27 octobre 2005

Memory days....

Profitant des vacances, j' en profite pour (me re)voir certains films. 2 à 3 films par jour c'est une bonne moyenne je trouve et encore, je devrais peut être plus travailler que flâner pour mon seul plaisir à regarder des films.
Depuis le début des vacances, j' ai pu ainsi (re)voir Zombie, Le monde de Nemo (!), Akira, Star Trek IV, Metal Hurlant (ce matin) et un épisode d' Au délà du réel, l' aventure continue.
Et comme je ne résiste pas à une rapide anecdote qui ferait
bondir la Fugitive sur ses pieds en me traitant d' iconoclaste invétéré, Le roi et l' oiseau est rangé dans mes K7 entre Metal Hurlant et Aeon Flux. Soit la Belle entre deux Bêtes. D' ailleurs le film d' Aeon Flux d' après la série animée (joli coffret hein ?) de Peter Cheung sortira en février 2005 avec Charlize Theron. Au vu des premières images, ça a l' air catastrophique. Dommage car le style graphique de l' affiche du film restituait bien l' ambiance de la série.

Sinon hier soir j' ai vu Radio Days (1987) de Woody Allen.




Film assez nostalgique qui voit le Woody s' effacer derrière la caméra ("chouette" s' extasieront certains et ils auront raison, Woody pouvant parfois user à la longue avec son jeu de névropathe dépressif, et c'est un fan qui le dit !) pour conter l' histoire d' une famille juive modeste vivant à Rockaway (un des quartiers de Manhattan, mais quand même assez loin en périphérie de la grosse pomme) pendant les années 40, avant et pendant la guerre. Une de ces nombreuses familles américaines comme les autres, ne possédant pas la télé, mais passant journées et soirées à l' écoute de la radio. La radio qui berce avec des feuilletons comme "le vengeur masqué" conté à l' antenne par Bill Baxter (excellent Jeff Daniels pourtant dans un rôle limité) ou les aventures de Sally (Mia Farrow, sublime) d' abord serveuse dans un restaurant puis chanteuse et speakerine à la radio pendant la guerre grâce à un mafioso ayant des relations (!). Les anecdotes des personnalités (fictives mais basées sur des vraies) qui parcourent le film sont légion ajoutant à la musique jazz et pop de l' époque, un charme imparable qui fait mouche. Sans compter la vie de la petite famille avec le gamin roux malicieux et blagueur, sorte de sosie de Woody en plus jeune, qui suit la radio jour après jour et ce plan final d' un chapeau qui dit au-revoir. Un bien beau film, qui a fait resurgir en moi d' autres souvenirs...

Une scène du film parle d'une petite Polly sous la mine, ce qui n'a pas été sans me rappeler l' histoire du gamin enfoui dans la mine dans l' armée des 12 singes de msieur Gilliam, vous vous rappelez ? J' avais peur qu'il y ait un truc du même genre. Et puis un clin d' oeil à l' invasion martienne de Wells à la radio dès le début du film, assez sympathique et goguenarde.

J' ai aussi un peu survolé le film vers la fin j' avoue, car il avait évoqué d' autres souvenirs en moi, impossibles à abandonner et que d' ailleurs je ne quitterais
pour rien au monde...

Celles de ces vacances "à la neige" (sic), soit en avril soit pour décembre, fêter Noël et parfois le nouvel an là-bas dans les Alpes au pied de nos montagnes.
Nos montagnes, mais depuis le temps qu' on y allait, j' avais largement eu le temps de m' approprier le lieu, tomber amoureux.
Apprécier pleinement, vertigineusement tout un village, les routes à explorer, les petits chemins, l' église, la bibliothèque, sa salle des fêtes et ses bars, restaurants et auberges, ses pistes de ski enneigées ou pas, la forêt et bien sur ses monts.

Nos journées étaient bien remplies : après le ski et/ou randonnée, n
ous revenions le soir à l' hotel (ou au châlet loué), nous enlevions nos bottes et Moonboots, la combinaison et nous mettions tout celà à sécher sur le radiateur ou sur le rebord de la fenêtre. Nous déambulions alors presque à poil, juste avec le t-shirt, slip et (nouvelles) chaussettes sèches.
Après, on se reposait, on lisait tout en écoutant la radio en léger fond sonore. A chaque fois nous prévoyions une dizaine de revues achetées à l' avance, un panel de l' actualité à la culture puis mentalement l' on se faisait nos revues de presse par compara
isons diverses.
Vers le coup des 19 h, alors que le soleil baissait à l' horizon et que le lieu devenait plus sombre, nous prenions alors un petit apéritif. Maman découpait de fines tranches de saucisson et les mettait sur de petites tartines (ou tranches de pain) déjà beurrées avec le verre de vin rouge qui accompagnait le tout.
Et toujours la radio en fond.
Ce n' était d' ailleurs pas la peine d' allumer la télé (quand il y en
avait une), il n' y avait (il y a --puisqu' il existe toujours--) que Patrick Sebastien et son cabaret alter mondialiste remplis de bourgeois qui s' ennuient dans leurs vies et même auraient pu bailler devant des spectacles de magie...Enfin d' illusion. Alors pourquoi allumer la télé ?

En plus il n' y a plus les Tex Avery (ou alors c'est pas mentionné sur le programme lors des fêtes) sur france 3 à cette période. Tout fout le camp.

Hier soir à 2 heures du matin, en me rappelant ses souvenirs sur fon
d de Scoot Walker et Frank Sinatra, j' avais envie de pleurer.

Pleurer devant une chose maintenant devenue impossible, un rêve parti en fumée voilà maintenant 3 ans.

Mes montagnes sont parties.




2 commentaires:

Anonyme a dit…

Je t'offre les miennes quand tu veux...
Je fais gîte d'étape très facilement ! 120 m2 de disponibles et le Géant de Pierre sur la ligne d'horizon.

Nio a dit…

Je crois que je ne dis pas non...

J' ai voulu t' appeler aujourd' hui.
Pas pu, pas eu ce courage et je n' étais (suis ?) pas non plus dans une bonne humeur adéquate.

Tu connais très bien ces accès d' insociabilité hé ! ;)

Dans tous les cas, faut que je tente, promis (et le phone et le séjour) !