Il y a toujours de constantes différences entre le lieu où je fais mes études et mon "chez-moi" où je rentre parfois le week end et plus sûrement pendant les vacances.
Mais ces constantes différences me sautent de plus en plus aux yeux après une longue période d' absence hors de mon lieu de refuge.
Un exemple bête de cette inadaptation récurrente qui me guette...
Quand je vais aux toilettes de l' internat, il y a un minuteur : c'est 10 minutes sur le trône à la recherche de la fécalité chère à Artaud, pas plus.
Depuis que je suis rentré samedi, je continue vainement de penser à un minutage quand je suis sur le trône avant de me reprendre et de me dire "hé ho, c'est une ampoule ici, avec un vrai interrupteur, tu as (presque) tout ton temps".
N' empêche.
Ce doit être ces foutus T.O.C.
Troubles Obsessionels Compulsifs.
Des T.O.C quoi. Tic, toc, tout n' est que toc.
Le t.o.c c'est ce doute qui vous tiraille la conscience, le plus souvent dans l' urgence. Le plus souvent (et plus connu) est celui de la clé dans la serrure : Vous partez au boulot, fermez à clé machinalement mais 10 minutes après, vous vous demandez si vous avez bien fermé à clé et revenez pour rouvrir, vérifier que tout est en place et refermer cette fois ci pour de bon, la porte de votre logis, appartement, chambre...
C' est parce que l' action de fermer la porte est devenue tellement habituelle qu' elle est évacuée de notre conscience ou relégué à une action répétitive et basique enregistrée dans le fond de notre mémoire, là entre le quadrant Delta et la diagonale xy.
Après tout, nous faisons plein d' actions machinalement. Boire, pissouiller, mangeouiller, pourquoi un t.o.c n' en deviendrait il pas une nouvelle ?
Mais mes exemples cités ne tiennent pas vraiment non plus parce qu'ils sont guidés par le besoin. Le plus souvent on boit parce qu' on a soif (enfin on boit aussi pour le plaisir ou pour oublier), on mange parce qu' on a faim, qu' il est 15 heures de l' après midi et que la dernière fois qu'on a mangé de la journée c'était un pitoyable biscuit vers les 6h30, on pisse parce qu' on aimerait pas mourir de rétention urinaire comme Tycho Brahe, ce serait un peu con.
Mais peut être que le vrai problème ne se situe pas dans le fait d' avoir des t.o.c en lui-même , ça je pense c'est plus psychologique et rien que le fait de les reconnaître, de s' en apercevoir doit grandement aider.
Non, le vrai problème c'est cette assimilation du t.o.c comme habitude, ça dénote que la vie, les pressions de la vie prennent le pas sur nous.
Le doute, le stress, le boulot, la chute de cheveux, le fait qu'il n' y ait plus de petrol hann dans l' armoire de la salle de bain et autres choses dégradentes, qui pèsent sur nous et nous font douter même jusque dans certaines actions qui peuvent s' avérer vitales.
Ben oui parce que si je n' avais pas fermé ma porte, imaginons.
Ok je n' ai pas fermé ma porte ce jour là, je suis bourré de valium et je sors pour acheter... je sais pas moi, du pain.
Pas de pot, la loi de Murphy s' en mêle et le malheur tel un chien gratte à votre porte (ou votre paillasson).
Vous sortez, la porte est ouverte (mettons qu'elle s' entrouve, la fenêtre est ouverte, vous mettez votre linge a sécher), et on en profite pour vous piquer toutes vos affaires à ce moment là.
Bon ben là en rentrant vous êtes encore plus stressés que d' habitude, c' est dire.
Ce qui ajoutera des t.o.c qui ne s' en iront pas facilement.
Mais là, stop !
Si vous aviez fermés la porte machinalement comme d' habitude à clef et double tour, qui ne vous dit pas que ça serait finalement quand même arrivé ?
Sauf qu' au lieu d' avoir la porte en 1 seul morceau, là vous avez plein de morceaux de porte...
Alors bon, ne nous prenons pas toujours la tête et faisons en sorte que les ennuis, les tracas divers ne viennent pas de nous. Limitons les au maximum et essayons d' avoir la cool-attitude si possible. Et déjà comme ça, la vie nous montrera un peu plus de rayons de lumière que d' habitude.
Sauf qu'il pleut.
Ha ben oui mais là si j'y pour rien.
3 commentaires:
La solution existe!
Un jeune homme a inventé un système où un portable est branché au verrou de la porte. En cas de doute, tu l'appelle... bien sûr il ne répond pas. Mais il t'envoie un texto pour te dire si le dit verrou est fermé ou ouvert... c'est con mais c'est fou!
(cf SVJ du mois ^^)
Ouais mais un texto, ça te fait consommer des sms en trop...Donc tu perd du forfait et après t'es encore plus stressé quand tu vois qu'il ne te reste plus que 2 à 3 minutes de forfait huhu... :)
rrhha les minuteurs dans les chiottes, ça c'est mesquin. En plus, c'est anti-économique : supposons que t'aies pas bouffé de riz et que tu fasses ton affaire en 3 minutes, l'électricité brûle pour rien pendant 7'. Stupide.
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