule s' affiche d' ailleurs en bas de l' écran quand vous ne faites rien, elle indique le jour, le mois et l' heure... Vous jouez le soir à 23 heures mais vous ne pourrez aller au magasin de Tom Nook car il n' est ouvert que de 9 à 22 heures par exemple. Toujours à 23 h, il fera sombre dans votre jeu et la plupart des personnages ne vous ouvriront pas parce que... Ben ils dorment. Comme dans la vraie vie !
Heuresement il restera toujours des insomniaques à qui tailler parlotte le soir très tard.

Le Temps même de cet univers est pris en compte. Tenez, pas plus tard qu' hier, j' ai planté des tulipes et un arbrisseau dans l' univers enneigé de ma ville. Je sais qu' en janvier, la neige commencera à fondre et qu' en février, l' arbre planté aura bien poussé. D' ailleurs il paraît qu'on peut tricher un peu et changer l' horloge du jeu dès le départ. Back to the future ? La machine à remonter le temps ? Donnie Darko ? Mais ça me plairait bien de voir ce qu'il advient d' une partie si on fait un bond chaque jour, d' une semaine, puis d' un mois, puis d' un an dans le futur... J' essaierais sur une partie annexe tiens...

Vous imaginez ? Je règle l' année 10191 de Dune dans l' horloge interne de la console et hoplà. Je pense que tous les animaux que j' aurais connu ne seront plus là pour me parler, c'est triste...

Enfin je doute que ça puisse marcher même si les possibilités de ce jeu semblent carrément inifini...

Et quand vous vous ennuierez, il y aura toujours quelque chose à faire. On peut même créer ses propres motifs pour vêtements, murs et sols, parapluie ou portes de maisons (!). J' ai crée un motif inspiré de Klimt (de la toile "le baiser" de Klimt). Doré, sépia, noir et blanc, magnifique.
J' ai aussi crée un motif Art Nouveau écossais (la bande des 4 avec Mackintosh) mais il faudra qeue je le retravaille, c'est pas vraiment ça...

Et quand vous en aurez marre de votre vie, dénichez un copain qui a Animal Crossing, prêtez vous les cartes mémoires avec les données sauvées et partez chacun dans la ville de l' autre (dingue ça...) ! Edounet, dis tu veux bien jouer a Animal Crossing ? :)


Au final, le jeu s' annonce aussi addictif que PSO et tout aussi prenant, sans être online, c'est là sa grande force. On peut y jouer en décembre et ne revenir qu' en juillet ou décembre d' après, il y aura toujours des nouveautées dans chaque ville.

Une belle parcelle de réalité alternative.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Un jeu qui a l'air bien sympathique... dommage, je tourne sur PS2... et pis de toutes façons je tourne à vide en ce moment ("porte-monnaie" est sous-entendu ^^') même pas testé le nouveau Soul Calibur! T___T