15 janvier 2006

End Week

Je suis rentré une fois de plus pour un week end et m' apercevoir qu' un instant le plaisir de revenir sur une terre de peu d' origines avait dépassé la perdition et la solitude dans laquelle je me réfugie obstinément. Puis, c'est revenu, je me suis rappelé ma condition, le fait que j' étais irrémédiablement loin de tout ce que j' aimais, j' admirais, ce pour quoi je vivais.

Mais je préfére fuir loin de mes apprentissages plus pour fuir la médiocrité des gens qu' un quelconque réconfort auprès de ma famille et de l' Art même si je sais pertinnement que c'est l'unique chance de se ressourcer actuellement. Fuir loin des bassesses et de l' hypocrisie de certaines personnes qui m' ont accusées de maux dans lesquels je ne me suis jamais vu, ni reconnu. Mais à leur connerie, je placerais mon côté rancunier : Sur ces deux personnes, l' une m' était pourtant sympathique à tel point que j' envisageais de lui prêter une k7 voire un dvd si nos rapports allaient mieux. Quel naïf je suis. Si elle me demande, je répondrais que je n' ai pas retrouvé le film en lui même dans mon bazar ce qui est une demi-vérité vu que je suis très légérement bordélique.

Pourquoi dois je toujours placer la barre de mon estime personnelle des gens si haute à chaque fois pour me renfermer de plus en plus dans l' associal ? Parce que je suis déçu. Je suis déçu à chaque fois que j' estime pouvoir leur faire confiance pour m' ouvrir à eux, vouloir tout donner de ma personne avant de m' apercevoir une fois de plus que je m' étais fourvoyé. Et tous les autres m' agacent, ceux qui parlent haut, ceux qui parlent fort, je ne vois que toi entre les grandes glaces et les bouteilles saveur confort, disait Francis Cabrel.
C' est juste et le maigre panel de gens auquel je fais maintenant confiance dans la réalité autant que le virtuel se réduit à peau de chagrin, oh des doigts de la main.
J' ai les noms en tête, ils viennent naturellement et je sais pertinnement que je peut leur faire confiance.

J' ai récemment passé les examens blancs même si celui de français se fait attendre et mes 2 seuls réconforts dans les semaines à venir se placent dans le retour imminent de la Aude ainsi que le cours de sciences humaines où nous parlons du cinéma. Nous venions à peine de commencer qu'un dialogue magique entre le prof, un autre élève et moi s' installait pour évoquer Murnau (Nosferatu), Fritz Lang (Metropolis même si je préfère M le maudit et le testament du docteur Mabuse), Eisenstein (le cuirassé Potemkin), Chaplin, et autres Citizen Kane... Bon ça, c'était pour la partie avant la seconde guerre mondiale.
Pour ce qui est de l' après, je ne desespère pas de parler de Mizoguchi, Kubrick, Tarkovski, Kurosawa.... Entre temps je me suis acheté Psychose de Hitchcock dont la collection chez le marchand de journeau démarre avec le dvd à 3, 4 euros. Une affaire comme ça (et c'est pour ça et l' amour de Hitchcock) ça ne se refuse pas ma fois, même si on connait presque par coeur la scène de la douche.

Tout à l' heure je repart sur Samarobrive mais je tient à prévenir à l' avance : peut être arrêterais je ce blog prochainement. Bien sûr je préviendrais, ça se verra, il me reste encore quelques choses à dire (notamment des choses pas très propres et sympathiques mais j'assume et de toutes façons vous êtes majeur(e)s) mais sur le fond comme la forme Blogger et ses erreurs 404 en tout genre me lourdent sérieusement.

Au passage, j' attends la réponse de Shushu pour ce projet de collaboration inter-blog textuel mais peut être celà intéressera t'il aussi Nils voire la Fugitive, je ne sais pas.

Le temps me manque autant qu'un désir de retour là bas.
Mais la douce y sera, un point déjà et c'est me semble t'il assez positif d' après nos appels récents.

Je vous laisse, votre dévoué, Nio.

P.S : Lisez Tarkovski (père et fils), et Baudelaire, je ne le répéterais jamais assez.

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Tu as raison, la déception est souvent au bout du chemin dans les rapports humains (enfin, je trouve...). Ceci dit, pour ma part, depuis que j'essaye de faire des progrès d'indulgence et de penser, lorsque qq'un me déçoit, à toutes les fois où je dois être moi-même décevant, ça va un peu mieux.

Euh, faudrait que tu m'expliques ce qu'est un blog inter-textuel et ce qu'on met dedans.

Sinon, bon retour à S. et surtout, j'espère que Aude va revenir bientôt et en forme.

PS. Yes, blogger a l'air un peu naze. La moitié du temps, les fils RSS sont cassés.

Nio a dit…

Hmm je pensais plus à un blog où l'on mettrait des écrits, des lectures, des découvertes dans toutes sortes de littératures...
Une sorte de club de lectures. Celà pourrait être intéressant... Non ? :)

Anonyme a dit…

*honte de moi-même* (bon, on va dire que c'est une habitude, c'es faux, c'est juste "la force des choses" on dira).
Voici donc, découplée de l'ensemble dont elle devait faire partie : "follement"! (pour "serais-tu intéressé..."). C'est rare qu'une idée remporte mon adhésion alors j'ai décidé il y a peu de faire taire le petit bonhomme noir qui crie du fond de ma tête "laisse tomber, t'auras pas le temps". Que nenni, le temps, ça se trouve!!!!!!!!!

Nio a dit…

Bah si on est plusieurs, on alimentera forcément bien le truc je suppose.
Et puis ça me remontera le moral :)

enfin oui mais non mais ce sera bien....