Non seulement je ne suis plus du tout créatif, je me constamment vidé et inutile, ma vie personnelle se réduit à peau de chagrin, les autres m' agacent et m' énervent avec leurs petites revendications futiles que ce soit à l' internat ou en classe, mais je ferme ma gueule.
Parce que si je l' ouvrais, je perdrais des amis, pour rien, parce que j' esaie de donner mon opinion, parce que j' essaie de faire ressortir ma vraie personnalité et survivre mais il est plus facile et rassurant de se la fermer que de l' ouvrir.
Plus inquiétant et dangereux certes mais mieux, on évite de faire souffrir plus les autres que nous mêmes.
Mais c'est quand même lâche du moins, on le ressent comme ça au fond de sa chair.
Je viens de recevoir mes résultats d' examens blancs en vue de l' examen final de fin d' année.
Je me suis étalé comme une belle merde, d' ailleurs je suis une merde.
Le conseil de classe arrive à grands pas et tout ce que les autres finalement disent ne les concernent qu' eux mêmes, leurs propres problèmes personnels mais arrivent à suscité suffisamment d' empathie ou de ressemblance pour que d' autres dodelinent de la tête et approuvent lentement comme les moutons qu'ils sont. Arrêtez de vous plaindre et de dire que c'est de la faute des professeurs, qu' ils n'ont pas e programme, qu' ils ne se remettent pas en question eux mêmes. Arrêtez de dire ça en pensant plus à vous qu' aux autres avant vous, vous ne les connaissez pas, vous ne savez pas par quoi ils sont passés dans la vie.
Mais je ferme ma gueule parce qu' en plus d' être l' anti-social par excellence de la classe, je suis celui qui pourrait être, non rectification, je suis celui qui l' est, le plus critiqué que ce soit en face (l' accusation récente, cf note précédente) ou dans mon dos.
Oui je ferme ma gueule, mais j' essaie d' avancer et de me remettre constamment en question moi.
J' ai l' impression de me débattre dans un filet invisible qui se referme lentement mais je suis une merde alors je ferme ma gueule.
J' ai bien peur que je n' ai pas mon examen à la fin de l' année même si je ne le montre pas et que j' intériorise --ou essaie-- au maximum car je suis une merde.
4 commentaires:
Allons donc... tu es une merde et tu nous emmerdes, pour paraphraser Katerine.
Envoie-les bouler, tu feras un peu le tri autour de toi. Ceux qui resteront seront dignes de ton amitié. N'hésite pas à l'ouvrir et à leur dire "je suis une merde et je vous emmerde".
Perso je n'en suis pas convaincu mais si c'est ton avis profond voici l'axe de réflexion que je me suis soumis "ne vaut-il pas être uen merde éclairée de sa propre condition (merde... propre, très drole, merci) qu'une merde qui s'ignore?"
Pas très constructif n'est-ce pas. Perso je m'en vais m'écouter de la musique, et pas d'la merde... pourtant elle vient de toi!
**courage** (mode "je suis pas très original mais je 'massume)
Nous sommes tous des merdes. D'ailleurs, n'est-ce pas ainsi que nous finirons, un petit tas malodorant de matières organiques en décomposition ?
Nous sommes des merdes douées d'esprit, mais par moments on ne voit plus l'esprit, on ne voit que la merde.
Vous êtes aussi rassurants que moi parfois....
Mouais, mais comme dit katerine à propos de son chien, "on peut lui parler mais il ne vous répondra pas".
Mais pourquoi pas ?
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